En double démarche d’apostasie d’avec l’Eglise catholique et les Témoins de Jéhovah : l’Evêché de Lille plus rapide que les Témoins de Jéhovah du Nord.

décembre 24, 2011

Auteur en 2003 d’une thèse sur les Témoins de Jéhovah soutenue en Sorbonne, Philippe Barbey affirmait, à la page 127 du livre qu’il en a tiré,  » qu’on est toujours considéré comme Témoin de Jéhovah même lorsqu’on est excommunié. La preuve en est, précisait-il, que lorsque la personne est réintégrée, elle n’est pas rebaptisée 1″. Interrogée là-dessus, Madame D. exclue semble sceptique.  » Quand on est exclu, on est coupé de tout lien avec le groupe, on n’est plus considéré comme un membre à part entière. On est vouvoyé dès l’instant qu’on est exclu même si on fait appel, une procédure qu’on m’a indiquée. Il faut expédier un bref exposé des raisons pour lesquelles on conteste la décision. On n’est pas censé non plus nous délivrer de copie d’un registre de baptême qui n’existe que depuis 1999 2. Tout au plus est-on compté dans le rapport mondial comme sympathisant peut être. Mais considéré comme Témoin de Jéhovah lorsqu’on est exclue ça se saurait !

Un comportement choisi pour se faire exclure

« C’est vrai qu’on est vite pointé de l’index chez les Témoins de Jéhovah dès qu’on déroge visiblement aux normes du groupe. C’est parfois bien pratique « pour se faire mettre dehors » comme me l’ont confessé des ados et même des adultes en rupture de conformisme. Dans les faits, on est moins à l’aise cependant pour couper tout lien symbolique et définitif avec l’organisation. Alors qu’il suffit d’exhiber la cigarette ou de se faire une réputation de vagabondage sexuel par exemple et de continuer jusqu’à qu’on soit convoqué pour se faire exclure comme le disent les candidats à l’exclusion, il ne leur semble pas évident et facile pour autant d’expédier une lettre de retrait. Ça n’a pas bonne presse quand on se dissocie de l’organisation : si on a la  » honte d’être TJ » et qu’on veut se faire virer par sa conduite, ce n’est pas pour ça qu’on veut être apostat. A moins qu’on veuille avoir la paix définitivement. L’apostat c’est celui qui rentre en lutte contre l’organisation ou qui mine la foi des autres. On le reconnaît à ses doutes naissants. C’est au détour d’études universitaires dit-on qu’il commence à se poser des questions auxquelles les anciens ne lui apportent pas de réponses fondées. Il a du mal à se faire réintégrer s’il rédige une lettre pour revenir : il doit refréquenter les réunions où il entendra ânonner les mêmes réponses aux toujours mêmes questions, il devra se soumettre en fait et être assidu aux cinq réunions y compris à l’étude de livre mais pas dans un cercle privé. Il devra s’y rendre à la Salle. En fait il est déjà plus mal vu que quelqu’un qui a été exclu pour adultère car ce dernier est censé avoir succombé sans méchanceté. »

Revenir à ma tâche originelle

« Pour en venir à ma débaptisation chez les catholiques, tout est parti d’un site dédié à la question. J’ai voulu expérimenter la même démarche auparavant parmi les Témoins de Jéhovah. J’en ai profité pour demander au responsable de la congrégation qu’il me communique ma fiche d’activité et qu’il m’envoie photocopie de l’endroit où je figurais dans son registre. Il m’a répondu carrément à côté de la question quelques temps plus tard sur un vulgaire papier quadrillé. C’est pas clair ce que j’y ai vu. Sur la ligne du fameux registre où je figure, mon nom est barré, mais il est lisible. En mention à côté de celles de ma date de naissance, de baptême et de fonction, on a indiqué « renvoi ». J’ai demandé à une ex-Témoin qui avait aussi une photocopie du registre de son baptême si son nom était barré aussi. Non a-t-elle dit. Elle était en possession d’un courrier du Béthel très poli émanant du secrétaire de l’Association nationale JC PONS qui lui donnait de la considération chrétienne et lui souhaitait que les ministres religieux locaux fassent rapidement le nécessaire. J’émets deux hypothèses par conséquent pour m’expliquer cette différence de traitement : le surveillant-président qui m’a envoyé une attestation manuscrite de radiation, a fait soit un lapsus écrit en ce cas, il m’a rayée de sa liste pour en rajouter un peu plus. Là ce monsieur m’a « tuer » comme dans l’affaire d’Omar! C’est le cas de le dire. C’est comme si sur une liste de victimes du tsunami on avait barré les noms de ceux qui étaient morts, comme s’il ne fallait pas lire leur nom ! A moins qu’il m’est signifié que j’étais débaptisée pour me refaire venir à la tâche originelle du bon temps des cathos d’où il me renvoie ! Dans le premier cas au moins il y a des conséquences juridiques : j’avais demandé les traces de mon rapport d’activité de prédication et une trace d’enregistrement de mon appartenance, rien d’autre. On m’avait répondu écrit avec une patte de chat toujours sur du papier à deux sous quadrillé que ma fiche de proclamateur avait été détruite après mon exclusion et que je ne pouvais dès lors invoquer la loi Informatique et Liberté pour m’identifier comme « tiers » alors en droit de se faire communiquer des données nominatives. Cela dit, je le répète, je n’avais pas demandé ma débaptisation. On m’a donc débaptisée contre mon gré. Tant pis pour eux et tant mieux pour moi ! »

Mes étapes pour me débaptiser deux fois : le lièvre et la tortue

« Avec l’Eglise catholique il n’y a pas eu de temps mort ! Le 1 septembre 2004 j’envoyais cette lettre-type : «Ayant été baptisée en l’église de…, le.., sous le nom de ., je vous serais reconnaissante de bien vouloir porter sur le registre des baptêmes et en regard de mon nom la mention suivante: « a renié son baptême par lettre datée du …En effet, mes convictions philosophiques ne correspondent plus à celles des personnes, qui de bonne foi, ont estimé devoir me faire baptiser. Ainsi, vos scrupules de vérité, et les miens seront apaisés, et vos registres purs de toute ambiguïté. 3». La confirmation écrite m’est parvenue par retour de courrier de l’Evêché de Lille le 3 septembre ! J’ai reçu alors accusé de réception m’indiquant effectivement que baptisée le 6 avril 1958, Madame D.  » a fait acte d’apostasie et s’exclut par cet acte de l’Eglise Catholique.  » La pièce officielle frappée du sceau de l’Evêché de Lille me précise qu’il ne sera pas fourni de duplicata par la suite pour cet acte qui prend effet au 1er septembre 2004.

Ça n’a pas été le même son de cloche du côté des Témoin de Jéhovah. Par comparaison, partie le 3 juillet 2004, sur un papier de brouillon quadrillé, ledit ministre du culte des Témoins de Jéhovah atteste de son écriture manuscrite que Madame D. a bien été rayée du registre des baptêmes de sa congrégation et ce, en date de son excommunication. Certifiée conforme par lui-même. Mais pas de photocopie du registre de baptêmes de la congrégation locale des Témoins de Jéhovah. Sur ma relance, celle-ci me parviendra enfin le 20 décembre 2004 accompagnée d’un petit mot toujours de papier brouillon quadrillé de monsieur et de sa femme me priant de trouver photocopies des seuls éléments me concernant sur leur registre de baptêmes !

C’est vrai « personne n’est tenu de rester chez nous » avaient clamé les Témoins de Jéhovah en 1995 pour répondre aux accusations d’embrigadement portées contre eux. Pour dédramatiser le climat, les Témoins, de leur siège à Louviers, avaient, en effet, codifié la réponse à fournir sous forme d’un sketch mettant aux prises un maire et un proclamateur : « chez nous, il suffit de faire une lettre par laquelle on notifie son retrait. Ce n’est pas aussi simple de se faire radier des registres de l’Eglise catholique.4  » Messieurs les TJ partez les premiers ! »
1 Barbey P. Les Témoins de Jéhovah. Pour un christianisme original. L’Harmattan. Paris. 2003, p. 127.
2 Ce document sera destiné alors aux autorités de police pour contrôler la diffusion par voie publique des 12 millions de tracts Français on vous trompe . Sur leur lancée, les stratèges de leur organisation allaient pousser leurs fidèles de base vers une forme nouvelle de prosélytisme par colportage de publications dans les rues et sur les voies publiques. Le récépissé de colportage au nom de l’Association Cultuelle Les Témoins de Jéhovah de France signée par Jean Marie Bockaert fait référence à la loi de 1881.

3 Vivre Au Présent. B.P. 9223 Antigone Cédex Montpellier 34000 France http://www.chez.com/vap/info/debapt/letdebap.htm
4 Réunion de service semaine du 13 mars 1995. Démonstration

Les Témoins de Jéhovah aux Lions.

décembre 24, 2011

Aucune arme ni aucune langue n’aura de succès contre nous

« Ça ne vous aura pas échappé, nous ne sommes pas aimés. Nous en avons abondamment parlé depuis le début de cet après-midi, particulièrement avec le discours en quatre parties. Les vrais serviteurs de Dieu ont, de tout temps, subi de l’opposition, de la persécution, des difficultés. À titre d’exemple, voici ce qu’un auteur français a dit à propos des premiers chrétiens, et on ne pourra pas manquer de remarquer le parallèle entre ce qui se passait déjà au premier siècle et notre époque. L’ouvrage est intitulé Premiers chrétiens, premiers martyrs. C’est Pierre-Marie Beaude qui a écrit cela, je cite :

La foule détestait les chrétiens parce qu’ils vivaient autrement. Des fables se mirent à courir sur leur compte. Les accusations contre les chrétiens étaient graves : abolition de la cellule familiale par le fait de s’appeler frères et sœurs. En accusant les chrétiens de l’incendie de Rome en 64 qu’il avait provoqué, Néron exploite habilement leur mauvaise réputation. Les chrétiens servirent souvent de bouc émissaires. Pour la peste ramenée d’Orient quand les Germains passèrent le Danube. Il y eut aussi les crues du Tibre et bien d’autres catastrophes, à tel point que Tertullien s’est mis à en rire : « Le Tibre a-t-il débordé dans la ville, dit-il, le Nil n’a-t-il pas débordé dans les campagnes, aussitôt on crie : “Les chrétiens aux lions !” »

Voilà qui résonne, nous le disions, de façon assez similaire avec ce que nous connaissons aujourd’hui. Alors on disait à l’époque “Les chrétiens aux lions !” Mais c’est vrai que le principal responsable de notre situation est bien un lion. En I Pierre 5 : 8, nous rappelons que notre adversaire principal, le Diable, est comparé à un lion rugissant qui cherche à dévorer quelqu’un. Mais pourquoi le Diable veut-il absolument nous dévorer ? Qu’a-t-il contre nous ? En quoi est-ce que nous le gênons ? Est-ce que nous empêchons son monde de fonctionner ? Non, parce que nous ne sommes pas assez nombreux et que nous ne cherchons pas à renverser par nos propres forces le système. Que nous veut le Diable ? Pourquoi nous en veut-il à ce point-là ? Eh bien, un verset de la Révélation nous permet de répondre très facilement à cette question, c’est Révélation 12 : 17 que nous allons prendre ensemble. Le texte dit : « Et le dragon s’est mis en colère contre la femme, et il s’en est allé faire la guerre au reste de sa semence, ceux qui observent les commandements de Dieu et possèdent cette œuvre : rendre témoignage à Jésus. » Alors le Dragon, nous le savons, c’est une autre façon de parler du Diable, du lion rugissant. La femme, c’est l’organisation de Jéhovah et ceux qui représentent l’organisation de Jéhovah sur la terre, les membres oints, et leurs compagnons, les membres de la grande foule, ont cette œuvre : rendre témoignage à Jésus. Et si le Diable rugit, s’il cherche à dévorer les vrais serviteurs de Dieu sur la terre, c’est d’abord pour les empêcher de rendre témoignage à Jésus.

Donc ce que le Diable cherche d’abord, c’est à nous faire taire. Et pour cela, évidemment, il utilise les moyens qu’il a à sa disposition. Il utilise le monde, qui est son instrument. Il utilise la population qui habite dans le monde, qui peut être un instrument entre ses mains pour faire taire ceux qui proclament la bonne nouvelle. Et c’est à ce sujet que nous trouvons une pensée réconfortante, puisque depuis le début de la journée nous parlons de la délivrance, du fait que Jéhovah est capable, dans toute situation, de nous délivrer. Il l’a fait dans le passé, il l’a fait au premier siècle, il l’a fait à notre époque, il le fera dans l’avenir. Il est capable de nous délivrer de situations extrêmement difficiles liées à notre imperfection, de situations difficiles liées à notre système. Mais Jéhovah est également capable de nous délivrer des attaques du Diable visant à nous empêcher de proclamer la bonne nouvelle.

C’est pour cela que nous retrouvons cette promesse qui sert de mot-clé à ce discours, c’est le texte d’Isaïe 54 : 17 que nous pouvons considérer ensemble, s’il vous plaît, c’est une promesse que Jéhovah fait : « “Toute arme qui sera formée contre toi n’aura pas de succès, et toute langue qui se dressera contre toi en jugement, tu la condamneras. Voilà la possession héréditaire des serviteurs de Jéhovah, et leur justice vient de moi”, c’est là ce que déclare Jéhovah. » On a une note intéressante dans la Bible à référence pour l’expression “tu la condamneras”. C’est une expression que l’on peut également comprendre comme “tu la déclareras coupable”. Alors en quels sens aucune arme formée contre nous ne peut avoir de succès, en quel sens pouvons-nous condamner toute langue qui va se dresser contre nous ? Eh bien, c’est ce que nous allons examiner pendant quelques instants au cours de cet exposé.

Alors parlons tout d’abord des armes. Quelles sont les armes que le Diable utilise ou qu’il fait utiliser par les agents humains qu’il utilise pour nous faire taire, pour empêcher que nous prêchions cette bonne nouvelle ? Nous en avons parlé abondamment dans les discours précédents : l’interdiction, la persécution directe – parfois violente –, les camps de concentration, parfois également ce que la Bible appelle “le tourment par décret”, c’est-à-dire à des lois forgées par les hommes pour s’opposer directement à l’activité de prédication ou à d’autres activités liées. Donc des armes qui sont des éléments suffisamment forts pour pouvoir faire souffrir, physiquement, moralement, affectivement. On a cité des exemples dans les discours précédents là aussi.

On peut revenir sur quelques exemples, par exemple la Moldavie, l’année dernière, faisait l’objet de l’Annuaire. Vous avez certainement lu avec beaucoup d’intérêt ce qui est arrivé à nos frères de ce petit pays, ces frères qui ont subi la persécution tout d’abord du fascisme, avec Hitler, et ensuite avec le communisme. Les frères qui pendant des dizaines d’années – quasiment pendant soixante ans – ont été sous une forme ou sous une autre d’interdiction,qu’on a déportés, qu’on a renvoyés de leur emploi, qu’on a mis en prison. Dans La Tour de Garde également on a régulièrement des biographies qui racontent la vie de ces frères dont on a l’impression qu’ils ont passé presque toute leur vie entre la prison, la déportation, les camps de concentration, l’exil, etc. Et probablement comme moi vous vous êtes demandé : “Comment moi est-ce j’aurais réagi, j’aurais tenu dans des conditions aussi difficiles, séparé de ma famille envoyée à des kilomètres de chez moi, comment est-ce que j’aurais continué à prêcher, comment est-ce que je ne me serais pas laissé bâillonner ?”

Nous pouvons rappeler ce qui s’est passé au Malawi dans les années 60-70. Il y a eu une persécution d’une férocité, d’une cruauté que l’on a, là encore, rarement atteintes. Des sœurs ont été violées, des hommes ont été battus à mort, on a renvoyé des frères et sœurs de leur travail, des enfants ont été jetés hors de l’école, tout simplement parce que nos frères voulaient rester neutres sur le plan politique. Donc là aussi ça a été quelque chose d’extrêmement douloureux pour nos frères et sœurs et nous en avons probablement eu des échos qui nous ont fait souffrir à leur place.

Qu’est-ce qu’on peut dire de la France ? Le Vatican et la France

Qu’est-ce qu’on peut dire de la France ? Fort heureusement, du moins pour l’instant, nous ne connaissons pas ce genre de souffrance physique très brutale, très cruelle. Cependant, forcément, vous savez que nous subissons une forme de persécution, d’opposition, qui vise à nous faire taire. Et à ce propos, j’aimerais vous lire un message que le comité de la filiale veut nous transmettre et qu’il a fait transmettre à toutes les assemblées qui se tiennent dans notre pays au cours de cet été. Rappelant la situation qui existe dans notre pays sous le rapport de l’opposition, voici ce que les frères nous disent, je cite :

« Il y a tout juste vingt ans, en 1986, le Vatican publia un document intitulé “Le phénomène des sectes : un défi pastoral”. Pour lutter contre ce phénomène, on pouvait lire dans ce document : “Parfois, nous pourrions avoir à reconnaître et même à encourager des mesures radicales de l’État, agissant dans sa propre sphère.”

C’est à cette même époque que des associations de lutte contre les sectes, souvent soutenues par des prêtres ou des femmes connues pour leur engagement religieux, ont tenu des conférences pour lutter contre les Témoins de Jéhovah, et nous affubler du qualificatif de “secte dangereuse”. Ces personnes, engagées dans leur religion, ont par la suite été rejointes par des athées et des militants laïcs radicaux. Il a donc été possible de vérifier ce qui s’était passé au premier siècle, selon Luc 23 : 12, puisqu’il est dit qu’à cette époque Hérode et Pilate sont devenus amis, après avoir condamné Jésus, alors qu’auparavant ils étaient ennemis. De même aujourd’hui, des gens que tout oppose sur le plan social et religieux se sont unis pour nuire aux Témoins de Jéhovah, et donc l’histoire établira le rôle précis joué par les uns et les autres pour lutter contre la prédication du Royaume. Ces personnes sont parvenues à influence certaines sphères dirigeantes, au point de produire des rapports parlementaires auxquels on a voulu donner force de loi.

À plusieurs reprises, les adversaires ont dit leur intention de faire interdire l’association utilisée par les Témoins de Jéhovah de France. On a tenté d’entraver l’œuvre du Royaume en imposant des taxes discriminatoires et profondément injustes sur les offrandes recueillies par l’association “Les Témoins de Jéhovah”. On a tout fait pour empêcher la construction de salles du Royaume. Enfin, nombre de nos frères et sœurs ont connu et connaissent encore des brimades, tant du point de vue professionnel que familial, pour seul motif qu’ils servent Jéhovah.

Plus près de nous, pour rester dans le cadre de l’opposition dont nous sommes l’objet dans notre pays, voici ce qu’a écrit le 30 mai dernier la présidente de l’ADFI du Nord/Pas-de-Calais. Cette dame a cru bon d’écrire aux élus de la Région Nord/Pas-de-Calais pour empêcher la tenue de notre assemblée. Je vous cite un bref extrait de sa lettre, c’était beaucoup plus long et élaboré :

« Notre prestigieux stade Bollaert accueille demain mercredi les Bleus en préparation pour la Coupe du Monde. Il nous est impossible d’imaginer que les 21, 22 et 23 juillet prochains notre stade puisse accueillir pendant trois jours une secte qui se réunira, et sous son emprise, 20 000 de nos concitoyens. Non ! Nous ne pouvons pas accepter sans rien dire ni faire le rassemblement sectaire des 21, 22 et 23 juillet à Bollaert, et il est de notre devoir de citoyen de tendre la main et d’aider nos concitoyens de la prison sans barreau dans laquelle ils sont enfermés.»

Frères et sœurs, vous sentez-vous enfermés ? Eh bien, que cette dame le veuille ou non, elle saura que c’est Jéhovah qui décidera si cette assemblée ce tiendra, et s’il a décidé qu’elle se tiendra, rien ne pourra l’en empêcher. [Note : ce discours a été prononcé le 14 juillet, une semaine avant l’assemblée de Lens – qui a bien eu lieu !] (…) Donc tout ça pour nous rappeler que nous ne sommes pas à l’abri, et je pense que nous en sommes tous conscients depuis maintenant plusieurs dizaines d’années, d’attaques et d’armes qui sont formées contre nous dans le but, non pas de nous nuire individuellement, mais surtout de faire en sorte que la prédication de la bonne nouvelle soit entravée dans notre pays.

Alors parlons de la protection, puisque nous avons vu que Jéhovah a dit que toute arme formée contre nous n’aurait pas de succès. Est-ce ce que nous observons effectivement ? Eh bien pour revenir rapidement sur les deux exemples de la Moldavie et du Malawi, on s’aperçoit pour ce qui est de la Moldavie qu’après ces soixante années de persécution très dure, on enregistre aujourd’hui en Moldavie le taux de proclamateurs par habitant qui est l’un des plus élevé d’Europe. Les frères sont aujourd’hui plus de 18 000, ce qui représente un proclamateur pour 214 habitants, ce qui est bien supérieur à notre pays. Au Malawi, là où il y a eu cette persécution extrêmement cruelle et terrible pendant presque dix ans, eh bien les frères sont aujourd’hui plus de 65 000, avec une proportion d’un proclamateur pour 187 habitants, ce qui est là aussi remarquable. Voilà qui prouve que dans ce pays les armes formées pour faire stopper la prédication n’ont pas eu de succès, et que bien au contraire aujourd’hui des personnes très nombreuses entrent dans la bergerie de Jéhovah.

Alors il est difficile de dire, en ce qui concerne notre pays, ce que sera l’avenir, parce que nous sommes dans le combat actuellement, même si nous ne sommes pas brutalisés comme c’est le cas pour l’instant, nous sommes en plein dans les débats et dans les combats d’ordre juridique, mais nous devons nous attendre – et nous savons à quoi nous devons nous attendre – c’est qu’en dernier lieu c’est Jéhovah qui vaincra, même si entre temps il tolérera un certain nombre de situations difficiles.

Abordons maintenant l’autre aspect de la promesse que Jéhovah fait dans Isaïe 54 : 17 parce qu’il est aussi associé l’image de la langue, parce que Jéhovah promet que toute langue qui se dresserait contre nous au jugement nous la condamnerions, nous la déclarerions coupable. Alors quand on parle de langue, on peut parler de deux types d’attaques. Il peut y avoir des mensonges, des contre-vérités et il peut y avoir une autre façon d’utiliser la langue, c’est la moquerie, qu’on a évoquée tout à l’heure dans les discours précédents.

Et en avant les médias : les Témoins deviennent des assassins, des prévaricateurs, des bourreaux d’enfants, des hypocrites, des doucereux sanguinaires, voire des pédophiles.

Parlons tout d’abord des mensonges. Vous êtes certainement habitués aux mensonges qu’on entend un peu partout dans les médias : des fausses accusations, des contre-vérités grossières, des campagnes de dénigrement, de calomnie. Voilà encore un exemple concernant notre pays, sur un thème qu’on pourrait intituler “Un journaliste lucide” – il y en a. Voici ce qu’un journaliste a écrit. “Tous les journaux, tous les journalistes de France ont calomnié, inventé, calomnié encore et toujours, sous-entendent, insinuent à partir de rien du tout. Les malheureux Témoins de Jéhovah existent en France depuis plus d’un siècle, et d’un seul coup d’un seul à la naissance de l’ADFI et des Renseignements Généraux, ça y est, les Témoins deviennent des assassins, des prévaricateurs, des bourreaux d’enfants, des hypocrites, des doucereux sanguinaires, voire des pédophiles. Et en avant les médias ! Curieux, non ? En outre, bien qu’existant tranquillement depuis plus d’un siècle, les diverses et multiples associations qui les regroupent n’ont jamais été interdites. Encore plus curieux !” Ça fait quand même plaisir de savoir que notre situation, l’iniquité et l’injustice des attaques et des mensonges dont nous sommes l’objet ne passent pas totalement inaperçues aux yeux des gens qui observent la situation.

Mais comment condamnons-nous ces langues ? Comment faire pour déclarer coupables ces mensonges que l’on entend un peu partout sur nous ? Eh bien prenons deux versets, qui vont nous permettre d’élaborer une réponse : I Pierre 2 : 12. Ici l’apôtre Pierre donnait ce conseil aux chrétiens de son époque qui, eux aussi, subissaient de l’opposition et puis à qui on avait donné une réputation qui n’était pas très belle. Le conseil qu’il donne est celui-ci : « Ayez une belle conduite parmi les nations, pour que, là où elles parlent contre vous comme malfaiteurs, elles puissent, par suite de vos belles œuvres dont elles sont témoins oculaires, glorifier Dieu au jour de son inspection. » Donc la meilleure façon de condamner, de déclarer coupables les mensonges, les contrevérités, les calomnies dont on nous affuble, qu’on dit contre nous, c’est de garder une belle conduite.

C’est-à-dire qu’il ne s’agit pas de jouer un rôle, il s’agit d’être ce que nous sommes : des chrétiens avec des valeurs morales, une conduite absolument irréprochable du point de vue des lois de notre pays. Eh bien continuons. Continuons à être ce que nous sommes, à faire ce que nous faisons, à transmettre notre message, qui est un message de paix, qui fait du bien aux gens, qui leur donne une espérance, qui est un message qui sauve et, en temps voulu, les gens honnêtes – et même ceux qui ne le sont pas, d’ailleurs – lorsque Dieu viendra dans son inspection reconnaîtront que tous les mensonges et calomnies qui ont été proférées n’avaient pas lieu d’être, et donc déclareront coupables tous ces mensonges.

Donc il faut agir, avoir une belle conduite, et puis, parfois, il faut parler. C’est ce que dit Ecclésiaste 3 : 7, qui nous rappelle qu’il y a un temps pour tout, et notamment un temps pour se taire, un temps pour parler. Donc la belle conduite il faut la garder, mais il y a aussi des moments ou il faut savoir dire les choses. Et nous avons d’ailleurs avec Jésus un excellent exemple, parce que Jésus, bien souvent, n’a pas cédé à la provocation. Il n’a pas pris constamment le contre-pied de ce qu’on disait sur lui quand c’était complètement faux, mais quelquefois il a jugé utile de dire les choses telles qu’elles étaient et de rectifier les choses. Par exemple, à un moment donné il a été accusé de faire des œuvres de puissance par la personne de Belzéboub, du Diable et des démons, etc. Alors là, il ne pouvait pas laisser passer ça. Parce qu’effectivement il avait les œuvres, et il fallait que les choses soient claires et montrer que les choses qu’il faisait – les miracles – c’était par la puissance de Dieu qu’elles venaient. Donc là Jésus a parlé par un raisonnement, un exemple extrêmement frappant, il a renversé la situation et montré que ce qu’il faisait ne pouvait venir que de Dieu.

À un autre moment, quand il a été arrêté, Jésus s’est trouvé devant Caïphe et aussi devant le grand prêtre. Caïphe a voulu lui faire jurer qu’il était le Fils de Dieu. Alors si Jésus disait cela, c’était sûr qu’il signait son arrêt de mort. Mais Jésus a estimé qu’il ne pouvait pas se taire, parce que par là il aurait laissé entendre qu’il n’était pas le Christ, le Fils de Dieu. Il a parlé et dit ce qui était la vérité. Donc cela montre que parfois il nous faut faire connaître clairement la pensée de Dieu telle qu’il l’a fait connaître dans sa Parole.

Le comité de filiale, souhaite faire savoir

qu’il ne permettra pas par voie légale qu’on dise tout et n’importe quoi sur les Témoins de Jéhovah et fait connaître un certain nombre de

décisions qui ont été entreprises et de jugements qui sont tombés ces derniers temps

C’est ce qui se passe également dans notre pays, nous ne nous contentons pas de vivre paisiblement comme chrétiens, d’effectuer notre ministère, de nous réunir. Parfois aussi nous sommes obligés de nous défendre, de parler, de dire les choses telles qu’elles sont, de ne pas permettre – par la voie légale – qu’on dise tout et n’importe quoi sur les Témoins de Jéhovah et surtout sur le Dieu que nous servons, parce que c’est évidemment lui dont la réputation est entachée. Le comité de filiale, là encore, souhaite que je vous fasse part de ce message à propos, concernant un certain nombre de décisions qui ont été entreprises, de jugements, qui sont tombés ces derniers temps. Donc je cite.

Parfois, cette condamnation peut parvenir aux moyens de décisions de justice quand les juges sont destinataires d’informations vérifiées et non de rumeurs. Ainsi, en France, n’en déplaise à nos adversaires qui s’agitent beaucoup, le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative de notre pays, a jugé en juin 2000 que les associations locales pour le culte des Témoins de Jéhovah (donc il s’agit des associations utilisées pour nos salles du Royaume) étaient bel et bien des associations religieuses dont les activités ne troublent pas l’ordre public. Le premier décembre 2005, la cour administrative d’appel de Paris a jugé que les éléments d’information émanant des Renseignements Généraux ayant servi de base au rapport sur les sectes ne contenait que des informations succinctes et anodines sur les Témoins de Jéhovah. Qu’est-ce que cette déclaration du tribunal implique ? Que les Témoins de Jéhovah n’auraient jamais dû figurer sur une quelconque liste de sectes dangereuses.

Nous sommes reconnaissants à l’institution judiciaire qui, une fois informée de la réalité des faits, a su prendre des décisions conformes à la vérité. Et nous sommes également reconnaissants à l’État d’avoir mis en œuvre ces décisions.

Donc voilà là encore une manière efficace de déclarer coupable toute langue mensongère qui peut se dresser contre nous en faisant parfois appel à la justice, aux juges, qui sont informés de la réalité des choses.

Une autre façon dont le Diable utilise les langues contre nous : la moquerie. Et la moquerie fait mal. Parce qu’autant le mensonge parfois a quelque chose éloigné de nous – on raconte des mensonges sur l’ensemble des Témoins de Jéhovah, donc ça nous fait mal parce que c’est nos frères, c’est nous, c’est nos valeurs qui sont attaquées, et puis c’est Jéhovah – autant la moquerie nous concerne plus personnellement, c’est-à-dire qu’on va se moquer de nous, et ce sont souvent des gens qui sont proches de nous : notre famille, nos collègues, des camarades de travail, des voisins. Donc des gens qui sont dans notre proximité, qu’on côtoie peut être assez régulièrement, qui vont se moquer de nous. Alors à propos de quoi ils se moquent de nous ? Eh bien ils se moquent gentiment – ou moins gentiment – de notre mode de vie. Parce qu’on a un certain mode de vie, on respecte une certaine moralité qui, selon beaucoup de gens, est passée de mode. “Qu’est-ce que c’est que cette religion arriérée ?” On se moque de nous parce que nous croyons en Dieu, nous croyons en notre Créateur, alors que là aussi, “comment ne pas croire à l’évolutionnisme ?” On se moque de nous parce que nous attendons une intervention de Dieu, que nous disons que nous vivons le temps de la fin, alors que le système continue à fonctionner et que la science continue de proposer des solutions aux problèmes du monde – tout au moins des prétendues solutions. Il y a quantité de raisons pour lesquelles les gens autour de nous – et souvent des gens qui sont proches de nous – se moquent de nous et de la vérité, de ce que nous croyons.

Bon. On n’est pas les premiers, on le sait. On a évoqué tout à l’heure le cas de Noé. L’apôtre Pierre a rappelé que dans le temps de la fin, il y a un parallèle à faire avec le temps de Noé, il a parlé des moqueurs. Effectivement, Noé, on a bien dû rire de lui quand on l’a vu construire cette énorme arche au milieu de nulle part, y passer des dizaines d’années alors qu’il y avait probablement des tas de choses plus intéressantes à faire. Et puis ce n’était peut être pas dénué de tout danger parce que parfois la moquerie du départ va se transformer en menace. Or il y avait sur la terre des gens extrêmement violents, les Nephilim, et puis des gens qui étaient influencés par toute cette violence. Et donc c’était une moquerie qui était difficile, déjà parce qu’ils étaient peu nombreux à la supporter et qui pouvait vite dégénérer en choses plus graves.

On a aussi l’exemple de Lot. On se rappelle. Lot, lorsque les anges sont venus le chercher à Sodome pour lui dire : “Lot, il faut que tu t’en ailles, rassemble tous ceux qui sont là avec toi pour se sauver”. Lot a essayé de sauver des gens qui étaient quasiment de sa famille – ses gendres – puisque ses filles étaient promises à ces hommes-là. Et le texte dit que : « Lot passait aux yeux de ses gendres pour quelqu’un qui plaisante. » Ce n’est pas agréable quand on est dans ce genre de situation.

Et puis on peut aussi citer l’exemple de Jésus. Jésus, c’est un texte qu’on n’a pas souvent l’occasion de relever : Luc 16 : 14, on s’aperçoit aussi que Jésus a fait l’objet de moqueries. « Or les Pharisiens, qui aimaient l’argent, écoutaient toutes ces choses, et ils ricanaient à son sujet. » Et Jésus, en une autre circonstance, leur a dit, à ces Pharisiens, que tout homme avait des comptes à rendre sur ce qu’il dit, et les plaisanteries mauvaises, malsaines, insultantes qui étaient celles de ces chefs religieux, eh bien ils auraient à en rendre des comptes. Donc là aussi ce ne sont pas des situations qui ne nous sont pas tellement inconnues parce que tous autant que nous sommes, probablement, à un moment ou un autre nous avons subi la moquerie. Et cette moquerie a un seul et même but, toujours, celui de nous faire reculer, de nous faire taire. De mettre nos croyances, nos déterminations, la mission que nous avons, dans notre poche et puis faire profil bas pour ne plus entendre ces moqueries.

Mais Jéhovah l’a promis dans Isaïe 54 : 17, là aussi, cette parole nous pouvons la condamner ou la déclarer coupable. Comment ? Eh bien là aussi deux textes vont nous aider à y répondre : Matthieu 5 : 15 et 16, où Jésus nous a donné un conseil bien précis dans son sermon sur la montagne : « On allume une lampe pour la mettre, non pas sous le panier à mesurer, mais sur le porte-lampe, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes, pour qu’ils voient vos belles œuvres et rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux. » Donc le conseil est le même que celui qui est relatif au mensonge ou à la calomnie, c’est de continuer à faire briller notre lumière. Ne vous arrêtez pas aux moqueries, parce qu’on allume une lumière, non pas pour qu’elle n’éclaire pas, mais pour qu’elle éclaire. Et le but du Diable c’est de faire que cette lumière elle s’éteigne d’elle-même, que nous cessions de parler. Alors Jésus dit : « que votre lumière brille devant tous les hommes », y compris ceux qui sont proches de nous et qui pourront continuer à se moquer de nous.

Et une qualité va nous aider dans ce domaine. Cette qualité c’est celle qui est évoquée par Paul en Hébreux 11 : 7, et là nous retrouvons l’exemple de Noé : « Par la foi, Noé, après avoir été divinement averti de choses qu’on ne voyait pas encore, a montré une crainte de Dieu et a construit une arche pour sauver sa maisonnée et grâce à cette foi il a condamné le monde, et il est devenu héritier de la justice qui est selon la foi. » Nous retrouvons ici cette notion de condamnation. Comment Noé a-t-il pu condamner le monde de son époque ? Ce n’est pas lui qui a fait venir le déluge, ce n’est pas lui qui a fait en sorte que toute cette génération disparaisse, mais il l’a condamnée, nous dit l’apôtre Paul, grâce à sa foi.

De la même façon nous pouvons condamner le monde, condamner les moqueurs, grâce à notre foi. Pourquoi ? Parce que le fait que Noé était capable, comme on l’a mis en évidence ce matin, d’être juste, intègre et de marcher avec Dieu, prouvait que c’était possible, même s’ils n’étaient pas nombreux à le faire, c’était possible. Les exigences de Dieu n’étaient pas déraisonnables. De la même façon, vivre la vérité aujourd’hui, suivre le christianisme véritable tel que Jésus l’a enseigné, aujourd’hui, à notre époque, c’est possible. C’est possible sur le plan moral. C’est possible de croire que Dieu est le Créateur. C’est possible d’attendre l’intervention de Dieu pour être délivrés. Donc le fait que même si nous ne sommes pas nombreux sur la terre, proportionnellement parlant, le fait que nous soyons capables de vivre de cette façon, de suivre ces préceptes moraux, d’obéir à Dieu, condamne le monde. Parce que le monde ne peut pas dire : “ce n’est pas possible de vivre comme ça aujourd’hui, c’est n’importe quoi !” Si, c’est possible ! La preuve : il y a six millions de personnes qui sont capables de le faire dans le monde. Et donc par notre confiance en Dieu, par nos œuvres liées à cette confiance, eh bien nous condamnons le monde. Nous montrons que Dieu, le jour où il décide de détruire le monde, a raison de le faire, et que les hommes ne pourront pas dire : “c’était impossible de suivre ces préceptes, c’était trop difficile !” Si, c’est possible, et nous en sommes la preuve. Nous condamnons le monde, nous déclarons coupables ceux qui osent s’opposer ou se moquer du mode de vie de Jéhovah ou du message de prédication que nous faisons connaître.

Terminons avec la dernière partie de ce que dit Jéhovah en Isaïe 54 : 17, il dit quelque chose extrêmement encourageant pour nous : « voilà la possession héréditaire des serviteurs de Jéhovah. » Donc le fait que les armes formées contre nous n’aient pas de succès, et que toute langue qui se dresse contre nous nous la condamnions c’est, dit Jéhovah, “une possession héréditaire” pour nous. Le livre Prophétie d’Isaïe, à la page 27 du deuxième volume, dit ceci à propos de cette expression “possession héréditaire” : « Bien sûr, on a formé des armes contre eux, on en formera d’autres. Mais ces armes ne les ont pas anéantis. Elles ne les anéantiront jamais. Satan ne possède aucune arme capable de briser la foi et d’étouffer le zèle des oints et de leurs compagnons. La paix spirituelle est en effet la possession spirituelle des serviteurs de Jéhovah, si bien que personne ne peut la leur enlever de force. »

Donc, voilà ce qu’est cette possession héréditaire, c’est notre paix spirituelle, c’est cette conviction que rien ne pourra nous faire taire, rien ne pourra nous empêcher de continuer à parler de ce que nous croyons, de transmettre le message que Jéhovah nous a demandé de transmettre.

Un autre passage allant dans le même sens, qui est tout aussi encourageant pour nous, est évoqué dans le psaume 118 au verset 6. L’apôtre Paul, dans sa lettre aux Hébreux, en a repris l’idée principale. Nous lisons ceci : « Jéhovah est avec moi, je ne craindrai pas, que peut me faire l’homme tiré du sol ? » Alors “Jéhovah est avec moi”, c’est puissant comme idée, hein ? Si nous avons Jéhovah avec nous, il ne peut rien nous arriver. Mais la note en bas de page est encore plus intéressante parce qu’elle dit qu’on peut rendre cette expression par “Jéhovah est à moi”, ou Jéhovah m’appartient. Et là on retrouve cette notion de possession héréditaire. Nous possédons Jéhovah, en quelque sorte, c’est une image. Mais si Jéhovah est avec nous, si Jéhovah est à nous, qu’est-ce que Satan, qu’est-ce que ses agents humains, si puissants soient-ils, peuvent faire contre nous ? Rien ! Si Jéhovah a décidé que nous continuerons à prêcher, nous continuerons à témoigner malgré les armes, malgré les mensonges, malgré la moquerie, rien ne pourra l’empêcher. Et sur le plan collectif, et sur le plan individuel.

Vous savez c’est un petit peu – si on veut prendre une image – comme ces héros de bande dessinée à qui il arrive des tas d’aventures – Tintin, Lucky Luke, Astérix, c’est ceux de ma génération. Mais dès le début on sait qu’à la fin ils seront toujours vivants et qu’ils vont toujours s’en sortir et qu’ils vont réussir. Pourquoi ? Parce que l’auteur fera en sorte que malgré tout ce qui va leur arriver d’intéressant ou de dramatique parfois, de difficile au cours de leur aventure, ça se termine toujours bien.

Et là, celui qui écrit le scénario, eh bien c’est Jéhovah. Et Jéhovah, il veut que toute arme formée contre nous soit vouée à l’insuccès. Donc on n’a absolument rien à craindre. Jéhovah est avec nous, c’est notre possession héréditaire, c’est sûr, c’est nous qui gagnerons.

Alors ce qui va nous arriver entre temps, sur le plan individuel, eh bien on ne le sait pas, il peut nous arriver des tas de choses. Mais ce qui est sûr, c’est qu’à la fin, et collectivement et individuellement, ce sera nous qui sortirons vainqueurs de ce combat contre le Diable. Voilà la raison pour laquelle il nous faut continuer d’endurer, de faire confiance à Jéhovah, qui continuera à nous délivrer en ce temps de la fin, en attendant évidemment la délivrance définitive, parce que Jéhovah est notre possession héréditaire, si bien qu’aucune arme, soyons-en convaincus, aucune arme formée contre nous, aucune langue n’aura de succès contre nous.

Aucune arme ni aucune langue n’aura de succès contre nous

par David Splane, membre du collège central

Eh bien c’est un honneur, un privilège pour ma femme et moi d’être parmi vous, et j’aimerais vous transmettre l’amour du collège central. Le collège central vous aime beaucoup. Ils veulent que vous le sachiez.

  • Moscou. – Les autorités arrêtent 20 Témoins de Jéhovah qui observent le Repas du Seigneur.

  • Ouzbékistan. – Les Témoins de Jéhovah menacés d’emprisonnement, leurs femmes menacées de viol.

  • France. – Selon un rapport parlementaire, les Témoins de Jéhovah sont une secte dangereuse.

Pareilles manchettes sont de plus en plus courantes, de plus en plus fréquentes à notre époque. Et, frères et sœurs, il n’y a pas de quoi se surprendre. Après tout, Jésus avait dit que la persécution ferait partie du signe de sa présence et de la conclusion du système de choses. Jésus a dit : « Vous serez des objets de la haine de toutes les nations » – y compris la France – « à cause de mon nom. » Et ainsi en est-il.

Maintenant, c’est qui l’adversaire véritable ? C’est qui notre ennemi ? Peut-être qu’il nous effleure l’esprit de nom d’un individu, d’un personnage peut-être que vous vous dites : “Eh bien si seulement lui, ou si seulement elle pouvaient déménager – peut être au pôle Nord – là on serait tranquilles.” Mais est-ce vrai ? Qui est notre adversaire véritable ? Vous connaissez la réponse. I Pierre 5 : 8 nous la donne. Qu’est-ce qu’il dit, Pierre ? Il dit : « Restez dans votre bon sens, soyez vigilants. Votre adversaire, le Diable, circule comme un lion rugissant, cherchant à dévorer quelqu’un. » Qui est notre adversaire véritable ? C’est Satan le Diable. Et malheureusement, pour le moment, Satan ne déménage pas.

Maintenant, remarquez bien, on dit ici que le Diable circule “comme un lion rugissant”. Mais il y a une différence entre Satan et le lion. Après tout, un lion dévore une proie, et puis c’est fini. C’est évident que la proie a été mangée, dévorée. Tandis que Satan peut dévorer quelqu’un sans que la personne s’en aperçoive. Vous avez peut-être une étude biblique. La personne cesse d’étudier parce qu’elle a la crainte de l’homme. Peut-être qu’il y a de la pression de la part de la famille, des amis. La personne arrête d’étudier. Eh bien le lendemain elle s’en va travailler. Le soir, elle rentre à la maison, elle soupe. Le week-end, elle se distrait. Elle ne se rend pas compte que Satan l’a dévorée. Et pourtant, spirituellement parlant, il ne reste plus que les os.

Qu’en est-il de nous ? Oh, Satan il ne nous a peut-être pas dévorés. Mais est-ce que Satan est en train de nous grignoter les orteils un petit peu ? Par exemple, qu’allez-vous faire une fois que les sessions sont terminées aujourd’hui ? On va au restaurant, il y aurait peut-être la tentation de prendre le badge et de mettre le badge dans la poche pour pas que les gens sachent qu’on est Témoins de Jéhovah. Satan est en train de nous grignoter les orteils, attention ! Il ne faut pas céder à la crainte de l’homme.

Bien sûr la cible véritable de Satan le Diable ce n’est pas cet étudiant de la Bible. La cible véritable de Satan c’est le reste des oints. Et pourquoi ? Parce que selon Révélation 11 : 17, le reste des oints a reçu « l’œuvre de rendre témoignage à Jésus. » Et c’est l’œuvre, l’œuvre du témoignage, que Satan déteste. C’est l’œuvre qu’il veut arrêter. Voulez-vous frustrer Satan le Diable ? La meilleure manière de frustrer le Diable quand il intensifie la persécution, c’est d’intensifier vos efforts dans la prédication comme jamais auparavant. Plus Satan intensifie la persécution, plus nous intensifions la prédication. Ça c’est la réponse du peuple de Jéhovah à tous les efforts de Satan le Diable pour nous décourager.

Dans sa guerre, Satan se sert de deux outils principaux, et on peut lire au sujet de ces deux outils en Isaïe chapitre 54 le verset 17. Et cela constitue en quelque sorte le thème de notre discussion de cet après-midi. Isaïe 54 : 17, et là on cherche deux outils qu’utilise Satan le Diable – avec plus ou moins de succès. « Toute arme qui sera formée contre toi n’aura pas de succès, et toute langue qui se dressera contre toi en jugement, tu la condamneras. » Vous les avez vus, les deux outils ? Les armes et les langues. Des langues mensongères. Parmi les armes qu’emploie Satan le Diable contre nous, on peut citer l’interdiction de l’œuvre, des attaques par les foules et des camps de concentration. Et il faut dire que Satan n’a pas beaucoup de succès avec ces armes-là. Toutefois, il peut sembler parfois que Satan a le dessus. Que ceux qui sont rangés contre nous sont tellement forts, tellement puissants qu’il n’y a absolument rien qu’on puisse faire. Et en fin de compte, Satan échoue toujours. C’est la beauté de l’affaire, frères, parce que Jéhovah laisse croire à Satan qu’il va gagner. Oh, cette fois il va réussir ! Il pense que ça va marcher, ça va marcher ! À un moment donné ça échoue. Et Satan, il en est frustré. Satan, il en est enragé. C’est bien fait pour lui.

Jéhovah a promis que toute arme qui serait forgée contre nous n’aura pas de succès. Il a promis que toute langue qui se dressera contre nous en jugement vous la condamnerez. On vient d’entendre le discours en quatre parties qui a mentionné des exemples où des opposants échouaient dans leurs efforts d’intimider le peuple de Dieu, d’arrêter, de bloquer l’œuvre de prédication. On va prendre deux autres exemples.

Premier exemple : pendant soixante ans, les Témoins de Jéhovah de Moldavie ont souffert sous des régimes fascistes et communistes. Une arme que l’Union soviétique a employée, c’était celle de la déportation. Ils ont eu une idée géniale : on va prendre les Témoins de Jéhovah de Moldavie et d’autres parties de l’Union soviétique, et on va les déporter en Sibérie. Maintenant, vous voyez des photos à la télévision, vous voyez la Sibérie aujourd’hui, eh bien c’est pas mal ! Et c’est vrai qu’avec les changements de climat, ça paraît pas mal, la Sibérie. Mais je vous assure qu’il y a soixante ans, c’était tout différent. Il y a soixante ans, c’était pas rare que les températures de Sibérie descendent jusqu’à 50 ou 60 en dessous de zéro et que ça reste pendant des semaines et des mois. Ce n’était pas une région très hospitalière pour le peuple de Jéhovah. Et en déportant les Témoins de Jéhovah de Sibérie, l’objectif du gouvernement soviétique était de les décourager, c’était de les intimider, et c’était de les isoler. Mais qu’est-ce qui est arrivé ? À leur insu, en déportant les Témoins de Jéhovah en Sibérie, le gouvernement soviétique les a envoyés dans le territoire le plus fertile, le plus intéressant de toute l’Union soviétique. Et nos frères ils ont commencé à prêcher. Ils ont fait des disciples. Et beaucoup de familles russes sont d’origine sibérienne. C’est le gouvernement soviétique qui a subventionné la prédication en Sibérie.

Satan, il a dû voir ça. Il a été obligé de regarder ça. Comment pensez-vous qu’il se sent, Satan ? Vous ne pensez pas qu’il se sent un peu frustré de voir que ses meilleures armes ne fonctionnent jamais ? Que tout ce qu’il sort de son arsenal, Jéhovah le prend et le détourne contre Satan le Diable ? Aujourd’hui, quelle est la situation en Moldavie ? La proportion de Témoins de Jéhovah est de 1 pour 214 habitants du pays, c’est l’une des meilleures d’Europe. Et cela à la grande frustration de Satan le Diable.

Prenons un deuxième exemple. En raison de leur neutralité, les Témoins de Jéhovah au Malawi ont grandement souffert pendant les années 60-70. Et tout cela parce qu’ils ont refusé d’acheter une petite carte qui démontrerait leur adhérence à un parti politique. Pour les Témoins de Jéhovah, l’achat de la carte représentait la vente de leur neutralité chrétienne. Suite à cela, beaucoup de frères ont perdu leur emploi. D’autres ont été chassés de leur foyer, et des milliers, en fait, ont dû s’enfuir. Ils ont dû quitter le pays avec ce qu’ils avaient sur le dos comme bagages. Combien de victimes le Diable a-t-il réussi à dévorer ? Pas beaucoup. La vaste majorité des Témoins de Jéhovah est restée fidèle. Et quel a été le résultat ? Au Malawi, la proportion de Témoins de Jéhovah par rapport à la population est de 1 pour 115.

Quelle conclusion pouvons-nous tirer ? Les tactiques de Satan le Diable n’ont pas marché en Moldavie. Les tactiques de Satan le Diable n’ont pas marché au Malawi. Et les tactiques de Satan le Diable ne marcheront pas non plus en France.

Quelle beauté ! Quelle merveille de voir que l’organisation de Satan le Diable se désagrège devant ses yeux, son organisation s’en va, et Satan est tout à fait incapable de l’empêcher – tout à la gloire de Jéhovah.

Isaïe continue : « et toute langue qui se dressera contre toi en jugement, tu la condamneras. » Et là, Satan réussit un peu mieux. Parfois, Satan il a plus de succès avec les mauvaises langues qu’avec la déportation, la persécution et l’interdiction. Et en effet, les Témoins de Jéhovah, parfois, font l’objet de fausses accusations, de calomnies et de campagnes de diffamation. On accuse le peuple de Jéhovah de détourner les lois sur les impôts et de s’opposer au gouvernement. Ça ne nous surprend pas. Après tout, il y a 6 000 ans que Satan ment, et c’est pas surprenant que ses enfants mentent comme lui.

Mais comment pouvons-nous condamner ces attaques verbales ? La Bible dit que toute langue qui se dressera contre vous sera condamnée. De quelle manière ? Eh bien il y a plusieurs manières. Une façon est en laissant parler notre belle conduite. Et bien sûr, pour que les gens fassent la liaison entre notre conduite et les Témoins de Jéhovah, il faut bien qu’ils sachent qu’on est Témoins de Jéhovah, hein ? On ne peut pas cacher le fait qu’on est Témoin de Jéhovah, sinon les gens ils vont attribuer notre belle conduite à nous personnellement plutôt qu’à Jéhovah. Une autre façon, c’est d’intensifier nos efforts dans la prédication. Quand il y a de la persécution, vous frappez à la porte, vous regardez les gens directement entre les deux yeux, et vous dites : “Bonjour Madame, j’ai le privilège d’être Témoin de Jéhovah. J’en suis fier.” C’est de cette manière qu’on se présente. Et alors là les gens ils se demandent : “Pourquoi vous êtes fiers d’être Témoin de Jéhovah ?” Et là on peut leur répondre.

Une autre façon est de répondre à leurs fausses accusations. Parfois, c’est ce que nous allons faire. Pourquoi y a-t-il tellement d’opposition en certains endroits ? Eh bien, expliquez-moi pourquoi y avait-il tant d’opposition dans la ville de Corinthe ? Vous vous souvenez, quand Paul est arrivé à Corinthe, la Bible dit qu’il y avait beaucoup d’opposition. Pourquoi ? Le Seigneur l’a expliqué à Paul dans la nuit, dans une vision. Il a dit : « N’aie crainte, Paul, parce que j’ai beaucoup de gens dans cette ville. » Et souvent, frères et sœurs, là où il y a beaucoup d’opposition, c’est parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de gens qui s’intéressent à la vérité dans un pays. Parfois on entend des gens dire : “Oh, en France, il n’y a pas beaucoup d’intérêt, vous savez !” S’il vous plaît, frères et sœurs, ne sous-estimez jamais la bonne intention, la bonne foi des personnes de France. À chaque fois qu’on se rend en France, on a d’excellentes discussions avec les gens. Nous avons des nouvelles visites à l’aéroport Charles de Gaulle, et chaque fois que nous passons à Charles de Gaulle, nous faisons de nouvelles visites à des personnes, nous plaçons des publications, il y a une foule de braves gens en France. Et sans doute Satan est au courant et c’est pour cela qu’il intensifie ses efforts ici. Il ne faut pas permettre à Satan le Diable d’avoir le dessus. Et souvent, la meilleure manière de frustrer le Diable quand on est persécutés, c’est de prêcher, prêcher, prêcher la bonne nouvelle. Plus il intensifie la persécution, pour nous intensifions la prédication.

Devons-nous répondre à toutes les fausses accusations qu’on fait ? Pas toujours. Ça dépend. La Bible dit qu’il y a un temps de parler, et il y a un temps de garder le silence. Parfois les accusations sont tellement stupides que ça vaut vraiment pas la peine de répondre. Par exemple l’accusation que les Témoins de Jéhovah n’ont pas le droit de boire du Coca, qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse avec ça, hein ? Ça, une personne croit ça, franchement il n’y a pas d’espoir, hein ?

Mais oui, mais vous dites : “Si on ne répond pas aux accusations, qu’est-ce qui va arriver ?” Eh bien les gens qui connaissent bien les Témoins de Jéhovah ils sauront que c’est pas vrai. Eh oui, mais vous dites : “Ceux qui ne connaissent pas les Témoins de Jéhovah ?” Eux, de toute façon dans cinq minutes ils vont oublier l’accusation, ils vont passer à d’autres choses. Les gens ne retiennent pas vraiment ces accusations. Parfois, nos frères nos frères sont plus angoissés d’entendre des accusations que les gens du monde. Les gens du monde ils savent que tout ce que l’on voit dans les médias n’est pas vrai. Tout ce qu’on lit dans les journaux n’est pas vrai. Mais parfois nos frères prennent vraiment au sérieux les accusations. À l’heure actuelle, il y a une commission parlementaire qui fait des discussions, on peut prendre ça à la télévision. Est-ce que ça nous intéresse de regarder ça ? Est-ce que ça nous intéresse d’entendre des mensonges ? Pourquoi, pourquoi faire ça ? Ça va simplement nous décourager. Si quelqu’un écoute la télévision, il nous pose une question, eh bien on peut répondre aux questions que les gens nous posent. Mais on n’a vraiment pas besoin d’écouter tous les mensonges qu’on peut entendre à la télévision. Notre belle conduite peut parler plus fort, parfois, que les paroles.

À l’occasion d’une assemblée spéciale en 2001, une Française a passé dix jours à guider un groupe de Témoins de Jéhovah. Et à la fin de la visite, elle a avoué qu’elle n’avait pas été tellement enchantée d’être obligée de guider les Témoins de Jéhovah. Elle avait peur des Témoins de Jéhovah. Mais au bout de dix jours, elle est arrivée à connaître les Témoins de Jéhovah. Et qu’est-ce qu’elle a dit ? En parlant des médias et des politiciens, elle a dit : “Ils nous ont menti à votre sujet.” Les frères, ils n’avaient rien dit, mais c’est elle qui avait tiré cette conclusion.

Bien sûr, ça ne veut pas dire qu’on ne va jamais se défendre. Certaines personnes s’opposent à nous par ignorance, et parfois elles sont disposées à écouter, et si oui, ça nous fera plaisir de répondre à leurs questions. Il ne faut pas oublier une chose : l’apôtre Paul était un opposant à l’œuvre de Jéhovah à un moment donné. Et les opposants d’aujourd’hui peuvent très bien être les pionniers de demain. Est-ce que ça ne serait pas beau si certains de nos pieux opposants devenaient pionniers à un moment donné, et si ceux qui s’opposaient à nous disaient en quelque sorte : “Mais autrefois j’étais blasphémateur, j’étais insolent, j’étais pas correct dans mon raisonnement, mais là j’en suis venu à la raison” ? C’est arrivé à Paul, pourquoi est-ce que ça ne peut pas arriver à d’autres ? Nos opposants ne sont pas à craindre, frères et sœurs. Nos opposants sont à plaindre, parce qu’ils sont vraiment sur le mauvais chemin.

Il faut surtout ne jamais avoir honte de la bonne nouvelle. C’est ce que Satan veut. Il veut qu’on soit honteux d’être Témoin de Jéhovah. Eh bien non. Il faut être fier de ce privilège qui nous est accordé. Comme ces deux jeunes frères qui sont de la région parisienne, qui faisaient du témoignage dans la rue, tout dernièrement. Ils faisaient du témoignage, et à un moment donné un personnage très important de la ville les aperçoit. Et ce personnage descend de son automobile et il va voir les deux jeunes frères et il dit : “Vous, vous êtes Témoins de Jéhovah. Écoutez, je vais me tenir près de vous. Je vais rester planté ici jusqu’à ce que vous quittiez les lieux.” Et nos deux jeunes frères de répondre : “C’est bien ce que vous faites, Monsieur. Comme ça, tout le monde va savoir que vous approuvez les Témoins de Jéhovah, que vous êtes d’accord avec ce que font les Témoins de Jéhovah.” Voilà la meilleure façon de s’y prendre quand il y a de l’opposition. Ces deux jeunes frères sont fiers d’être Témoins de Jéhovah, et nous sommes fiers d’eux.

Il ne faut pas dire non plus que tous ceux qui sont dans le monde soient automatiquement contre les Témoins de Jéhovah. Il y a des gens sincères partout dans le monde. Et même dans les journalistes. Il y a eu par exemple il y a pas longtemps la fameuse assemblée de Lens. Et il y a eu beaucoup de publicité, beaucoup de débats, beaucoup de discussions au sujet de Lens. Mais qu’est ce qui est arrivé à cause de cela ? Une publicité magnifique. Une publicité qu’on n’aurait jamais eue si ce n’était de cette opposition. Une fois de plus, les armes de Satan le Diable ça ne marche pas comme il veut.

Par exemple Le Monde du 24 juillet publie un excellent article, très équilibré, au sujet des Témoins de Jéhovah. Et entre autres, qu’est-ce que dit Le Monde ? “Dans la plupart des litiges, les tribunaux donnent raison aux Témoins de Jéhovah.” Et tout l’article était très beau. Tout l’article était favorable.

Un autre reportage. En parlant de l’assemblé de Lens : « Environ 10 000 adeptes des Témoins de Jéhovah se sont retrouvés vendredi pour le premier jour de leur assemblée régionale annuelle, en présentant le visage lisse après le débat sans le caractère sectaire du mouvement. Dans leurs habits du dimanche, les fidèles arrivent en famille, munis d’une glacière, tous badgés”. Et là qu’est-ce qu’il dit, le journaliste ? “Il n’y a pourtant rien de choquant à voir à l’intérieur. Des fidèles, assis à l’ombre dans deux des quatre tribunes, écoutent des conférences qui se succèdent à un pupitre pour éclairer un aspect de la foi des Témoins. Au programme : comment s’assurer une vie de famille heureuse, et comment les jeunes peuvent résister aux attraits d’une conduite immorale.”

Ce n’est pas nous qui avons écrit ça. Ce sont des journalistes qui sont allés voir. Pourquoi sont-ils allés voir ? À cause du débat, à cause de ce que Satan le Diable a essayé de faire. Ils sont allés voir, et ils ont fait un reportage vraiment favorable. Un autre. En décrivant encore l’assemblée : « Près du couloir d’ordinaire réservé à l’entrée des joueurs, deux piscines sont déjà prêtes à célébrer des dizaines de baptêmes par immersion des futurs adeptes. Midi sonne. Le stade se vide. Les pelouses bordant l’enceinte sont envahies. La plupart pique-niquent. Les glacières sont de sortie. Comme Philippe et Isabelle venus de l’Oise avec leurs deux enfants. Sur leur chemise, le badge mauve du rassemblement. Un message dessus : “La délivrance approche !” » On ne peut pas payer pour avoir une telle publicité. Voilà une autre. “10 000 Témoins de Jéhovah dans une église à ciel ouvert.”

Et la dernière, je l’ai sauvée – la meilleure en dernier – c’est un communiqué de presse qui a été publié par le Syndicat Action Police. Et qu’est-ce qu’ils disent au sujet des Témoins de Jéhovah ? Je cite : “Les Témoins de Jéhovah sont des citoyens respectueux des lois républicaines. II n’y a aucun critère dans leur vie de tous tes jours qui permet de les classer secte” estime Michel Thooris, secrétaire général du syndicat Action Police CFTC “ils ne créaient aucun trouble à l’ordre public. Ils travaillent, paient des impôts, participent au développement économique de notre pays et font des dons à des associations caritatives. Le mélange de ces personnes issues de toutes les races et de toutes les origines se rassemblant dans la paix fait plaisir à voir.” Je vous assure, ce n’est pas nous qui avons écrit ça ! “Nous n’avons jamais constaté lors de leurs rassemblements, même si l’on remonte très loin dans le temps, la moindre bagarre ou altercation qui auraient justifié notre intervention Si tout le monde était Témoin de Jéhovah, nous policiers, nous serions au chômage.” Qu’est-ce que vous pensez qu’il pense de cela, Satan le Diable ? Que ça doit être frustrant ! Que ça doit être frustrant !

Les moqueurs, c’est pas nouveau. À l’époque de Noé il y avait des gens qui se moquaient, et on peut presque les entendre. “Eh Noé, il y a longtemps que tu parles du déluge. Il y a cinquante ans que tu parles du déluge, hein ? Mon père était petit tu parlais du déluge. Il n’y a pas de déluge. Quand est-ce que ça va venir, Harmaguédôn ?” Non, non – déluge. Eh bien oui, les moqueurs. Et puis les fidèles n’étaient pas nombreux : au nombre de huit. Ça fait même pas une étude de livre aujourd’hui. On se moquait de Noé. Mais ce n’était pas facile pour lui. Après tout, il avait un papa. Le père de Noé est mort cinq ans avant le déluge. Est-ce que Lamek a appuyé Noé ? On ne sait pas. Que dire de son grand papa, Methoushélah ? Il est mort l’année même du déluge. Mais la Bible ne dit pas qu’il est mort dans le déluge, hein ? Est-ce que Methoushélah il a appuyé Noé ? On l’ignore. Noé avait une maman. Et il avait des frères et sœurs. Est-ce que certains d’entre eux étaient en vie à l’époque du déluge ? Si oui, eh bien ils ont péri. Le fait d’être apparentés à un Témoin de Jéhovah, ça ne les a pas sauvés. Et si oui, on peut s’imaginer l’émotion de Noé et de sa famille quand la pluie a commencé. Ah oui, les moqueurs, les moqueries, ça n’a pas duré longtemps.

Qu’est-ce qui a permis à Noé de survivre au déluge ? L’apôtre Paul répond en Hébreux chapitre 11 et le verset 7. Tout au début, on lit : « Par la foi. » Donc c’était un élément – Noé il avait la foi. « Par la foi, Noé, après avoir été divinement averti de choses qu’on ne voyait pas encore, a montré une crainte de Dieu et a construit… » C’était pas simplement le fait d’entendre l’avertissement. Mais c’était le fait d’agir en conséquence. Oui, on a tous entendu l’avertissement. Il y a longtemps qu’on entend l’avertissement. Mais est-ce qu’on agit ? C’est ça la question qui se pose. Eh bien, comme Noé, nous avons l’assurance de la protection de Jéhovah. Il faut être convaincus que Jéhovah va nous protéger quand le temps de la fin de ce système de choses arrive.

Que dire de Lot ? On s’est moqué de Lot, ça c’est bien indiqué dans la Bible. Il a essayé d’avertir ses futurs gendres de la destruction de Sodome et Gomorrhe. Ils croyaient qu’il plaisantait. Ils souriaient. Mais la destruction de Sodome et Gomorrhe a essuyé le sourire de leurs lèvres. C’était sérieux, cet avertissement. Ils n’ont pas pris l’action qui s’imposait. Jésus était méprisé par les chefs religieux de son époque. Ils l’ont calomnié. Ils l’ont condamné. Ils l’ont méprisé. Jésus nous a donné un bon exemple. Vous vous souvenez de ce qu’il a dit dans Matthieu 12 : 36 ? Il a dit que ces moqueurs, ces chefs religieux, ils auraient à rendre des comptes au jour du jugement. Ah ! ça c’est quelque chose ! Parce que le jour du jugement aux jours de Jésus, c’était pour quand ? C’était loin, hein ? C’était pour des millénaires. Jésus était consentant d’attendre à ce que Jéhovah porte le jugement. Jésus n’insistait pas qu’il soit justifié tout de suite, qu’il soit justifié devant les yeux du monde tout de suite. Il était prêt à patienter. Il était prêt à attendre.

Et c’est la même attitude que vous et moi nous devons adopter. Ah, parfois les moqueurs ils se moquent longtemps. Il faut être prêts à supporter leurs moqueries jusqu’à ce que Jéhovah mette fin à leurs moqueries. Maintenant, quel était le résultat ? Est-ce que tous ces chefs religieux étaient méchants ? Que dit la Bible ? Après la Pentecôte, qu’est-ce qui s’est passé ? La Bible dit qu’une grande foule de prêtres obéirent à la parole. Donc peut être certains prêtres qui s’étaient moqués de Jésus, certains qui avaient méprisé Jésus. Tous n’étaient pas méchants. Et tous nos opposants ne sont pas nécessairement méchants. Parfois, ils sont mal orientés, mal guidés.

Lisons pour la dernière fois aujourd’hui Isaïe 54, et cette fois-ci la dernière partie du verset 17. Il dit : « “Voilà la possession héréditaire des serviteurs de Jéhovah, et leur justice vient de moi”, c’est là ce que déclare Jéhovah. » Voilà le secret de supporter les armes de Satan. Voilà le secret de supporter les langues mensongères. Nous sommes dans la possession héréditaire de Jéhovah. C’est quoi cette possession héréditaire ? Le paradis spirituel. Et tant que nous sommes dans le paradis spirituel, tant que nous sommes dans l’endroit secret du Très-Haut, ces moqueries, ça nous fera rien, parce que nous serons en paix. Il faut prier Jéhovah, il faut supplier Jéhovah pour avoir la paix face à ces moqueries.

Savez-vous, frères et sœurs, quand on supporte ces persécutions, ces moqueries, ces langues mensongères, vous savez ce que ça procure ? I Pierre 4 : 14. C’est beau ce verset. I Pierre 4 : 14 dit : « Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’esprit de gloire, oui l’esprit de Dieu, repose sur vous. » Frères et sœurs, sans l’esprit de Jéhovah, on serait jamais dans la possibilité de supporter les moqueries, les persécutions, les épreuves. Et le fait qu’on les supporte, et le fait que vous continuiez à les supporter, c’est la preuve que l’esprit de Jéhovah repose sur nous. Jéhovah ne peut mentir. Jéhovah a fait une promesse solennelle : « Toute arme qui sera formée contre vous n’aura pas de succès, et toute langue qui se dressera contre vous en jugement, vous la condamnerez. » Alors, confiez-vous en Jéhovah. Demeurez dans le paradis spirituel. Craignez Dieu et non les hommes. Et demeurez en vie.

B179-Derniers avertissements de Jésus-Christ à Son Eglise (1).

décembre 18, 2011

Article de Henri Viaud-Murat.

Jusqu’au dernier moment, le Seigneur Jésus désire avertir Son Eglise, concernant ce qu’elle doit faire pour être prête à être enlevée.

L’une des erreurs les plus tragiques, dans les assemblées chrétiennes, consiste à affirmer que tous ceux qui font profession d’être Chrétiens seront automatiquement enlevés lorsque le Seigneur Jésus viendra chercher Son Epouse.

Cette erreur vient déjà du fait qu’il n’est souvent fait aucune distinction entre ceux qui ont reçu le salut par la repentance et la foi en Jésus, d’une part, et ceux qui font partie de l’Epouse du Seigneur Jésus, d’autre part.

Pour recevoir le salut, il n’y a pas d’autres conditions que de se repentir de ses péchés, et de recevoir le Seigneur Jésus comme son Sauveur et Maître.

Pour faire partie de l’Epouse du Seigneur Jésus, il faut, en outre, être baptisé d’eau et d’Esprit.

Dans l’un et l’autre cas, tous doivent rechercher la sanctification, et persévérer jusqu’au bout dans la sanctification. Mais il est clair que ceux qui sont baptisés d’eau et d’Esprit peuvent recevoir une pleine mesure de la grâce de Dieu, alors que ceux qui n’ont pas obéi aux premiers commandements du Seigneur ne peuvent prétendre à cette pleine mesure.

Tous les membres de l’Epouse sont donc sauvés, mais tous ceux qui sont sauvés ne font pas partie de l’Epouse de Jésus-Christ.

C’est pour cette raison qu’il y a plusieurs demeures dans la Maison du Père et que, dans l’éternité, après le Jugement Dernier, il y aura trois lieux distincts: la Nouvelle Terre, le Nouveau Ciel, et la Jérusalem Céleste.

Ces trois lieux correspondent aux trois divisions du Temple de Jérusalem: la Nouvelle Terre correspond au parvis extérieur, le Nouveau Ciel correspond au Lieu Saint, et la Jérusalem Céleste correspond au Lieu Très Saint.

Cette distinction se retrouve aussi dans la composition tripartite d’un être humain, doté d’un esprit, d’une âme et d’un corps.

Le salut est accordé à tous sur la seule base de la grâce de Dieu, reçue par la foi, en raison des seuls mérites du Seigneur Jésus.

La position finale de tous les sauvés, dans l’éternité, dépendra du degré de la grâce divine accordée par le Seigneur à l’humanité, au cours des diverses étapes de son histoire.

Depuis la création de l’homme, on peut en effet constater que le Seigneur S’est révélé de plus en plus profondément à l’humanité. C’est, finalement, avec la venue du Seigneur Jésus que l’humanité a pu bénéficier de la perfection de la révélation divine, ainsi que de la perfection de la grâce de Dieu.

Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1: 16-17).

La nouvelle alliance dans le sang de Jésus est infiniment meilleure que l’ancienne alliance conclue avec le sang des taureaux et des boucs!

Il est donc clair que les hommes qui ont vécu avant la manifestation de Jésus-Christ n’ont pas bénéficié de la même grâce que celle dont nous pouvons bénéficier, en tant que disciples du Seigneur Jésus.

Les patriarches Abraham, Isaac et Jacob ou, plus tard, le Roi David, ont tous bénéficié de la grâce du Seigneur, pour recevoir le pardon de leurs péchés, et être déclarés justes par la foi en l’Eternel leur Dieu.

“Car que dit l’Ecriture? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. Or, à celui qui fait une oeuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due; et à celui qui ne fait point d’oeuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice. De même David exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice sans les oeuvres: Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés sont couverts! Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché!” (Romains 4: 3-8).

L’imputation de la justice de Dieu ne peut jamais être accordée que par la grâce, et ne peut être reçue que par la foi. Tous ceux qui ont été déclarés justes par la grâce et par la foi, depuis le début de l’humanité, ont donc tous reçu le pardon de leurs péchés. Ils ont tous bénéficié par anticipation du sacrifice expiatoire futur qui allait être accompli par le Seigneur Jésus.

Tous ceux qui ont reçu le pardon de leurs péchés, et qui ne sont pas morts dans leurs péchés, sont donc entrés dans la vie éternelle. Ils ne seront pas jugés avec les impies.

Ils n’ont donc pas simplement reçu le pardon de leurs péchés. Mais ils sont nécessairement tous passés par une nouvelle naissance spirituelle.

Leur esprit est passé par une régénération. Car, sans cette régénération, nul ne peut entrer dans le Royaume éternel de Dieu. Le Seigneur Jésus a dit:

“En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau” (Jean 3: 5-7).

On ne peut certainement pas imaginer qu’Abraham, déclaré juste devant Dieu, ait simplement reçu le pardon de ses péchés, sans passer par une nouvelle naissance spirituelle!

S’il n’était pas passé par une nouvelle naissance spirituelle, il n’aurait certainement pas eu accès au Royaume de Dieu après sa mort.

On peut donc affirmer cette grande vérité: tous les justes de tous les temps ont reçu, uniquement par la grâce et par la foi, le pardon de leurs péchés. En outre, ils sont tous, nécessairement, passés par une nouvelle naissance spirituelle, afin d’être qualifiés pour entrer dans le Royaume éternel de Dieu.

Quelle différence y a-t-il donc entre tous ces justes apparus avant la venue de Christ, et les justes qui font partie de l’Eglise de Jésus-Christ?

Sur le plan du pardon des péchés et de la nouvelle naissance spirituelle, il n’y a aucune différence entre eux. Tous les Chrétiens aussi doivent recevoir le pardon de leurs péchés par la grâce et par la foi. Tous passent aussi par une nouvelle naissance spirituelle, sans laquelle ils ne peuvent entrer dans le Royaume éternel de Dieu.

Toutefois, les Chrétiens bénéficient d’une grâce supplémentaire, dont ne bénéficiaient pas les justes des époques précédentes: par leur pleine connaissance de l’oeuvre de Christ à la croix, les Chrétiens peuvent obtenir une pleine victoire sur le péché, et marcher par l’esprit sur cette terre.

En marchant par l’esprit, les Chrétiens peuvent donc atteindre un niveau de sanctification pratique que les justes de l’ancienne alliance ne pouvaient absolument pas obtenir.

Tout particulièrement, aucun des justes de l’ancienne alliance n’a reçu la grâce de pouvoir être en permanence rempli du Saint-Esprit! Une telle grâce était réservée à l’Eglise de Christ.

Si nous examinons en détail la vie de nombreux justes des époques qui ont précédé la venue de Jésus-Christ, nous constatons que certains épisodes de leur existence ont été carrément sordides, mais que Dieu leur a fait grâce, selon la lumière qu’ils avaient reçue, et parce qu’ils se sont repentis de leurs péchés.

Si, aujourd’hui, nous constations qu’un Chrétien se comportait comme Abraham, qui, par crainte d’être mis à mort, a laissé Pharaon prendre pour femme son épouse Sara, tout en acceptant du souverain de somptueux cadeaux, nous serions profondément choqués!

Que dire du Roi David, qui a fait tuer à la guerre le mari de sa maîtresse, sans manifester le moindre signe de repentance, avant que le prophète Nathan ne vienne lui révéler son péché!

Aujourd’hui, nous serions horrifiés de voir un Chrétien se comporter de cette manière!

Que dire aussi de Moïse, meurtrier d’un Egyptien, ou de Samson, oint de l’Eternel, et pourtant grand amateur de prostituées et de femmes étrangères? Que dire de Jacob le polygame, ou de Salomon et de ses mille épouses et concubines?

Pourtant, à cause de la dureté de leur coeur, Dieu leur a permis des choses qu’Il ne permet absolument plus aujourd’hui à l’Eglise de Jésus-Christ!

Cela signifie que tous ces saints du passé ne bénéficiaient pas d’une plénitude de la grâce divine, contrairement à l’Eglise de Jésus-Christ. Notre responsabilité, en tant que Chrétiens, est donc beaucoup plus grande aussi!

Il sera beaucoup demandé à ceux qui auront beaucoup reçu!

Ce que le Seigneur demande donc à Son Eglise, c’est de s’emparer de tous les moyens de grâce qui sont à présent à sa disposition, afin de lui permettre de faire partie de cette glorieuse Epouse de Jésus-Christ.

Le Seigneur vient enlever une Epouse digne de Lui! Il fera “paraître devant Lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible” (Ephésiens 5: 27).

Aucun des saints de l’ancienne alliance n’a pu bénéficier d’une telle grâce, même s’ils ont tous pu bénéficier du pardon de leurs péchés et de la nouvelle naissance.

Il est donc clair que les Chrétiens qui n’auront pas saisi tous les moyens de grâce que leur offre le Seigneur, afin qu’ils fassent partie de l’Epouse de Christ, ne pourront pas être enlevés à la rencontre du Seigneur dans les airs.

Ces Chrétiens négligents ou ignorants ne perdront pas leur salut, mais ils ne seront pas jugés dignes de faire partie de l’Epouse de Christ. Cette dignité ne sera aucunement le produit de nos oeuvres. Mais elle sera reçue, là encore, par la grâce et par la foi. Elle sera le fruit d’une obéissance de coeur à la volonté du Seigneur.

Quels sont donc les premiers commandements que le Seigneur Jésus adresse à Son Eglise, commandements qu’Il n’a pas adressés aux saints de l’ancienne alliance?

Le Seigneur Jésus demande à Son Eglise, non seulement de se repentir et de l’accepter comme Sauveur et Seigneur, mais Il lui demande aussi d’être baptisée d’eau et d’Esprit, afin de lui permettre de marcher dans une pleine sanctification, et de se préparer pour l’enlèvement de l’Epouse.

“Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit” (Matthieu 28: 18-20).

“Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu. Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit. Alors les apôtres réunis lui demandèrent: Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël? Il leur répondit: Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre” (Actes 1: 3-8).

L’Eglise primitive attachait une importance extrême à obéir à ces deux premiers ordres du Seigneur Jésus! Tous les nouveaux convertis étaient baptisés d’eau dans les minutes ou les heures qui suivaient leur conversion. Tous étaient également exhortés à recevoir aussitôt le baptême de l’Esprit, et tous le recevaient par la foi.

Le baptême d’eau représente notre mort et notre résurrection en Christ. Le baptême de l’Esprit nous est accordé pour manifester concrètement cette mort et cette résurrection en Christ dans tous les domaines de notre vie pratique.

Tous les Chrétiens nés de nouveau sont nés de l’Esprit et ont le Saint-Esprit. Mais tous ne sont pas remplis, ou baptisés, de l’Esprit! Dieu donne Son Esprit à ceux qui Le demandent (Luc 11: 13) et à ceux qui Lui obéissent (Actes 5: 32). Le Seigneur veut que nous désirions ardemment être remplis de Son Esprit, et être toujours plus remplis. Il veut aussi que nous croyions qu’Il nous remplit de Son Esprit quand nous le Lui demandons de tout notre coeur.

Ceux qui ne sont pas remplis à déborder du Saint-Esprit ne pourront pas tenir en ces temps d’intense séduction. Souvenons-nous des vierges folles!

Tous les Chrétiens de l’Eglise primitive étaient donc pleinement équipés, dès leur conversion, pour qu’ils puissent poursuivre leur vie chrétienne dans les meilleures conditions.

C’était cet équipement spirituel qui devait leur permettre de persévérer dans les activités fondamentales de leur vie chrétienne, afin d’atteindre le moment béni de l’enlèvement de l’Epouse.

Tous n’ont pas persévéré jusqu’au bout, mais tous pouvaient le faire.

Après le discours de l’apôtre Pierre, le jour de la Pentecôte, voici ce qui est écrit:

“Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous? Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant: Sauvez-vous de cette génération perverse. Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières” (Actes 2: 37-42).

Toutes les conditions, non seulement pour être sauvé, mais aussi pour appartenir jusqu’au bout à l’Epouse de Christ, sont réunies dans ce passage: repentance, foi en Jésus, baptême d’eau, baptême de l’Esprit, et persévérance dans la voie de la sanctification, dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.

Les Chrétiens qui obéissent par la foi à tous ces commandements du Seigneur, et qui persévèrent ainsi dans la foi, jusqu’à leur mort, ou jusqu’au retour du Seigneur, peuvent être assurés de faire partie de l’Epouse de Christ, et d’être enlevés à Son retour!

Que nul ne se laisse donc séduire, en s’imaginant qu’il sera enlevé, s’il n’obéit pas aux premiers ordres que le Seigneur leur adresse: être baptisé d’eau et d’Esprit, et persévérer jusqu’au bout dans la sanctification!

Non, le Seigneur n’enlèvera pas des Chrétiens qui refusent de Lui obéir, que ce soit par ignorance ou par incrédulité! Ils pourront toujours être sauvés, s’ils ne meurent pas dans leurs péchés, mais ils ne feront jamais partie de l’Epouse de Christ!

Quelle sera donc la destination finale des saints et des justes, dans l’éternité?

Tous ceux qui ressuscitent, à des moments distincts, mais avant le Millénium, bénéficient de la “première résurrection”. Tous ceux-là participeront aux noces de l’Agneau, soit en tant qu’Epouse, soit en tant qu’amis de l’Epoux, et règneront avec le Seigneur sur la terre du Millénium.

Quels sont ceux qui bénéficient de cette “première résurrection”? Ce sont:

– Les saints qui sont ressuscités au moment de la mort de Jésus (Matthieu 27: 52-53). Ils sont toutefois restés trois jours dans leurs tombes, dont ils ne sont sortis qu’après la résurrection de Jésus. Le Seigneur devait en effet être le premier à sortir de la tombe.

– Le Seigneur Jésus Lui-même, ressuscité trois jours et trois nuits après Sa mort.

– L’Epouse de Christ, qui ressuscite juste avant son enlèvement (1 Cor 15: 51-54 et 1 Thess. 4: 13-18). Les morts en Christ ressuscitent les premiers, et “nous les vivants”, sommes changés en un clin d’oeil.

– Les deux témoins de l’Apocalypse, qui exerceront leur ministère pendant la seconde moitié de la Tribulation de sept ans (Apoc. 11: 3-12).

– Les saints de l’ancienne alliance, qui ressuscitent à la fin de la Tribulation (Apoc. 11: 17-19). Il faut en effet que ces saints ressuscitent pour participer aux noces de l’Agneau, en tant qu’amis de l’Epoux (Jean 3: 29).

– Tous les martyrs de tous les temps, depuis Abel jusqu’aux martyrs de la Tribulation (Apoc. 20: 4).

A la fin du règne millénaire du Seigneur Jésus sur la terre actuelle, interviendra le Jugement Dernier, et la fin du monde présent. Tous ceux qui auront refusé la grâce de Dieu seront jetés pour l’éternité dans l’étang de feu et de soufre, qui est la seconde mort. Mais tous les justes qui n’auront pas bénéficié de la première résurrection ressusciteront alors pour la vie éternelle.

Parmi ces justes figureront par exemple tous ceux qui auront été sauvés pendant le Millénium, ou les Chrétiens des temps passés qui seront morts sauvés, mais sans être baptisés d’eau et d’Esprit.

“Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu” (Apoc. 20: 15).

Dieu manifeste alors un nouveau ciel et une nouvelle terre. Puis il fait descendre sur cette nouvelle terre la Jérusalem Céleste, qui est à la fois l’Epouse de Christ et la demeure de l’Epouse. Il est écrit, à propos de cette Cité Céleste:

“Je ne vis point de temple dans la ville; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau. Les nations qui auront été sauvéesmarcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit. On y apportera la gloire et l’honneur des nations. Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge; il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau” (Apoc. 21: 22-27).

Cette Jérusalem Céleste est réellement le Lieu Très Saint de l’éternité. Le Seigneur S’y manifeste directement à Son Epouse. Il n’y a point de temple dans cette ville, car Dieu est Son Temple Vivant.

Seuls entreront dans cette Jérusalem Céleste, pour y demeurer en permanence, ceux qui sont écrits dans le Livre de Vie de l’Agneau.

Il faut donc distinguer le Livre de Vie, dans lequel sont inscrits tous les sauvés, et le Livre de Vie de l’Agneau, dans lequel sont inscrits ceux qui font partie de l’Epouse de l’Agneau.

Les saints qui composent l’Epouse de Christ demeureront donc dans la Jérusalem Céleste, Lieu Très Saint de l’éternité.

Les saints de l’ancienne alliance demeureront dans le Nouveau Ciel, Lieu Saint de l’éternité. En effet, Apoc. 11: 19 nous révèle qu’il existe un Temple de Dieu dans ce Nouveau Ciel, contrairement à la Nouvelle Jérusalem, et que ce Temple comporte une arche de l’alliance divine. C’est ce Temple céleste et cette arche de l’alliance céleste que Dieu avait voulu représenter dans le Temple terrestre de Jérusalem, ainsi que dans l’arche terrestre.

Cette référence à un Temple et à une arche de l’alliance concerne directement les saints de l’ancienne alliance.

Les autres saints demeureront sur la Nouvelle Terre. Ce sont eux qui constitueront les “nations qui auront été sauvées.”

Quels sont donc ceux qui composeront ces “nations qui auront été sauvées”? Il s’agit de tous ceux qui auront hérité du salut par la foi, depuis le début de la création de l’homme, mais qui ne font pas partie de tous ceux qui ont bénéficié de la première résurrection, notamment les saints de l’ancienne alliance, et les saints qui composent l’Epouse de Christ.

Aujourd’hui, le Seigneur voudrait que tous ceux qui ont reçu Jésus-Christ comme leur Sauveur et Seigneur fassent aussi partie de l’Epouse de Christ. Mais il n’en sera pas ainsi. Nombreux seront les Chrétiens qui ne seront pas enlevés, et qui devront traverser la Tribulation. Ils seront alors pourchassés par l’Antichrist (Apoc. 12: 13-17).

Tous ceux d’entre eux qui n’accepteront pas la marque de la Bête, et qui n’adoreront pas l’image de la Bête, seront mis à mort au cours de la première moitié de la Tribulation (Apoc. 13: 15-17). Ils seront sauvés au travers du feu de la Tribulation, alors qu’ils auraient pu, s’ils avaient obéi complètement à leur Seigneur, être enlevés et faire partie de Son Epouse.

C’est pour cette raison que le Saint-Esprit, en ces temps si proches de l’enlèvement de l’Epouse, oeuvre avec puissance dans le monde entier, d’une part pour faire entrer dans le salut de Christ tous ceux qui n’y sont pas encore entrés, et, d’autre part, pour inciter tous les Chrétiens qui n’ont pas encore obéi à Christ à être baptisés d’eau et d’Esprit, afin de n’être ni oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ.

C’est cette exhortation que l’apôtre Pierre donnait déjà à tous les Chrétiens: tout faire pour rechercher activement la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur!

“Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur! Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C’est pourquoi, frères,appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée. Voilà pourquoi je prendrai soin de vous rappeler ces choses, bien que vous les sachiez et que vous soyez affermis dans la vérité présente. Et je regarde comme un devoir, aussi longtemps que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par des avertissements, car je sais que je la quitterai subitement, ainsi que notre Seigneur Jésus-Christ me l’a fait connaître. Mais j’aurai soin qu’après mon départ vous puissiez toujours vous souvenir de ces choses” (2 Pierre 1: 1-15).

L’Eglise a déjà reçu tout ce qui contribue à la vie et à la piété! Que personne donc ne néglige cette surabondance de grâce que nous pouvons avoir en Jésus-Christ!

Nous avons la Bible et le Saint-Esprit! Nul n’a plus aucune excuse à être dans l’ignorance ou dans la désobéissance!

Fuyons donc toute forme de corruption qui existe dans ce monde! Faisons tous nos efforts pour rester au bénéfice de cette grâce, en laissant le Saint-Esprit produire en nous ce fruit abondant de l’Esprit, qui affermira notre vocation, et nous assurera une pleine entrée dans la Jérusalem Céleste!

B181-Derniers avertissements de Jésus-Christ à Son Eglise (2).

décembre 18, 2011




Quel amour manifeste toujours le Seigneur Jésus envers Son Eglise, pour l’avertir de ce dont elle doit se repentir!

Le Livre de l’Apocalypse est réellement le Livre de la fin des temps. Il comprend 22 chapitres. Les trois premiers chapitres sont consacrés aux derniers avertissements de Jésus-Christ à Son Eglise. Les trois derniers chapitres sont consacrés au Millénium, après le retour de Jésus-Christ sur cette terre pour y régner, puis à la situation des rachetés pendant l’éternité.

Tous les autres chapitres intermédiaires sont consacrés exclusivement à ce qui se passe, dans le Ciel et sur la terre, pendant la Tribulation.

D’ailleurs, l’Eglise n’est mentionnée que dans les trois premiers chapitres, puis au terme de la tribulation, quand il est parlé, à la fin du chapitre 19, des noces de l’Agneau, et du retour du Seigneur Jésus sur la terre, en compagnie de tous Ses saints.

La raison en est simple: l’Eglise véritable, l’Epouse du Seigneur Jésus, n’est pas concernée par la période de la Tribulation. L’Epouse doit être enlevée juste avant le début de cette Tribulation, l’enlèvement devant d’ailleurs marquer le point de départ de cette Tribulation.

Il est bien mentionné, au chapitre 12, “ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus-Christ”:

“Quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté l’enfant mâle. Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent. Et, de sa bouche, le serpent lança de l’eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l’entraîner par le fleuve. Et la terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche. Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus” (Apoc. 12: 13-17).

Ceux “qui gardent le témoignage de Jésus” ne font pas référence à l’Eglise du Seigneur. Mais il s’agit soit de ceux qui se sont convertis pendant la Tribulation, soit de tous les Chrétiens qui auront négligé de se préparer à l’enlèvement, et qui voudront ensuite rester fidèles au Seigneur, en refusant de prendre la marque de la Bête et de l’adorer comme Dieu.

Tous ceux-là seront pourchassés par le grand dragon. Ils seront préservés au maximum pendant trois ans et demi. Mais tous ceux qui seront pris, et qui refuseront la marque de la Bête, seront exécutés (Apoc. 13: 15-17).

Au début du chapitre 4 de l’Apocalypse, juste après les derniers avertissements de Jésus-Christ aux sept Eglises, il est écrit ceci:

“Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette, et qui me parlait, dit: Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Aussitôt je fus ravi en esprit” (Apoc. 4: 1-2).

Bien-aimés, c’est exactement ce qui va se passer au moment de l’enlèvement, sauf que l’Epouse ne sera pas enlevée en esprit, mais dans son corps ressuscité!

“Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles” (1 Thess. 4: 15-18).

Cet “enlèvement” en esprit de l’apôtre Jean préfigure donc l’enlèvement de l’Epouse de Christ, juste avant la Tribulation.

Cette préfiguration de l’enlèvement doit donc nous pousser à accorder la plus extrême importance aux derniers avertissement que Jésus-Christ adresse à Ses Eglises!

Ces sept Eglises décrites dans les trois premiers chapitres de l’Apocalypse représentent toutes les églises de toutes les époques et de tous les lieux, tout au long de l’histoire de l’Eglise, depuis la Pentecôte, et jusqu’à l’enlèvement.

Si le Seigneur a voulu prendre ce soin extrême à avertir Ses Eglises, c’est qu’Il veut manifestement que toutes soient enlevées, et que personne ne soit laissé en arrière.

Ceux qui seront laissés en arrière seront donc ceux qui auront négligé de tenir compte des avertissements du Seigneur, quand ces avertissements les concernaient.

Sur les sept Eglises, il y en a deux auxquelles le Seigneur n’adresse aucun reproche. Mais il y en a quand même cinq auxquelles le Seigneur adresse des reproches.

Ces reproches représentent tout ce qui peut nous faire passer à côté de l’enlèvement. Ils décrivent donc tout ce que le Seigneur considère comme vital pour pouvoir être enlevé.

Le plus important, pour nous, n’est donc pas de savoir ce que le Seigneur approuve, mais ce qu’Il désapprouve.

Il est bon de recevoir les approbations et les encouragements du Seigneur, quand Il n’a rien à nous reprocher. Mais il est encore meilleur, pour nous qui sommes les membres de l’Eglise du Seigneur, de savoir si le Seigneur a quelque chose à nous reprocher. Car cela nous donne l’occasion de nous repentir et de nous mettre en règle!

On peut donc être infiniment reconnaissants au Seigneur pour Son Amour pour nous! Car, dans cet Amour infini, Il ne veut pas nous laisser dans l’ignorance!

Nous pouvons donc compter sur l’Amour du Seigneur, pour qu’Il nous fasse toujours savoir, d’une manière ou d’une autre, ce qu’Il peut nous reprocher. Car Il ne veut pas que nous périssions dans la Grande Tribulation, mais Il veut que nous soyons enlevés, pour participer aux noces de l’Agneau!

Il est donc bon, dans un premier temps, de voir en détail ce que le Seigneur reproche à ces cinq Eglises. Puis nous verrons, à titre d’encouragement, ce qu’Il dit aux deux Eglises fidèles, qui représentent les Chrétiens fidèles de tous les temps.

Message du Seigneur à l’Eglise d’Ephèse:

Quelques décennies après la glorieuse Eglise d’Ephèse, à laquelle Paul écrivait son épître aux Ephésiens, nous pouvons constater que cette église avait dangereusement rétrogradé.

“Ecris à l’ange de l’Eglise d’Ephèse: Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or: Je connais tes oeuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les oeuvres des Nicolaïtes, oeuvres que je hais aussi. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu” (Apoc. 2: 1-7).

Le Seigneur commence par souligner tout ce qu’Il trouve de positif dans cette église. Aujourd’hui, aux yeux de beaucoup de Chrétiens, les qualités de cette église en feraient sans doute une église modèle. Le Seigneur ne met en lumière aucun péché ni aucune fausse doctrine. C’est une église active, qui sait discerner le mensonge et les faux apôtres. C’est une église qui hait aussi les oeuvres des Nicolaïtes.

“Nicolas”, en grec, signifie “vainqueur du peuple” ou “destructeur du peuple.” Le nom “Balaam,” en hébreu, a sensiblement la même signification, “celui qui détruit le peuple.”

Les “Nicolaïtes” étaient donc sans doute des gens qui se prétendaient Chrétiens, mais qui enseignaient à mettre des pierres d’achoppement devant les Chrétiens fidèles, à l’image de Balaam qui, ne pouvant maudire Israël, a enseigné à Balak de quelle manière il pourrait attirer le jugement de Dieu sur Son peuple, en les séduisant et les poussant à la fornication avec des femmes étrangères.

L’Eglise d’Ephèse haïssait les oeuvres des Nicolaïtes, ce que le Seigneur met à son crédit.

Toutefois, le Seigneur adresse à cette belle église un reproche d’une gravité extrême à Ses yeux: elle a abandonné son premier amour. Nous pourrions dire qu’elle a abandonné son “amour premier” pour le Seigneur. Ses oeuvres ne sont plus le fruit d’un amour profond et sincère, mais elle est tombée dans une sorte de routine spirituelle.

Tout ce que nous faisons pour le Seigneur doit être le produit de notre amour suprême pour le Seigneur, parce que nous savons qu’Il nous a aimés le premier.

Paul nous rappelle que “la foi est agissante par l’amour” (Galates 5: 6). C’est l’amour de Christ en nous qui rend notre foi “puissamment efficace.” Et c’est ce premier amour que l’église d’Ephèse avait perdu.

Le Seigneur l’appelle avec tendresse à se repentir et à se relever d’où elle est tombée. Il l’avertit aussi que si elle ne se repent pas, Il ôtera Son chandelier du milieu d’elle.

Le chandelier symbolise la présence et l’onction du Saint-Esprit. L’Eglise véritable est aussi appelée le chandelier. Si le Seigneur ôte ce chandelier, cela signifie que la présence du Saint-Esprit se retirera de cette église, et que les véritables Chrétiens finiront aussi par la quitter.

Elle ne deviendra qu’une coquille vide, pieuse et belle d’apparence, mais ayant renié ce qui faisait sa force spirituelle.

Voici ce que le Seigneur dit ensuite à la seconde église à laquelle Il adresse un reproche:

“Ecris à l’ange de l’Eglise de Pergame: Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë, à deux tranchants: Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure. Mais j’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrassent à l’impudicité. De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit” (Apoc. 2: 12-17).

Cette église demeurait dans une ville où Satan lui-même avait son trône! Son environnement spirituel devait donc être très pesant. Pourtant, cette église est demeurée fidèle au Seigneur, même au milieu de la persécution.

Toutefois, le Seigneur lui reproche de ne pas avoir extirpé de son sein certains partisans de la doctrine des Nicolaïtes ou de Balaam. Elle a donc accepté certains compromis avec la Vérité. Elle n’est plus soucieuse de se conserver parfaitement pure devant le Seigneur.

Le Seigneur l’appelle donc à la repentance, et l’avertit que, si elle refuse de se repentir, Il viendra combattre Lui-même les coupables avec l’épée de Sa bouche, et “trancher dans le vif” de ce qui représente pour Lui une abomination.

Apparemment, ce qui est grave aux yeux du Seigneur ne l’est pas toujours pour tous les Chrétiens. Seuls ceux qui L’aiment d’un amour ardent savent que le Seigneur recherche avant tout la sainteté dans la vie de Ses enfants. Et cette sainteté se traduit nécessairement par la haine de tout péché et de tout compromis avec Sa Parole, en demeurant pour cela dans Son amour et Sa compassion.

Le Seigneur s’adresse ensuite à une autre église qui n’est pas irréprochable:

“Ecris à l’ange de l’Eglise de Thyatire: Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain ardent: Je connais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs oeuvres. Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres. A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau; seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne. A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l’étoile du matin. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises!” (Apoc. 2: 18-29).

Voici encore, selon toute apparence, une belle et bonne église! Le Seigneur reconnaît volontiers ses oeuvres, son amour, sa foi, son fidèle service, sa constance, et ses dernières oeuvres plus nombreuses que les premières.

Mais le Seigneur a quelque chose contre cette église: elle laisse une femme, Jézabel, enseigner la doctrine des Nicolaïtes, afin de pousser les serviteurs de Dieu à se livrer au compromis, à l’adultère et à l’impudicité.

Dès que nous acceptons des compromis avec la pure Parole de Dieu, nous tombons dans l’impudicité spirituelle, et nous commettons un adultère spirituel. Ensuite, le pas est vite franchi, entre l’impudicité et l’adultère spirituels et l’impudicité et l’adultère physiques.

Là encore, le Seigneur appelle les fautifs à la repentance, et les avertit du jugement à venir, s’ils ne se repentent pas.

C’est pourquoi, au jour du jugement, toute bouche sera fermée! Car personne ne pourra reprocher au Seigneur de ne pas l’avoir averti! De tous temps et en tous lieux, l’Esprit a parlé aux églises. Ceux qui ne se sont pas repentis sont donc toujours ceux qui n’ont pas voulu se repentir, et leur jugement sera juste.

L’église suivante est celle de Sardes, chez laquelle le Seigneur relève sans doute le moins de points positifs.

“Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes: Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes. Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises!” (Apoc. 3: 1-6).

Cette église passe pour vivante aux yeux du monde, mais, aux yeux du Seigneur, elle est morte! Toutefois, quelques braises couvent encore sous les cendres moribondes. Cette église a encore en son sein quelques croyants qui n’ont pas souillé leurs vêtements, et qui sont dignes de marcher avec le Seigneur en vêtements blancs.

Le Seigneur, comme toujours, appelle cette église à la repentance. Sinon, Il l’avertit qu’Il viendra comme un voleur, et qu’elle ne saura pas à quelle heure Il viendra sur elle.

Cet avertissement est clair: les Chrétiens de cette église qui doivent se repentir, et qui ne le feront pas, ne seront pas enlevés.

Voici ce que dit l’apôtre Paul aux Chrétiens fidèles:

“Pour ce qui est des temps et des moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront: Paix et sûreté! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur; vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres. Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit. Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et ayant pour casque l’espérance du salut. Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ, qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui” (1 Thessaloniciens 5: 1-10).

Les Chrétiens fidèles, qui ne dorment pas spirituellement, ne seront jamais surpris comme par un voleur! Le Seigneur les trouvera prêts à partir avec Lui quand Il viendra les chercher!

Les Chrétiens fidèles sauront donc toujours à quelle heure le Seigneur viendra les prendre! Pourquoi donc? Parce qu’ils sont prêts à partir à toute heure! Pour eux, toute heure peut être celle de l’enlèvement! Ils ne seront donc pas surpris quand l’enlèvement se produira, même s’ils n’en savent ni le jour ni l’heure!

Le Seigneur S’adresse ensuite à la dernière église à laquelle Il adresse des reproches:

“Ecris à l’ange de l’Eglise de Laodicée: Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises!” (Apoc. 3: 14-22).

Cette église de la fin est certainement la plus pitoyable sur le plan spirituel: elle est devenue tiède. Elle se croit riche, et pense ne manquer de rien, mais elle ne se rend même plus compte qu’aux yeux du Seigneur, elle est “malheureuse, misérable, pauvre, aveugle et nue”!

Le Seigneur est même prêt à la vomir de Sa bouche! Mais Il l’aime toujours. Il l’appelle donc à se repentir et à réformer ses voies. Sinon, elle n’entendra plus la voix du Seigneur, qui frappe pourtant à sa porte, et elle ne jouira plus de Sa communion.

On peut remarquer qu’il y a une progression dans la déchéance spirituelle de ces cinq églises qui ne satisfont pas pleinement le Seigneur.

Tout commence invariablement par la perte du premier amour. Puis cela se poursuit toujours par l’acceptation du compromis spirituel. Et cela se termine inéluctablement par l’extinction de la flamme du Saint-Esprit et la tiédeur spirituelle.

Dans tous les cas, ces cinq églises ne peuvent espérer faire partie de l’Epouse pure, sainte, parfaite, sans ride ni tache, qui sera enlevée à la rencontre du Seigneur.

Mais le Seigneur ne veut pas laisser ces églises dans leur état spirituel lamentable. Il vient à elles avec amour, met en lumière ce qui doit être changé, et les appelle à se repentir. Mais Il les avertit aussi toujours du jugement qui suivra tout manque de repentance.

Le Seigneur ne prend jamais plaisir à la mort du pécheur. Mais Il l’avertit et le pousse à la repentance, afin qu’il puisse participer pleinement à la bénédiction.

Jusqu’au dernier moment, le Seigneur parlera donc aux Chrétiens qui ne seront pas prêts à être enlevés. Au moment de l’enlèvement, tous ceux qui resteront, et qui devront traverser les horreurs de la Grande Tribulation, sauront qu’ils avaient été avertis par le Saint-Esprit, et regretteront amèrement de ne pas avoir écouté ces avertissements. Mais, hélas, il sera trop tard!

Ile ne perdront pas nécessairement leur saut, s’ils ne prennent pas la marque de la Bête. Mais ils seront pourchassés et persécutés. Et tous ceux qui refuseront d’adorer la Bête et de prendre sa marque, seront mis à mort. Ils feront partie des innombrables martyrs de la Tribulation. Ils seront sauvés comme au travers du feu. Mais ils auraient pu éviter de subir ces terribles épreuves et de traverser une telle détresse!

Aujourd’hui encore, si vous lisez ces lignes, et si vous savez que vous êtes concernés par ces derniers avertissements du Seigneur à Ses églises, ne fermez pas vos oreilles ni votre coeur, mais sachez que vous pouvez encore vous repentir, reprendre la main que le Seigneur vous tend, et être prêts pour Sa venue proche!

Sur les sept églises qui représentent les églises de toutes les époques, deux ne font l’objet d’aucun reproche de la part du Seigneur. Elles représentent les assemblées composées de Chrétiens fidèles et consacrés.

La première de ces église fidèles est celle de Smyrne:

“Ecris à l’ange de l’Eglise de Smyrne: Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie: Je connais ta tribulation et ta pauvreté bien que tu sois riche, et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises: Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort” (Apoc. 2: 8-11).

“Smyrne” signifie “myrrhe.” Cette plante aromatique produisait une résine parfumée. Les Mages avaient offert à l’enfant Jésus de l’or, de l’encens et de la myrrhe. On présenta à Jésus, sur la croix, du vin mêlé de myrrhe. Après Sa mort, Ses disciples apportèrent un onguent à base de myrrhe pour embaumer Son corps.

La myrrhe a donc un rapport étroit avec la croix. Les Chrétiens de Smyrne ont compris le message de la croix, et vivent ce message dans leur vie quotidienne, ce qui explique leur fidélité et leur sainteté.

Seuls ceux qui ont compris et accepté le message de la croix peuvent accéder à la marche par l’esprit, dans une victoire totale sur le péché et la chair.

Cette église fidèle est une église pauvre aux yeux du monde, mais riche aux yeux de Dieu. Pour prix de sa fidélité, cette église doit subir des tribulations et des calomnies. Le Seigneur leur annonce que certains de ses membres seront même jetés en prison par le diable. Mais cette tribulation sera de courte durée.

Les calomnies que cette église doit subir ne viennent pas du monde, mais de “ceux qui se disent Juifs et qui ne le sont pas.” Aujourd’hui, on pourrait dire aussi: “de la part de ceux qui se disent Chrétiens et qui ne le sont pas.”

Les Chrétiens fidèles auront toujours à souffrir davantage, et plus cruellement, de la part de ceux qui se disent leurs frères en Christ, mais qui sont animés de l’esprit de Caïn, et qui sont contrôlés par la chair et non par l’Esprit du Seigneur.

Le Seigneur exhorte cette église fidèle à ne pas craindre ce qu’elle va souffrir, et d’être fidèle jusqu’à la mort. Cela signifie “être fidèle jusqu’à la fin de sa vie,” et “être fidèle même si elle devait payer sa fidélité de sa vie.”

La seconde de ces deux églises fidèles est celle de Philadelphie:

“Ecris à l’ange de l’Eglise de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira: Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé. Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises!” (Apoc. 3: 7-13).

“Philadelphie” signifie en grec “amour des frères.” L’amour de Dieu caractérise cette église fidèle. Là encore, sans le message de la croix, sans une vie crucifiée et ressuscitée, il ne nous est pas possible de produire cet amour divin dans nos vies.

Cette église a peu de puissance aux yeux des hommes, mais elle est puissante aux yeux de Dieu. Elle garde la Parole du Seigneur, sans renier Son nom.

Le Seigneur a mis devant elle une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Cette “Porte” est le Seigneur Jésus Lui-même. Cette église vit dans la présence permanente du Seigneur, dans Son intimité.

Comme l’église de Smyrne, cette église doit subir les assauts de “ceux qui se disent Juifs, et qui ne le sont pas.” Mais le Seigneur les fera venir se prosterner aux pieds de cette église fidèle, et reconnaître qu’Il l’a aimée.

Comme celle de Smyrne, l’église fidèle de Philadelphie reçoit la promesse qu’elle ne passera pas au travers de la Grande Tribulation, et qu’elle sera donc enlevée auparavant. Le Seigneur lui dit en effet:

“Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre” (verset 10).

Le texte grec ne dit pas: “je te garderai à l’heure de la tentation”, mais “je te garderai DE l’heure de la tentation,” ce qui est complètement différent! Le mot grec traduit par “tentation” devrait plutôt être traduit par “adversité, trouble.” La grande adversité qui viendra sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre,” n’est autre que la Grande Tribulation.

Bien-aimés, l’Eglise fidèle ne passera pas par la Grande Tribulation! Elle n’aura pas besoin de la traverser! Elle n’aura pas besoin d’être purifiée par cette épreuve, contrairement aux Chrétiens qui auront perdu leur premier amour et qui seront devenus tièdes! Ceux-là se réveilleront après l’enlèvement de l’Epouse, tandis que l’Epouse sera enlevée parce qu’elle était déjà réveillée avant l’enlèvement.

Il nous est encore possible de faire partie de ces “vainqueurs” qui seront enlevés dans les airs à la rencontre du Seigneur! Les temps deviennent de plus en plus courts, mais la porte de la grâce est toujours ouverte, et nous pouvons toujours nous emparer de la grâce du Seigneur par la foi!

Nous ne vaincrons jamais par nos propres forces! Mais nous pourrons toujours être plus que vainqueurs par Celui qui nous a tant aimés!

Voici les bénédictions réservées aux vainqueurs:

– “A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu” (Apoc. 2: 7).

– “Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort” (Apoc. 2: 11).

– “A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit” (Apoc. 2: 17).

– “A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l’étoile du matin” (Apoc. 2: 26-28).

– “Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges” (Apoc. 3: 5).

– “Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau” (Apoc. 3: 12).

– “Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône” (Apoc. 3: 21).

Nous ne voulons pas rester attachés au Seigneur Jésus pour hériter de ces bénédictions, mais parce que nous L’aimons et que nous voulons Lui plaire. Sa présence éternelle nous suffit!

Mais nous nous réjouissons par avance de ce que le Seigneur, dans Sa bonté et Sa grâce, ait voulu réserver de telles bénédictions à ceux qui Lui sont fidèles!

Faisons donc nôtres ces paroles de l’apôtre Paul:

“Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas. Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. C’est pourquoi, mes bien-aimés, et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés!” (Philippiens 3: 12-21 – 4: 1).

Article de Henri Viaud-Murat.

B184-Le renouvellement indispensable de l’intelligence.

décembre 16, 2011

Article de Henri Viaud-Murat.

L’oeuvre magnifique de la croix risque de nous échapper en grande partie, si nous ne comprenons pas que nous devons renouveler notre intelligence.

Quand un pécheur se repent et accepte Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, nous savons que ses péchés sont entièrement pardonnés. Mais nous savons aussi que Dieu le fait passer par une nouvelle naissance spirituelle.

Notre esprit, qui est notre être intérieur, notre être véritable, est alors entièrement recréé à l’image de Jésus-Christ. Nous devenons, en Christ, justice même de Dieu. Notre esprit est recréé à neuf, saint, juste, et parfait.

Toutefois, comme notre centre de conscience est établi au niveau de notre âme, un Chrétien qui se convertit n’est pas pleinement conscient, tout au moins au début de sa conversion, de la création extraordinaire qui s’est produite au niveau de son esprit régénéré.

Si nous sommes nés de nouveau, nous savons que quelque chose de fondamental a changé en nous, “quelque part au-dedans”. Mais beaucoup de choses de notre passé continuent aussi à se manifester, que ce soit au niveau de notre caractère, de nos pensées et de nos sentiments, ou au niveau de notre comportement et de nos habitudes.

Nous savons à présent que, même si notre “homme ancien” a été remplacé par un “homme nouveau,” il subsiste, dans nos membres, dans notre chair, une puissance de péché et de mort. Cette puissance de péché conserve toutes les caractéristiques pécheresses de notre ancienne nature. Elle est capable de nous envoyer, de l’intérieur, des pensées, des désirs et des sentiments impurs, qui sont toujours ceux du monde perdu qui nous entoure.

Pour pouvoir bénéficier de la vie nouvelle qui se trouve à présent dans notre esprit régénéré, il est donc indispensable que notre intelligence soit renouvelée.

Notre intelligence, qui était jusque-là dominée par le péché et la chair, doit être libérée de ces influences terrestres, démoniaques et charnelles, afin que tout ce qui nous vient de Christ puisse se manifester dans tous les domaines de notre vie.

Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait” (Romains 12: 1-2).

Nous ne pouvons offrir notre corps au Seigneur que si nous avons compris que Christ, par Sa mort et Sa résurrection, nous a libérés de la puissance du péché, même si celle-ci continue à être présente dans nos membres.

La puissance de péché peut demeurer dans nos membres, si nous savons que nos membres ne sont plus contrôlés par elle. Notre corps peut alors devenir un instrument de justice, pour le Seigneur et pour notre esprit.

“Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce” (Romains 6: 11-14).

Comprenez-vous que nous ne pouvons offrir notre corps au Seigneur, comme un instrument de justice, que lorsque le péché n’a plus de pouvoir sur nous?

Si nous avons compris que nous sommes morts en Christ, et que nous sommes de nouvelles créations en Christ, alors le péché n’a plus de pouvoir sur nous. Nous pouvons nous engager résolument dans le processus de renouvellement de notre intelligence, comme nous le demande le Seigneur dans Romains 12: 1-2.

Le Saint-Esprit, qui demeure à présent dans notre esprit régénéré, S’efforce de communiquer avec nous, en nous envoyant, par l’intermédiaire de notre esprit, des pensées, des désirs et des sentiments qui sont ceux du Seigneur Jésus. Ces pensées, ces désirs et ces sentiments se manifestent au niveau de notre âme, et se heurtent alors aux pensées, aux désirs et aux sentiments qui continuent à provenir de la chair.

Cela entraîne donc un combat spirituel qui peut être très violent. Dieu veut diriger notre vie tout entière. Mais Satan veut aussi la diriger. Et nous, nous somme placés au milieu de ce combat. C’est nous qui devons choisir qui nous voulons servir, et de qui nous voulons dépendre. C’est à nous qu’il appartient de faire le tri entre ce qui nous vient de l’esprit, et ce qui nous vient de la chair.

Normalement, à mesure qu’un Chrétien grandit et progresse en maturité spirituelle, il devient de plus en plus capable de discerner ce qui provient de l’esprit, et ce qui provient de la chair. Il devient de plus en plus capable de laisser l’esprit le contrôler et le conduire, et de bloquer toute influence négative de la chair.

Le but que nous fixe le Seigneur est simple:

Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ” (2 Cor. 10: 3-5).

Les forteresses dont nous parle Paul ne sont pas des démons. Mais ce sont les pensées et les raisonnements charnels, qui doivent être renversés et remplacés par les pensées de Dieu et les raisonnements de la Parole de Dieu.

C’est en étudiant, en méditant la Parole de Dieu, et en apprenant à reconnaître la voix du Saint-Esprit, que nous pourrons repérer et abattre toutes les forteresses que la chair et le péché avaient patiemment édifiées dans notre âme, afin que le malin puisse s’y installer et nous contrôler.

Toute pensée et tout raisonnement contraires à la pensée de Christ et aux raisonnements de Sa Parole, doivent être identifiés et “amenés captifs à l’obéissance de Christ.”

Nous devons bien comprendre ce que cela signifie. Cela signifie que nous devons repérer toute pensée contraire à la pensée de Christ, et l’enfermer, la retenir captive dans la forteresse de la pensée de Christ et de la Parole de Dieu, afin qu’elle ne puisse plus nous nuire, et qu’elle y meure!

Nous retenons une pensée charnelle captive en la confrontant à la pensée de Dieu, telle qu’elle s’exprime dans la Parole de Dieu. Nous saisissons cette pensée charnelle, pour l’enchaîner et l’enfermer dans les limites de la Parole de Dieu, comme si nous lui disions: “A présent, tu ne peux plus me nuire! Tu es repérée! Ta puissance est complètement abattue! Je te maintiens captive à l’obéissance de Christ! C’est la Parole de Dieu qui est la Vérité! J’ai décidé que tu ne contrôleras plus ma vie, mais que c’est la Vérité de Dieu qui la contrôlera! Tu vas maintenant rejoindre tous les autres captifs que j’ai repérés et vaincus, au Nom du Seigneur Jésus, et tu mourras dans ta captivité!”

Tant que notre intelligence n’est pas renouvelée, elle est encore plus ou moins contrôlée par la chair. Elle aura donc tendance à discuter et à se rebeller, avant d’accepter pleinement ce que Dieu dit. Elle aura tendance à rechercher toutes sortes d’arguments rationnels et logiques pour s’opposer à la Parole du Seigneur et à la voix de l’Esprit.

Mais nous devons être sans aucune pitié. Nous devons être déterminés à poursuivre avec ardeur ce travail de renouvellement de notre intelligence. Car une intelligence renouvelée est un instrument merveilleux entre les mains de notre esprit régénéré, comme entre les mains du Seigneur!

En effet, notre intelligence est comme une courroie de transmission entre notre esprit et notre corps. Si notre corps doit être un instrument pour la justice de Dieu, il faut d’abord que notre intelligence soit renouvelée. Car c’est ce que nous croyons dans notre intelligence qui gouverne notre comportement et les actions de notre corps.

En outre, une intelligence renouvelée nous permet de purifier notre foi, et de la mettre toute entière au service de la Parole de Dieu.

Nous savons que “la foi vient de ce que l’on entend (comprend), et ce que l’on entend vient de la Parole de Christ” (Romains 10: 17).

Si ce que l’on entend, et que l’on comprend, provient de la chair, du monde et du péché, nous attacherons notre foi aux choses et aux raisonnements du monde et de la chair, et nous serons inefficaces pour le Royaume de Dieu. Nous resterons des bébés en Christ.

Tandis que si ce que l’on entend, et que l’on comprend, provient de l’esprit et de la Parole de Dieu, notre foi s’attachera à la Vérité. Elle sera alors agissante pour le Royaume de Dieu, et nous grandirons en maturité spirituelle.

Notre intelligence se renouvelle quand nous méditons constamment la Parole de Dieu, dans un désir ardent de connaître la Vérité, afin de pouvoir la mettre en pratique.

Lorsque nous sommes réellement convaincus d’une vérité, nous n’avons aucun mal à la mettre en pratique. Cela se fait naturellement, parce que nous sommes convaincus.

Lorsque nous sommes convaincus que la Bible est réellement la Parole de Dieu, directement inspirée par Son Esprit, du premier au dernier verset, nous ne pouvons plus lire cette Bible comme un livre ordinaire! Mais nous la lisons comme si Dieu nous adresse une lettre personnelle!

En outre, nous ne la lisons pas pour satisfaire une simple curiosité intellectuelle. Mais nous la lisons pour y trouver une ligne de conduite pratique!

La foi sans l’action correspondante est morte! Une vraie foi, fondée sur la Vérité de la Parole de Dieu, nous poussera toujours à l’action. Nous serons conduits à mettre notre vie pratique en accord avec la Vérité que nous avons reçue.

Notre nourriture spirituelle (notre “viande” spirituelle), c’est de faire la volonté de notre Père!

“Jésus leur dit: Ma nourriture (mot-à-mot: “ma viande”) est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son oeuvre” (Jean 4: 34).

Le but du renouvellement de notre intelligence, c’est donc bien de nous dépouiller de tout ce que notre ancienne nature avait construit en nous, et de nous revêtir de notre nouvelle nature, celle que Dieu a créée par notre nouvelle naissance!

Pour cela, vous comprenez bien qu’il nous faut à la fois pleinement réaliser ce qu’est notre nouvelle nature, et discerner tout ce qui provient encore de notre ancienne nature, et qui exerce encore une domination sur nous.

A ce sujet, voici ce qu’écrit l’apôtre Paul:

“Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur coeur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Ephésiens 4: 17-24).

Paul demande aux Chrétiens d’Ephèse, et de tous les temps, de ne plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées, et qui ont l’intelligence obscurcie!

Comprenez-vous à quel point le renouvellement de notre intelligence et de nos pensées est capital, pour que nous puissions discerner les choses célestes et marcher par l’esprit?

Un Chrétien charnel, un bébé en Christ, a encore son intelligence encombrée des pensées de la chair et du monde. Il a bien la vie de Dieu en lui, dans son esprit régénéré, mais il est encore plus ou moins étranger à cette vie divine, parce que celle-ci est bloquée par une intelligence non renouvelée, qui ignore encore trop la pensée de Dieu, et aussi par des sentiments encore trop endurcis par la séduction du péché.

Les conséquences pratiques d’un tel manque de maturité spirituelle sont évidentes: un tel Chrétien produit encore trop d’oeuvres de la chair, jusqu’à même commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité!

Mais nous, Chrétiens, ce n’est pas ainsi que nous avons appris Christ, si du moins nous L’avons entendu!

Nous devons entendre Christ et Sa Parole. Nous devons ouvrir notre intelligence pour recevoir et comprendre tout ce que le Seigneur veut nous dire. Nous devons alors le faire descendre dans notre coeur, c’est-à-dire le croire sans douter. Alors nous pourrons produire les oeuvres correspondantes!

C’est ainsi que nous pourrons progressivement nous dépouiller du vieil homme. Ou, du moins, puisque le vieil homme est mort, nous pourrons nous dépouiller de tout ce que le vieil homme avait bâti comme forteresses dans notre âme!

Paul précise que nous devons “être renouvelés dans l’esprit de notre intelligence.” Cela signifie que la source qui inspire et anime notre intelligence doit être changée!

Tant que nous sommes charnels, notre intelligence s’abreuve à une mauvaise source, qui est la puissance de péché qui demeure dans nos membres, la chair. Réalisons que cette puissance de péché est un esprit! Mais cet esprit ne doit plus être “l’esprit de notre intelligence”!

Nous devons “boucher” cette mauvaise source, et brancher notre intelligence sur un autre esprit, sur la Source de Vie, le Saint-Esprit qui demeure dans notre esprit régénéré.

La Parole de Dieu est aussi esprit et vie. Le Saint-Esprit travaille toujours en accord avec la Parole de Dieu. Le Saint-Esprit ne peut jamais contredire la Bible! Toute inspiration qui contredit la Bible ne peut être inspirée par le Saint-Esprit!

Lorsque notre intelligence est branchée en permanence au Saint-Esprit et à la Parole de Dieu, elle se renouvelle rapidement!

Nous sommes alors en mesure de comprendre en quoi consiste la nouvelle alliance conclue dans le sang de Jésus! Nous comprenons que nous sommes réellement une nouvelle création, créée “à l’image de Dieu, dans la justice et la sainteté que produit la vérité”! Nous sommes alors en mesure de nous identifier pleinement à ce que nous sommes en Christ! Nous commençons alors à produire les oeuvres de Christ, parce que nous savons que nous avons été créés pour les produire!

Ce processus de renouvellement de notre intelligence exige de notre part un effort, tant qu’il ne devient pas en nous un réflexe. Nous devons continuellement veiller à ne jamais laisser pénétrer dans notre intelligence une pensée qui ne viendrait pas du Seigneur. Notre intelligence doit être de plus en plus purifiée de tout élément étranger à la Vie de Dieu.

La meilleure manière de garder notre intelligence pure de tout élément étranger est de penser constamment aux choses d’en haut!

“Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses oeuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé” (Colossiens 3: 1-10).

Le mot grec traduit par “affectionnez-vous” devrait plutôt être traduit par “pensez constamment.” Si nous pensons constamment aux choses d’en haut, nous n’aurons plus le temps de penser aux choses de la terre!

Comprenons-nous: nous devons toujours penser aux choses de la terre, afin de bien accomplir les tâches que nous devons accomplir sur cette terre. Mais notre coeur n’y est pas attaché. Nous ne convoitons plus les choses de la terre. Notre coeur est attaché au Seigneur et aux “choses d’en haut”! Là où est notre trésor, là aussi est notre coeur!

Puisque nous sommes en Christ, nous sommes effectivement morts aux choses de la terre, de la chair et du péché! Et, puisque nous sommes morts à ces choses, nous ne devons plus y penser. Nous ne les convoitons plus! Et c’est ainsi que nous les faisons mourir dans notre vie! Si nous sommes morts à ces choses, elles sont également mortes pour nous!

Puisque nous disposons d’un aussi grand trésor dans notre esprit régénéré, pourquoi nous en priver? Pourquoi continuer à vivre dans la pauvreté spirituelle? Notre grand trésor, c’est le Seigneur Jésus Lui-même! Ne laissons plus notre intelligence non renouvelée nous empêcher de discerner ce trésor!

Quand nous possédons Jésus, nous avons tout! Toutes choses nous ont été données en Christ et avec Lui! Et le plus grand cadeau que le Seigneur nous ait fait, c’est de nous avoir donné une nouvelle nature semblable à la Sienne!

Nous n’avons pas le droit de vivre en dessous des moyens que le Seigneur nous a donnés! Nous sommes co-héritiers de Christ! Nous avons, par la grâce de Dieu, le même héritage que celui dont bénéficie actuellement le Seigneur Jésus!

Nous sommes assis avec Christ dans les lieux célestes! Christ vit aussi en nous! “Christ en nous, l’espérance de la gloire!” (Colossiens 1: 27).

Ne laissons pas le malin nous priver de la moindre parcelle de notre héritage! Le meilleur moyen qu’il utilise pour nous en priver, c’est d’obscurcir notre intelligence, et nous empêcher de la renouveler, pour que nous ne puissions pas voir briller la gloire de Dieu dans Sa nouvelle création!

Toutefois, rien, ni personne, n’empêchera le Chrétien déterminé de bénéficier de tout son héritage céleste! Si nous demandons à notre Père Céleste d’ouvrir nos yeux spirituels sur les richesses dont nous disposons en Christ, Il le fera! Il nous aidera puissamment à renouveler notre intelligence!

C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints,je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous” (Ephésiens 1: 15-23).

Amen!

B184-Le renouvellement indispensable de l’intelligence.

décembre 16, 2011

Article de Henri Viaud-Murat.

L’oeuvre magnifique de la croix risque de nous échapper en grande partie, si nous ne comprenons pas que nous devons renouveler notre intelligence.

Quand un pécheur se repent et accepte Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, nous savons que ses péchés sont entièrement pardonnés. Mais nous savons aussi que Dieu le fait passer par une nouvelle naissance spirituelle.

Notre esprit, qui est notre être intérieur, notre être véritable, est alors entièrement recréé à l’image de Jésus-Christ. Nous devenons, en Christ, justice même de Dieu. Notre esprit est recréé à neuf, saint, juste, et parfait.

Toutefois, comme notre centre de conscience est établi au niveau de notre âme, un Chrétien qui se convertit n’est pas pleinement conscient, tout au moins au début de sa conversion, de la création extraordinaire qui s’est produite au niveau de son esprit régénéré.

Si nous sommes nés de nouveau, nous savons que quelque chose de fondamental a changé en nous, “quelque part au-dedans”. Mais beaucoup de choses de notre passé continuent aussi à se manifester, que ce soit au niveau de notre caractère, de nos pensées et de nos sentiments, ou au niveau de notre comportement et de nos habitudes.

Nous savons à présent que, même si notre “homme ancien” a été remplacé par un “homme nouveau,” il subsiste, dans nos membres, dans notre chair, une puissance de péché et de mort. Cette puissance de péché conserve toutes les caractéristiques pécheresses de notre ancienne nature. Elle est capable de nous envoyer, de l’intérieur, des pensées, des désirs et des sentiments impurs, qui sont toujours ceux du monde perdu qui nous entoure.

Pour pouvoir bénéficier de la vie nouvelle qui se trouve à présent dans notre esprit régénéré, il est donc indispensable que notre intelligence soit renouvelée.

Notre intelligence, qui était jusque-là dominée par le péché et la chair, doit être libérée de ces influences terrestres, démoniaques et charnelles, afin que tout ce qui nous vient de Christ puisse se manifester dans tous les domaines de notre vie.

Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait” (Romains 12: 1-2).

Nous ne pouvons offrir notre corps au Seigneur que si nous avons compris que Christ, par Sa mort et Sa résurrection, nous a libérés de la puissance du péché, même si celle-ci continue à être présente dans nos membres.

La puissance de péché peut demeurer dans nos membres, si nous savons que nos membres ne sont plus contrôlés par elle. Notre corps peut alors devenir un instrument de justice, pour le Seigneur et pour notre esprit.

“Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce” (Romains 6: 11-14).

Comprenez-vous que nous ne pouvons offrir notre corps au Seigneur, comme un instrument de justice, que lorsque le péché n’a plus de pouvoir sur nous?

Si nous avons compris que nous sommes morts en Christ, et que nous sommes de nouvelles créations en Christ, alors le péché n’a plus de pouvoir sur nous. Nous pouvons nous engager résolument dans le processus de renouvellement de notre intelligence, comme nous le demande le Seigneur dans Romains 12: 1-2.

Le Saint-Esprit, qui demeure à présent dans notre esprit régénéré, S’efforce de communiquer avec nous, en nous envoyant, par l’intermédiaire de notre esprit, des pensées, des désirs et des sentiments qui sont ceux du Seigneur Jésus. Ces pensées, ces désirs et ces sentiments se manifestent au niveau de notre âme, et se heurtent alors aux pensées, aux désirs et aux sentiments qui continuent à provenir de la chair.

Cela entraîne donc un combat spirituel qui peut être très violent. Dieu veut diriger notre vie tout entière. Mais Satan veut aussi la diriger. Et nous, nous somme placés au milieu de ce combat. C’est nous qui devons choisir qui nous voulons servir, et de qui nous voulons dépendre. C’est à nous qu’il appartient de faire le tri entre ce qui nous vient de l’esprit, et ce qui nous vient de la chair.

Normalement, à mesure qu’un Chrétien grandit et progresse en maturité spirituelle, il devient de plus en plus capable de discerner ce qui provient de l’esprit, et ce qui provient de la chair. Il devient de plus en plus capable de laisser l’esprit le contrôler et le conduire, et de bloquer toute influence négative de la chair.

Le but que nous fixe le Seigneur est simple:

Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ” (2 Cor. 10: 3-5).

Les forteresses dont nous parle Paul ne sont pas des démons. Mais ce sont les pensées et les raisonnements charnels, qui doivent être renversés et remplacés par les pensées de Dieu et les raisonnements de la Parole de Dieu.

C’est en étudiant, en méditant la Parole de Dieu, et en apprenant à reconnaître la voix du Saint-Esprit, que nous pourrons repérer et abattre toutes les forteresses que la chair et le péché avaient patiemment édifiées dans notre âme, afin que le malin puisse s’y installer et nous contrôler.

Toute pensée et tout raisonnement contraires à la pensée de Christ et aux raisonnements de Sa Parole, doivent être identifiés et “amenés captifs à l’obéissance de Christ.”

Nous devons bien comprendre ce que cela signifie. Cela signifie que nous devons repérer toute pensée contraire à la pensée de Christ, et l’enfermer, la retenir captive dans la forteresse de la pensée de Christ et de la Parole de Dieu, afin qu’elle ne puisse plus nous nuire, et qu’elle y meure!

Nous retenons une pensée charnelle captive en la confrontant à la pensée de Dieu, telle qu’elle s’exprime dans la Parole de Dieu. Nous saisissons cette pensée charnelle, pour l’enchaîner et l’enfermer dans les limites de la Parole de Dieu, comme si nous lui disions: “A présent, tu ne peux plus me nuire! Tu es repérée! Ta puissance est complètement abattue! Je te maintiens captive à l’obéissance de Christ! C’est la Parole de Dieu qui est la Vérité! J’ai décidé que tu ne contrôleras plus ma vie, mais que c’est la Vérité de Dieu qui la contrôlera! Tu vas maintenant rejoindre tous les autres captifs que j’ai repérés et vaincus, au Nom du Seigneur Jésus, et tu mourras dans ta captivité!”

Tant que notre intelligence n’est pas renouvelée, elle est encore plus ou moins contrôlée par la chair. Elle aura donc tendance à discuter et à se rebeller, avant d’accepter pleinement ce que Dieu dit. Elle aura tendance à rechercher toutes sortes d’arguments rationnels et logiques pour s’opposer à la Parole du Seigneur et à la voix de l’Esprit.

Mais nous devons être sans aucune pitié. Nous devons être déterminés à poursuivre avec ardeur ce travail de renouvellement de notre intelligence. Car une intelligence renouvelée est un instrument merveilleux entre les mains de notre esprit régénéré, comme entre les mains du Seigneur!

En effet, notre intelligence est comme une courroie de transmission entre notre esprit et notre corps. Si notre corps doit être un instrument pour la justice de Dieu, il faut d’abord que notre intelligence soit renouvelée. Car c’est ce que nous croyons dans notre intelligence qui gouverne notre comportement et les actions de notre corps.

En outre, une intelligence renouvelée nous permet de purifier notre foi, et de la mettre toute entière au service de la Parole de Dieu.

Nous savons que “la foi vient de ce que l’on entend (comprend), et ce que l’on entend vient de la Parole de Christ” (Romains 10: 17).

Si ce que l’on entend, et que l’on comprend, provient de la chair, du monde et du péché, nous attacherons notre foi aux choses et aux raisonnements du monde et de la chair, et nous serons inefficaces pour le Royaume de Dieu. Nous resterons des bébés en Christ.

Tandis que si ce que l’on entend, et que l’on comprend, provient de l’esprit et de la Parole de Dieu, notre foi s’attachera à la Vérité. Elle sera alors agissante pour le Royaume de Dieu, et nous grandirons en maturité spirituelle.

Notre intelligence se renouvelle quand nous méditons constamment la Parole de Dieu, dans un désir ardent de connaître la Vérité, afin de pouvoir la mettre en pratique.

Lorsque nous sommes réellement convaincus d’une vérité, nous n’avons aucun mal à la mettre en pratique. Cela se fait naturellement, parce que nous sommes convaincus.

Lorsque nous sommes convaincus que la Bible est réellement la Parole de Dieu, directement inspirée par Son Esprit, du premier au dernier verset, nous ne pouvons plus lire cette Bible comme un livre ordinaire! Mais nous la lisons comme si Dieu nous adresse une lettre personnelle!

En outre, nous ne la lisons pas pour satisfaire une simple curiosité intellectuelle. Mais nous la lisons pour y trouver une ligne de conduite pratique!

La foi sans l’action correspondante est morte! Une vraie foi, fondée sur la Vérité de la Parole de Dieu, nous poussera toujours à l’action. Nous serons conduits à mettre notre vie pratique en accord avec la Vérité que nous avons reçue.

Notre nourriture spirituelle (notre “viande” spirituelle), c’est de faire la volonté de notre Père!

“Jésus leur dit: Ma nourriture (mot-à-mot: “ma viande”) est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son oeuvre” (Jean 4: 34).

Le but du renouvellement de notre intelligence, c’est donc bien de nous dépouiller de tout ce que notre ancienne nature avait construit en nous, et de nous revêtir de notre nouvelle nature, celle que Dieu a créée par notre nouvelle naissance!

Pour cela, vous comprenez bien qu’il nous faut à la fois pleinement réaliser ce qu’est notre nouvelle nature, et discerner tout ce qui provient encore de notre ancienne nature, et qui exerce encore une domination sur nous.

A ce sujet, voici ce qu’écrit l’apôtre Paul:

“Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur coeur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Ephésiens 4: 17-24).

Paul demande aux Chrétiens d’Ephèse, et de tous les temps, de ne plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées, et qui ont l’intelligence obscurcie!

Comprenez-vous à quel point le renouvellement de notre intelligence et de nos pensées est capital, pour que nous puissions discerner les choses célestes et marcher par l’esprit?

Un Chrétien charnel, un bébé en Christ, a encore son intelligence encombrée des pensées de la chair et du monde. Il a bien la vie de Dieu en lui, dans son esprit régénéré, mais il est encore plus ou moins étranger à cette vie divine, parce que celle-ci est bloquée par une intelligence non renouvelée, qui ignore encore trop la pensée de Dieu, et aussi par des sentiments encore trop endurcis par la séduction du péché.

Les conséquences pratiques d’un tel manque de maturité spirituelle sont évidentes: un tel Chrétien produit encore trop d’oeuvres de la chair, jusqu’à même commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité!

Mais nous, Chrétiens, ce n’est pas ainsi que nous avons appris Christ, si du moins nous L’avons entendu!

Nous devons entendre Christ et Sa Parole. Nous devons ouvrir notre intelligence pour recevoir et comprendre tout ce que le Seigneur veut nous dire. Nous devons alors le faire descendre dans notre coeur, c’est-à-dire le croire sans douter. Alors nous pourrons produire les oeuvres correspondantes!

C’est ainsi que nous pourrons progressivement nous dépouiller du vieil homme. Ou, du moins, puisque le vieil homme est mort, nous pourrons nous dépouiller de tout ce que le vieil homme avait bâti comme forteresses dans notre âme!

Paul précise que nous devons “être renouvelés dans l’esprit de notre intelligence.” Cela signifie que la source qui inspire et anime notre intelligence doit être changée!

Tant que nous sommes charnels, notre intelligence s’abreuve à une mauvaise source, qui est la puissance de péché qui demeure dans nos membres, la chair. Réalisons que cette puissance de péché est un esprit! Mais cet esprit ne doit plus être “l’esprit de notre intelligence”!

Nous devons “boucher” cette mauvaise source, et brancher notre intelligence sur un autre esprit, sur la Source de Vie, le Saint-Esprit qui demeure dans notre esprit régénéré.

La Parole de Dieu est aussi esprit et vie. Le Saint-Esprit travaille toujours en accord avec la Parole de Dieu. Le Saint-Esprit ne peut jamais contredire la Bible! Toute inspiration qui contredit la Bible ne peut être inspirée par le Saint-Esprit!

Lorsque notre intelligence est branchée en permanence au Saint-Esprit et à la Parole de Dieu, elle se renouvelle rapidement!

Nous sommes alors en mesure de comprendre en quoi consiste la nouvelle alliance conclue dans le sang de Jésus! Nous comprenons que nous sommes réellement une nouvelle création, créée “à l’image de Dieu, dans la justice et la sainteté que produit la vérité”! Nous sommes alors en mesure de nous identifier pleinement à ce que nous sommes en Christ! Nous commençons alors à produire les oeuvres de Christ, parce que nous savons que nous avons été créés pour les produire!

Ce processus de renouvellement de notre intelligence exige de notre part un effort, tant qu’il ne devient pas en nous un réflexe. Nous devons continuellement veiller à ne jamais laisser pénétrer dans notre intelligence une pensée qui ne viendrait pas du Seigneur. Notre intelligence doit être de plus en plus purifiée de tout élément étranger à la Vie de Dieu.

La meilleure manière de garder notre intelligence pure de tout élément étranger est de penser constamment aux choses d’en haut!

“Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses oeuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé” (Colossiens 3: 1-10).

Le mot grec traduit par “affectionnez-vous” devrait plutôt être traduit par “pensez constamment.” Si nous pensons constamment aux choses d’en haut, nous n’aurons plus le temps de penser aux choses de la terre!

Comprenons-nous: nous devons toujours penser aux choses de la terre, afin de bien accomplir les tâches que nous devons accomplir sur cette terre. Mais notre coeur n’y est pas attaché. Nous ne convoitons plus les choses de la terre. Notre coeur est attaché au Seigneur et aux “choses d’en haut”! Là où est notre trésor, là aussi est notre coeur!

Puisque nous sommes en Christ, nous sommes effectivement morts aux choses de la terre, de la chair et du péché! Et, puisque nous sommes morts à ces choses, nous ne devons plus y penser. Nous ne les convoitons plus! Et c’est ainsi que nous les faisons mourir dans notre vie! Si nous sommes morts à ces choses, elles sont également mortes pour nous!

Puisque nous disposons d’un aussi grand trésor dans notre esprit régénéré, pourquoi nous en priver? Pourquoi continuer à vivre dans la pauvreté spirituelle? Notre grand trésor, c’est le Seigneur Jésus Lui-même! Ne laissons plus notre intelligence non renouvelée nous empêcher de discerner ce trésor!

Quand nous possédons Jésus, nous avons tout! Toutes choses nous ont été données en Christ et avec Lui! Et le plus grand cadeau que le Seigneur nous ait fait, c’est de nous avoir donné une nouvelle nature semblable à la Sienne!

Nous n’avons pas le droit de vivre en dessous des moyens que le Seigneur nous a donnés! Nous sommes co-héritiers de Christ! Nous avons, par la grâce de Dieu, le même héritage que celui dont bénéficie actuellement le Seigneur Jésus!

Nous sommes assis avec Christ dans les lieux célestes! Christ vit aussi en nous! “Christ en nous, l’espérance de la gloire!” (Colossiens 1: 27).

Ne laissons pas le malin nous priver de la moindre parcelle de notre héritage! Le meilleur moyen qu’il utilise pour nous en priver, c’est d’obscurcir notre intelligence, et nous empêcher de la renouveler, pour que nous ne puissions pas voir briller la gloire de Dieu dans Sa nouvelle création!

Toutefois, rien, ni personne, n’empêchera le Chrétien déterminé de bénéficier de tout son héritage céleste! Si nous demandons à notre Père Céleste d’ouvrir nos yeux spirituels sur les richesses dont nous disposons en Christ, Il le fera! Il nous aidera puissamment à renouveler notre intelligence!

C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints,je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous” (Ephésiens 1: 15-23).

Amen!

B183-Notre dernière visite en Israël.

décembre 7, 2011

Article de Henri Viaud-Murat.

Nous venons de rentrer d’une petite semaine en Israël, riche en rencontres. Bref compte-rendu.

Nous avions pour objectifs, mon épouse et moi, de rencontrer des Arabes Chrétiens, des Juifs messianiques, et des Juifs religieux. Nous voulions connaître leurs problèmes, écouter leurs points de vue, et prendre des contacts pour de futures rencontres éventuelles.

Nous voulions aussi manifester notre solidarité envers Israël dans ces temps difficiles, où ce pays est de plus en plus isolé au milieu des nations. Mais Dieu n’abandonnera jamais Israël!

Dans le souci de préserver la vie personnelle de certains de nos interlocuteurs, nous ne publierons pas ici leurs noms. Nous ne raconterons pas non plus le détail de tout ce que nous avons fait pendant cette semaine, mais nous parlerons surtout des rencontres qui nous ont le plus marqués.

Notre première rencontre a été avec le Pasteur Najeeb Atteih et son épouse Elizabeth, à Haïfa, troisième ville d’Israël après Jérusalem et Tel-Aviv.

Haïfa comprend 270.000 habitants, dont 216.000 Juifs, 27.000 Arabes (16.000 Chrétiens et 11.000 Musulmans), et 27.000 non-religieux ou membres d’autres confessions.

Rappelons que la population totale d’Israël est évaluée aujourd’hui à 7.800.000 habitants, dont 75,5% de Juifs (5.890.000), 20,5% d’Arabes (1.600.000), et 4% (312.000) de nouveaux immigrés non-Juifs, ou membres d’autres confessions, notamment Druzes.

Les Arabes se répartissent en 1.480.000 Musulmans et 120.000 Chrétiens, le plus souvent Catholiques ou Maronites.

Le Pasteur Najeeb estime pour sa part que, dans tout Israël, il n’y a pas plus d’une trentaine d’anciens Musulmans, et pas plus d’un millier d’anciens Juifs convertis à Christ. Il parle ici de Juifs nés en Israël et convertis sur place. Le nombre total de Juifs messianiques peut être évalué à 6.000.

En revanche, il estime à 5.000 le nombre total d’Arabes convertis à Christ dans tout Israël, la quasi-totalité d’entre eux provenant de dénominations chrétiennes traditionnelles, et n’ayant été que des Chrétiens de nom avant de se convertir.

Il faut aussi noter qu’Israël est le seul pays du Moyen-Orient qui ait vu sa population chrétienne tripler en 50 ans.

Najeeb est d’origine Maronite, et son épouse Arménienne. Avant de se convertir, Najeeb était issu d’un milieu familial difficile. Il vivait une vie sans but et était actif dans le trafic de drogues et la maffia locale. Un jour, un homme qu’il haïssait est venu lui parler de Jésus, et lui dire combien Jésus avait changé sa vie. Cet homme revint le visiter après quelque temps, et lui annonça le chemin du salut. Cette fois-ci, Najeeb l’écouta et décida de suivre le Seigneur Jésus. Il passa par une nouvelle naissance. Son épouse Elizabeth remarqua de tels changements dans la vie de son mari qu’elle décida, elle aussi, de suivre Jésus.

Najeeb avait un bon travail, mais, en 2000, il décida de démissionner pour servir le Seigneur. Il s’occupe actuellement avec son épouse d’une petite église d’une quarantaine de membres, et ils gèrent ensemble une librairie chrétienne à Haïfa.

Tous les convertis de cette église sont des Arabes d’origine chrétienne. Najeeb insiste sur la grande difficulté pour un Musulman, comme pour un Juif, de se convertir au Seigneur Jésus en Israël.

Tous les Juifs ou les Musulmans qui acceptent le Seigneur Jésus comme leur Sauveur doivent affronter des difficultés plus ou moins grandes. S’ils ne sont pas tous physiquement persécutés, tous peuvent faire l’objet de discriminations, notamment économiques.

Dans les territoires contrôlés soit par le Hamas, à Gaza, soit par l’Autorité Palestinienne, en Judée-Samarie, beaucoup de Chrétiens Arabes ont même dû partir et émigrer à l’étranger, en raison des persécutions ou des brimades qu’ils ont dû subir de la part des Musulmans.

La loi israélienne assure officiellement la liberté de culte. Toutefois, certains extrémistes religieux, qu’ils soient Musulmans ou Juifs, font parfois subir diverses persécutions aux anciens Musulmans ou Juifs qui se convertissent à la foi chrétienne. Certains de ceux-ci doivent parfois même se cacher, ou éviter de publier leur foi, tant qu’ils ne sont pas spirituellement affermis.

C’est pour cela que le Pasteur Najeeb insiste sur la formation de disciples, et pas seulement de convertis, c’est-à-dire de Chrétiens qui apprennent à renoncer à eux-mêmes et à se charger de leur croix pour suivre le Seigneur Jésus.

Najeeb partage aussi avec nous un sujet de tristesse pour lui et son épouse. Il a constaté que les Chrétiens évangéliques, en général, ont tendance à accorder plus d’attention et de soutien aux Juifs messianiques qu’aux Arabes convertis à Jésus.

Il est clair que cette préférence n’est pas spirituelle, car, en Christ, anciens païens, Juifs, Musulmans ou Chrétiens nominaux ne forment plus qu’un seul peuple spirituel, par leur nouvelle naissance. Nous ne devrions donc marquer aucune préférence entre les croyants en Christ. Cette préférence, quand elle existe, vient de la chair, et non de l’esprit.

La conséquence essentielle de cette attitude est que les assemblées composées de Juifs Messianiques bénéficient, de la part des autres Chrétiens, de beaucoup plus de soutien à tous les niveaux, que ce soit au niveau financier, au niveau des contacts personnels, ou au niveau de la communion fraternelle.

Prions pour Israël. Mais n’oublions pas non plus dans nos prières les Chrétiens d’Israël, quelle que soit leur origine.

Le second jour, nous avons passé un long moment chez un couple Israélien vivant à Ashdod. Le mari, artiste peintre de talent, est d’origine française, né de mère juive et de père non-juif. Son épouse est une Juive Israélienne croyante, dont la famille est originaire du Maroc. Ils ont trois beaux enfants.

Ils ont essayé de s’installer en France par deux fois, mais sans jamais pouvoir trouver un emploi satisfaisant. A cette occasion, ils avaient pu recevoir le témoignage de Jésus. Revenus en Israël, ils ont immédiatement trouvé du travail. Il est vrai que l’économie israélienne est en plein essor.

En nous faisant visiter leur grand appartement, notre amie nous montre l’une des chambres, qui doit, d’après la loi, être obligatoirement renforcée, blindée, et isolée des gaz éventuels. En cas d’alerte, la famille a ainsi quelques minutes pour se réfugier dans cet abri. Car des roquettes partent souvent du territoire de Gaza, tout proche, et peuvent tomber n’importe où.

Nous sommes restés chez eux un long moment, à partager librement et amicalement sur toutes sortes de sujets personnels, économiques, politiques et spirituels.

Nous avons eu la joie de pouvoir leur témoigner de notre foi en Jésus, de répondre à leurs questions, et de leur manifester tout l’amour que nous avions pour Israël et le peuple Juif.

Avant de nous quitter, je leur ai proposé de prier pour eux et leur famille, en invoquant sur eux la bénédiction et la protection du Dieu d’Israël. Ce fut un moment d’intense émotion pour nous tous, et j’ai ressenti l’amour du Seigneur nous envelopper.

En tant que Chrétiens, nous ne pouvons que témoigner de notre foi en Jésus. Nous devons le faire ouvertement, en toute liberté et sans hypocrisie, parce que nous croyons en Celui qui a dit qu’Il était le Chemin, la Vérité et la Vie.

Mais nous devons veiller à ce que notre message soit appuyé par un témoignage personnel et une vie qui soient conformes à ce beau message de l’Evangile.

Il faut avant tout que la Personne vivante du Seigneur Jésus soit perçue au travers de nous, Chrétiens, afin que non seulement les Juifs, mais tous les hommes qui nous rencontrent, sachent que le Christianisme n’est pas une doctrine ni une “autre” religion, mais une nouvelle naissance spirituelle, et une Vie vécue en communion avec Jésus-Christ, Dieu incarné dans la chair, ressuscité et vivant aujourd’hui.

Nous ne cherchons donc pas à faire changer les gens de religion. Nous ne cherchons pas à faire du prosélytisme pour les faire entrer dans “notre religion.” Mais nous annonçons une Vérité que nous devons vivre dans notre vie. Et nous devons compter sur le Dieu de Vérité, pour qu’Il confirme Lui-même dans les coeurs cette Vérité, par Sa Parole et par Son Esprit.

Si Jésus est réellement le Messie d’Israël et le Sauveur du monde, ce que tous les Chrétiens croient, le Dieu de Vérité confirmera Lui-même cette Vérité dans le coeur de ceux qui recherchent la Vérité.

Connaissant la Vérité, nous n’avons donc rien à craindre, ni rien à prouver. Nous avons à proclamer la Vérité, qui est une Personne Vivante nommée Jésus, et la Vérité se démontrera d’elle-même!

Nous devons chercher, en tant que Chrétiens, à être remplis de l’Esprit de Dieu, de Son Amour et de Sa Puissance, et nous ferons alors ce que le Seigneur Jésus a ordonné à Ses disciples:

Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement” (Matthieu 10: 7-8).

Si nous accomplissons les oeuvres de Jésus, avec l’Esprit et l’Amour de Jésus, ceux qui ont des yeux pour voir comprendront que nous ne pourrions jamais accomplir ces oeuvres si Dieu n’était pas avec nous! Et ces oeuvres divines parlent mieux que tous les discours!

C’est ce que le Pharisien Nicodème disait à Jésus:

“Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui” (Jean 3: 2).

Jésus Lui-même nous a fait cette promesse:

“En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai” (Jean 14: 12-14).

Le troisième jour, jour de sabbat, nous avons visité une assemblée messianique située à Kfar Saba, à vingt-cinq kilomètres au nord-est de Tel-Aviv.

Le pasteur de cette assemblée était en déplacement en Europe, mais nous avons été chaleureusement accueillis par plusieurs frères et soeurs présents, ainsi que par son épouse.

Il s’agit d’une assemblée d’une centaine de membres, dont une bonne proportion d’immigrants récents, souvent Russes. Une traduction simultanée est assurée en Russe et en Anglais pour ceux qui ne comprennent pas encore assez bien l’Hébreu.

L’épouse du pasteur estime le nombre d’assemblées messianiques en Israël à 80, ce qui représente environ 6.000 Juifs ayant accepté Jésus comme leur Messie, soit à peine un peu plus de 1 pour mille de la population Juive d’Israël.

Un grand nombre de ces 6.000 Juifs messianiques sont nés à l’étranger, avant de venir s’installer en Israël. Parmi eux, il existe une forte proportion de Russes.

On ne peut donc pas parler, au sein de la population Juive d’Israël, d’un grand mouvement de reconnaissance de Jésus comme le Messie d’Israël! Notre rencontre, plus tard dans notre voyage, avec des Juifs religieux, nous a permis de mieux comprendre pourquoi cette reconnaissance, par un Juif, de Jésus comme Messie est si difficile, surtout en Israël.

Nous sommes heureux d’avoir pu participer au culte du samedi matin dans cette assemblée messianique.

Voici un extrait de leur site internet (http://www.kehilat-hamaayan.org.il/):

“Nous sommes une assemblée n’appartenant à aucune dénomination particulière et n’étant affiliée à aucune assemblée ou organisation étrangère. Nous comptons entièrement sur les provisions et la direction du Dieu Vivant pour tous nos besoins. Nous nous rencontrons pour une adoration de Dieu en esprit et en vérité, étudiant et proclamant la Parole de Dieu, tout en nous servant les uns les autres par des actes pratiques et des bénédictions spirituelles. Notre but est de donner Gloire à notre Père Céleste en Le servant et en servant notre prochain, tout en désirant imiter Son Fils, Yéshoua le Messie, le Roi des Juifs.

Nos ministères concernent : la Louange et l’Adoration, les prières d’Intercession, l’étude et l’enseignement de la Parle de Dieu (Tanach et Nouveau Testament), la compassion envers les personnes perdues, des pauvres, des nécessiteux, des veuves, des orphelins, des malades et des personnes seules.

La parole de base et devise de notre ministère est en Esaïe 61:1-3.

Nous croyons que le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu qui s’est révélé lui-même comme Y.H.W.H., est le créateur du Ciel et de la Terre. Nous pouvons tous le connaître individuellement au travers d’une rencontre personnelle avec Son Fils Yéshoua, qui est mort pour nos péchés par son sacrifice parfait (Esaïe 53), et qui est ressuscité des morts le troisième jour. Il est vivant aujourd’hui et désire que nous Le cherchions de tout notre cœur, de toute notre âme, et de toute notre force.”

Le culte s’est déroulé dans une atmosphère de paix et de joie tranquille. Il me semblait toutefois ressentir en esprit une certaine souffrance dans cette assemblée, mais sans pouvoir en déceler la cause. Il est vrai que l’environnement social n’est pas très favorable en Israël envers les Juifs messianiques. Un certain nombre d’immigrants récents, notamment de Russie, vivent encore dans une relative pauvreté. C’est sans doute la raison pour laquelle cette assemblée s’efforce d’aider et de soutenir les nécessiteux et les isolés.

Les quatrième et cinquième jours, nous avons visité plusieurs sites historiques et implantations Juives en Judée-Samarie, au coeur de l’Israël biblique, en compagnie d’un guide passionné et compétent, David Pasder.

J’étais déjà allé deux fois en Israël, mais je n’avais jamais eu l’occasion de me rendre en Judée-Samarie, dans les territoires dits “occupés.” En outre, nous souhaitions vivement rencontrer des Juifs religieux, et pouvoir échanger avec eux en toute amitié.

Comme je le précisais dans un article précédent, concernant les territoires dits “occupés” par Israël, la Judée et la Samarie faisaient partie, tout comme Gaza et la Jordanie actuelle, de la Palestine dont la Grande-Bretagne avait été la puissance mandataire. C’est toute cette Palestine qui devait constituer le foyer national du peuple Juif, selon la déclaration Balfour de 1917, et la conférence internationale qui s’est tenue à San Remo en 1920.

Par la suite, la Grande-Bretagne avait illégalement scindé cette Palestine en deux zones, l’une à l’est du Jourdain, réservée aux Arabes, et l’autre, à l’ouest du Jourdain, réservée aux Juifs.

Tant du point de vue historique, que du point de vue du droit international public, la Judée et la Samarie font donc intégralement partie du territoire dévolu à l’Etat d’Israël.

Nous savions que les média européens, en général, ne donnent pas des informations réellement objectives sur ce qui se passe en Israël, et en Judée-Samarie en particulier. Nous voulions donc constater les réalités du terrain de nos propres yeux. Et c’est pour cette raison que nous avions accepté l’offre que nous avait faite David Pasder, de nous faire visiter plusieurs sites historiques dans le coeur de l’Israël biblique, ainsi que quelques villages Juifs de Judée-Samarie.

David a créé il y a quelques mois, avec un ami associé, une entreprise chargée d’organiser des visites en Judée-Samarie (“Lipkin-Pasder, Voyages d’étude et de découverte d’Israël”), non seulement pour faire visiter des sites qui appartiennent au coeur historique d’Israël, mais aussi pour montrer aux visiteurs de quelle manière vivent les Juifs qui ont voulu revenir s’installer dans le pays qui leur a été donné par le Seigneur.

David est un Juif national-religieux. Né et éduqué en France, il a tout quitté un jour pour venir (ou, plutôt, revenir) en Israël, avec sa femme et ses six enfants. Ils se sont finalement installés à Ofra, en pays de Benjamin.

Jusqu’à la guerre de 1967, il n’y avait aucun Juif en Judée-Samarie. Ils sont actuellement près de 350.000, 500.000 avec les Juifs qui habitent les quartiers de Jérusalem libérés de l’occupation jordanienne en juin 1967, pour la plupart des Juifs religieux. Ils sont installés dans des implantations, des kibboutzim ou des villes nouvelles, et ont entrepris activement de développer et de remettre en valeur ce qui est toujours resté “leur” pays.

Nous avons librement circulé en Judée-Samarie pendant deux jours, et effectivement, nous n’avons jamais eu l’impression d’être dans une zone en guerre, ni même sous occupation militaire. L’armée Israélienne est certes présente, mais elle est très discrète, et on la voit très peu.

A ce sujet, nous avons été étonnés du contraste que nous avons remarqué entre les deux aéroports de Roissy, en France, et de Ben Gourion, en Israël. A Roissy, nous pouvions voir des militaires armés circulant partout. Rien qu’autour des guichets d’El Al, ils étaient une bonne dizaine. Mais, quand nous sommes arrivés en Israël, nous n’avons remarqué aucun militaire armé, aucun déploiement imposant de force.

Nous sommes passés, avec notre voiture immatriculée en Israël, devant de nombreux villages arabes, d’aspect prospère, et à proximité de grandes villes Palestiniennes comme Ramallah, sans jamais nous sentir en danger, ni au milieu d’un pays occupé et opprimé par l’occupant.

Un Arabe qui se rend aujourd’hui dans une implantation Israélienne, pour son travail ou en visite, ne court aucun danger pour sa vie. Tandis qu’un Israélien qui se rendrait dans une ville arabe courrait un réel danger.

La Judée-Samarie est actuellement divisée en trois zones: une zone, la plus étendue, entièrement contrôlée par les Palestiniens, une zone contrôlée politiquement par l’Autorité Palestinienne, mais dont la sécurité est confiée aux Israéliens, et une zone entièrement contrôlée par Israël, pour des raisons de sécurité nationale (vallée du Jourdain, hauteurs des montagnes de Judée-Samarie, et principales implantations).

Ces trois zones s’imbriquent parfois de manière tellement inextricable qu’il apparaît, sur le terrain, impossible de constituer un jour un Etat Palestinien indépendant et viable, d’où seraient entièrement exclus tous les Juifs qui y sont actuellement installés.

Il faut dire que les Arabes sont pleinement admis par Israël sur son territoire, tandis qu’aucun Juif ne serait admis sur le territoire du futur Etat que les Palestiniens réclament.

Il faut ici remarquer que la notion d’Etat n’est pas familière aux Arabes, qui restent attachés à la notion de tribu. David Pasder a le sentiment que beaucoup d’Arabes de Judée-Samarie se méfient d’un Etat Palestinien qui serait contrôlé par l’Autorité Palestinienne, et préfèreraient demeurer au sein de leurs propres structures tribales, qui correspondent mieux à leurs aspirations profondes.

Ces tribus pourraient d’ailleurs conclure avec les autorités israéliennes des accords spécifiques, comme celui qui existe actuellement à Hébron, entre les Juifs locaux et l’importante tribu ‘Al G’abari, concernant tout particulièrement les services médicaux.

D’ailleurs, la Thora demande aux Israélites de traiter l’étranger qui demeure au milieu d’eux avec bienveillance, et de “l’aimer comme eux-mêmes”, car eux aussi ont été étrangers au pays d’Egypte.

Toutefois, si un tel Etat Palestinien devait un jour être créé, cela consisterait à exciser du coeur même de l’Israël historique toute présence Juive, et à nier complètement les droits historiques et bibliques du peuple Juif sur ces territoires. Une telle aberration ne saurait être envisagée par aucun Juif conscient de son histoire et attaché à la Parole du Dieu d’Israël.

Tant que les Palestiniens n’auront pas accepté le principe de reconnaître les droits historiques et religieux fondamentaux du peuple Juif sur ces territoires, il n’y aura jamais d’accord définitif possible entre Juifs et Arabes.

Les Juifs qui se sont actuellement installés en Judée-Samarie y sont manifestement “chez eux,” et ils y sont revenus pour y rester. Rien ne pourra les en faire partir, sinon une nouvelle guerre où ils seraient vaincus. Mais une telle hypothèse est bien improbable, compte tenu de l’histoire récente de toutes les guerres israélo-arabes.

Une autre éventualité serait qu’un accord finisse par être conclu entre un gouvernement d’Israël et les Palestiniens, aboutissant à la création d’un Etat Palestinien, et que la plupart des Juifs de Judée-Samarie, sauf dans quelques grandes implantations, soient contraints de partir, comme l’ont été les quelques milliers de Juifs de Gaza. Toutefois, de telles évacuations, en Judée-Samarie, se heurteraient certainement à une très vive opposition de la part des nombreux Juifs qui y résident actuellement, et ne se feraient pas sans troubles graves.

Je sais qu’un tel langage peut me faire accuser de Sionisme. Mais un Chrétien engagé ne peut pas parler de la Judée et de la Samarie sans faire référence à la Bible, ni à la volonté de Dieu qui s’y exprime clairement.

Or, que dit la Bible? Elle dit que l’Eternel a donné la terre d’Israël aux descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Et que cette terre dépasse, et de loin, les limites actuelles de l’Etat d’Israël. Elle dit aussi qu’à la fin des temps, le Seigneur ramènera en terre d’Israël le peuple Juif dispersé, et qu’il n’en sera plus arraché.

Certes, les prophètes d’Israël, en particulier Daniel et Zacharie, ont annoncé, pour la fin des temps, des événements encore bien sombres pour Israël. Notre ami David Pasder est persuadé que ces prophéties se sont accomplies lors de la dernière guerre mondiale. Toutefois, il nous suffit de lire ce simple passage suivant, pour comprendre que le temps de “l’angoisse de Jacob” n’est pas encore achevé:

Voici, le jour de l’Eternel arrive, et tes dépouilles seront partagées au milieu de toi. Je rassemblerai toutes les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem; la ville sera prise, les maisons seront pillées, et les femmes violées; la moitié de la ville ira en captivité, mais le reste du peuple ne sera pas exterminé de la ville. L’Eternel paraîtra, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient; la montagne des oliviers se fendra par le milieu, à l’orient et à l’occident, et il se formera une très grande vallée: une moitié de la montagne reculera vers le septentrion, et une moitié vers le midi. Vous fuirez alors dans la vallée de mes montagnes, car la vallée des montagnes s’étendra jusqu’à Atzel; vous fuirez comme vous avez fui devant le tremblement de terre, au temps d’Ozias, roi de Juda. Et l’Eternel, mon Dieu, viendra, et tous ses saints avec lui. En ce jour-là, il n’y aura point de lumière; il y aura du froid et de la glace. Ce sera un jour unique, connu de l’Eternel, et qui ne sera ni jour ni nuit; mais vers le soir la lumière paraîtra” (Zacharie 14: 1-7).

Manifestement, cette prophétie n’est pas encore accomplie, puisque le Mont des Oliviers est toujours en place!

Nous, Chrétiens, croyons que “l’Eternel” qui paraîtra, et qui posera Ses pieds sur le Mont des Oliviers, sera le même que Celui qui est parti pour remonter au Ciel, il y a près de 2.000 ans, quarante jours après Sa résurrection, devant une multitude de disciples, et qui n’est autre que le Seigneur Jésus, le Fils du Dieu Vivant:

“Après avoir dit cela, il (Jésus) fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent: Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel. Alors ils retournèrent à Jérusalem, de la montagne appelée des oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d’un chemin de sabbat” (Actes 1: 9-12).

Jésus reviendra donc poser Ses pieds sur le Mont des Oliviers, au moment où la détresse sera grande pour Israël et pour Jérusalem. Mais Dieu ne permettra pas que Son peuple soit détruit par toutes les nations qu’Il aura Lui-même envoyées pour attaquer Jérusalem. Jésus reviendra en gloire, mettra fin à la bataille d’Armaguédon, rétablira le trône de David, et commencera Son règne millénaire sur la terre entière.

Alors s’accompliront toutes les prophéties messianiques qui ne s’étaient pas encore accomplies lors de la première venue du Seigneur. Alors Sion redeviendra effectivement la lumière du monde.

Le premier jour, David Pasder nous fit visiter les sites bibliques célèbres de Béthel (en Hébreu “Maison de Dieu”) et de Silo (en Hébreu “Lieu de repos”).

C’est à Béthel que Jacob, fuyant Esaü son frère, avait passé la nuit en ayant fait d’une pierre son oreiller. C’est là qu’il avait eu son fameux songe, voyant une échelle reliant la terre et le ciel, et des anges montant et descendant sur cette échelle. C’est aussi à Béthel que fut enterrée sous un chêne Débora, la nourrice de Rebecca. C’est encore à Béthel que Jéroboam, premier Roi du royaume du nord, éleva un veau et établit des prêtres, pour tenter de freiner l’exode des Juifs pieux vers le royaume de Juda. C’est enfin à Béthel que le fidèle Roi Josias vint renverser l’autel impie, accomplissant ainsi l’ancienne prophétie d’un homme de Dieu.

David nous fit monter au sommet d’un château d’eau, d’où nous pouvions étendre nos regards sur tout le pays de Benjamin, et même bien au-delà. Bible en main, il nommait avec enthousiasme tous les lieux que l’Eternel avait attribués à Israël, et dont la plupart avaient été identifiés par les archéologues.

D’ailleurs, beaucoup de villages Arabes avaient conservé des noms qui rappelaient toujours les noms hébreux donnés à ces localités dans la Bible.

David nous conduisit ensuite au lieu présumé du rocher de Jacob. L’endroit est truffé de très anciennes tombes souterraines, prouvant qu’il était depuis longtemps considéré comme sacré.

Près du rocher de Jacob se dresse un très vieux chêne vert, qui n’est sans doute pas le chêne sous lequel fut enterrée Débora, mais qui pourrait bien être l’un de ses descendants.

Plus au nord, le site de Silo est encore très impressionnant. D’importantes fouilles archéologiques y sont menées. On y a découvert les restes d’une ville assez étendue. C’est à Silo que le Tabernacle avait été dressé par Josué, et qu’il y était resté pendant des centaines d’années, avant la construction du Temple de Salomon.

Le site de Silo a été identifié par une mosaïque découverte sur le sol d’une ancienne église byzantine édifiée sur ces lieux, où figure l’inscription suivante: “Seigneur Jésus-Christ, aie pitié des habitants de Silo.”

Surplombant la “route des Patriarches”, qui traverse du nord au sud la Judée et la Samarie, l’antique site de Silo conserve toute sa grandeur. L’endroit présumé où était le Tabernacle est un rectangle aplani dans la roche, et qui correspond aux dimensions du tabernacle.

Tout autour de cet emplacement présumé, à perte de vue, sur les collines en gradins qui l’entourent comme un amphithéâtre, des milliards de tessons de poteries jonchent le sol. David nous explique que, lorsque le peuple venait trois fois par an pour les Fêtes de l’Eternel, il consommait la chair des sacrifices dans une vaisselle qui devait ensuite être brisée, afin de ne plus être employée pour des usages profanes. En outre, le peuple ne pouvait manger les sacrifices que dans des endroits d’où le Tabernacle était visible.

Après avoir visité ces deux sites si importants pour la mémoire du peuple Juif, je ne peux m’empêcher de penser à ces versets:

“Allez donc au lieu qui m’était consacré à Silo, où j’avais fait autrefois résider mon nom. Et voyez comment je l’ai traité, à cause de la méchanceté de mon peuple d’Israël” (Jérémie 7: 12).

“Ne cherchez pas Béthel, n’allez pas à Guilgal, ne passez pas à Beer-Schéba. Car Guilgal sera captif, et Béthel anéanti. Cherchez l’Eternel, et vous vivrez! Craignez qu’il ne saisisse comme un feu la maison de Joseph, et que ce feu ne la dévore, sans personne à Béthel pour l’éteindre” (Amos 5: 5-6).

Silo et Béthel, lieux où Dieu avait fait résider Son Nom, et où Il avait parlé à Israël, avaient été détruits à cause de l’idolâtrie et de la méchanceté de Son peuple. Toujours à cause de cette méchanceté et de cette idolâtrie, Dieu avait aussi fini par détruire, par deux fois, la Maison qui avait été bâtie à Son Nom à Jérusalem, et par disperser Son peuple au milieu de toutes les nations.

Mais voici que nous assistons aujourd’hui au retour de ce peuple dispersé dans le pays que lui a donné l’Eternel! Nous savons que ce retour, après près de deux mille ans d’exil, ne peut être que l’oeuvre de l’Eternel.

Toutefois, nous croyons qu’une paix réelle et définitive ne sera pas établie dans ce pays tant que le Messie, le Prince de la Paix, n’y règnera pas. Mais, hélas, le Messie auquel nous croyons, Jésus de Nazareth, n’est pas le même que celui que les Juifs pieux attendent aujourd’hui!

Pour reprendre le récit de notre visite des lieux historiques de la Judée-Samarie avec notre ami David Pasder, ce qui lui tient le plus à coeur, c’est de nous faire comprendre que nous assistons au grand retour final d’Israël vers son pays, que ce retour est conduit par Dieu, et qu’il est inéluctable, selon Sa Parole.

Il est soucieux de nous montrer “sur le terrain” ce qui se passe en Judée et en Samarie, et comment vivent ces Juifs revenus “à la maison.”

Il insiste à plusieurs reprises sur le fait que l’Etat d’Israël a toujours été presque “maladivement” soucieux de respecter les droits des Arabes qui pouvaient exhiber des titres de propriété, et que tous ceux qui ont pu le faire ont toujours été dédommagés.

David nous fait ensuite visiter Ofra, la petite ville où il s’est établi. Il ne s’agit pas de l’Ofra, patrie de Gédéon, mais de l’Ofra de Benjamin, près de la route des patriarches, au nord-est de Béthel, en direction de Silo. Six cent familles y résident et y vivent en paix.

Ce sont souvent des familles nombreuses, les Juifs religieux étant attachés à l’ordre que le Seigneur, dans la Genèse, leur a donné de “croître et multiplier.” La population Juive en Judée-Samarie s’accroît d’ailleurs, pour diverses raisons, dont une fécondité plus grande, près de trois fois plus vite que dans le reste d’Israël.

Un magnifique collège de filles s’étend sur un campus de type américain. David veut nous faire tout visiter, la poste, le centre médical, la supérette bien achalandée, et, surtout, la très belle synagogue, en partie décorée par son épouse. Partout s’alignent des maisons belles et modernes, mais sans ostentation. On sent réellement que tous les résidents se considèrent comme revenus “à la maison,” et qu’ils sont heureux de faire partie de ceux qui ont répondu à un appel divin.

David nous conduit aussi chez lui pour nous présenter à son épouse, et boire une boisson chaude. La maison est simple et confortable, l’accueil chaleureux, et nous y passons un moment fort agréable.

David sait bien qui nous sommes, et ce que nous croyons. Mais il sait aussi que nous aimons Israël et les Juifs, et que nous le leur montrons. En fait, nous aimons tous les hommes, à présent que le Seigneur a changé notre coeur! Mais nous savons aussi reconnaître que la Parole de Dieu a été confiée aux Juifs, et que le salut vient des Juifs. Nous avons donc une dette envers les Juifs, et nous leur sommes reconnaissants de nous avoir transmis la Parole de Dieu.

En rentrant à notre hôtel, le soir venu, David nous rappelle la coutume israélienne de prendre des auto-stoppeurs, afin d’accomplir une “bonne action.” Il nous conduit donc à l’arrêt de bus, et nous embarquons deux jeunes que nous pouvons conduire sur la route de Tel-Aviv. A l’entrée de Jérusalem, au check point, ils nous ont sans doute permis de passer immédiatement, sans être inspectés.

Le second jour, nous reprenons contact avec David Pasder, qui nous conduit à Hébron, ville sainte du Judaïsme, là où s’était établi Abraham, là où sont aussi enterrés les patriarches et leurs épouses, et là où David a régné pendant sept ans, avant de régner sur tout Israël à Jérusalem.

La ville d’Hébron est aujourd’hui une ville arabe. Mais, depuis 1967, un petit groupe de Juifs religieux est revenu s’y installer, sous la protection nécessaire de l’armée. Les Juifs ont en outre construit à proximité la ville nouvelle de Kyriat Arba.

David nous fait visiter les tombeaux des Patriarches. Les Musulmans y sont aussi admis, mais à des heures règlementées, afin d’éviter tout trouble éventuel.

En arrivant devant l’imposant édifice, David nous montre l’endroit où, pendant des siècles, les Juifs n’étaient admis qu’à l’angle du mur principal, où un petit trou dans la muraille leur permettait de deviner l’endroit où étaient enterrés leurs ancêtres.

Quelques marches en bois leur permettaient d’accéder à ce trou. Ce n’est qu’en 1967, lorsque l’armée d’Israël a repris le contrôle de ces lieux, que cet “escalier de la honte” a pu être démoli, et qu’un plein accès à ce bâtiment sacré pour tous les Juifs leur a de nouveau été permis.

De grands sarcophages matérialisent les emplacements sous lesquels reposent les patriarches et les “matriarches,” dans des grottes souterraines que l’on ne visite pas.

Une grande ferveur règne en ces lieux, remplis d’hommes et de femmes qui prient, psalmodient ou lisent des textes sacrés. Au milieu d’une conversation retentit brusquement la voix puissante du muezzin, qui nous rappelle que les Musulmans considèrent aussi ce lieu comme sacré.

Les Juifs ont réaménagé à Hébron deux ou trois petits quartiers, entièrement fermés et gardés militairement, où ils résident en permanence, séparés des Arabes. David nous fait visiter l’un de ces quartiers, aux beaux immeubles recouverts de “pierres de Jérusalem.” Un jardin d’enfants retentit des cris des bambins.

La vie y serait normale, si nous ne savions pas que cette paix précaire n’est maintenue que par la présence de l’armée d’Israël. Le souvenir du massacre atroce de la petite communauté Juive de Hébron, en 1929, y est encore bien présent.

On accuse souvent les Juifs de maintenir les Palestiniens dans des ghettos. Mais à Hébron, nous avons eu le sentiment que ce sont plutôt les Juifs qui sont maintenus dans des ghettos, par crainte des réactions de la population Arabe voisine. Ils savent que le moment n’est pas encore venu pour Juifs et Arabes de coexister partout pacifiquement.

David nous invite ensuite à déjeuner au restaurant de Gavna, situé sur une hauteur d’où nous avons une vue magnifique sur toute la région environnante.

Après le déjeuner, David nous fait visiter le Kibboutz Kfar Etzion, entre Hébron et Jérusalem. Ce kibboutz célèbre faisait partie des premières implantations Juives en Judée, et il avait été détruit deux fois, d’abord dans les années trente, et en 1948, lors de la première guerre israélo-arabe.

Les défenseurs encerclés par la Légion Arabe Jordanienne avaient pu faire évacuer leurs familles, mais les hommes, qui étaient restés pour défendre le kibboutz, et dont plusieurs étaient des rescapés de la Shoah, avaient été submergés par le nombre et l’équipement supérieur de leurs adversaires, qui les avaient tous massacrés, y compris les prisonniers et les blessés sans défense.

La résistance héroïque du kibboutz avait permis à Jérusalem de ne pas être attaquée par les armées arabes venant du sud, et la chute du kibboutz est intervenue le jour même de la déclaration de la création de l’Etat d’Israël par David Ben Gourion.

Le kibboutz avait été reconquis et reconstruit en 1967. Actuellement, il prospère et bouillonne de vie.

On nous fait assister à la projection d’un film d’archives, qui retrace l’histoire émouvante du kibboutz, et de la mort tragique de plus de deux cents de ses défenseurs.

La journée se termine par une visite de la ville nouvelle d’Efrat. David, là encore, est heureux et fier de nous montrer de quelle manière tous ces exilés d’Israël sont revenus s’implanter dans la terre de leurs ancêtres. Je pense à ce passage du prophète Esaïe:

Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob, que j’ai choisi, race d’Abraham que j’ai aimé! Toi, que j’ai pris aux extrémités de la terre, et que j’ai appelé d’une contrée lointaine, à qui j’ai dit: tu es mon serviteur, je te choisis, et ne te rejette point! Ne crains rien, car je suis avec toi; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. Voici, ils seront confondus, ils seront couverts de honte, tous ceux qui sont irrités contre toi; ils seront réduits à rien, ils périront, ceux qui disputent contre toi. Tu les chercheras, et ne les trouveras plus, ceux qui te suscitaient querelle; ils seront réduits à rien, réduits au néant, ceux qui te faisaient la guerre. Car je suis l’Eternel, ton Dieu, qui fortifie ta droite, qui te dis: ne crains rien, je viens à ton secours. Ne crains rien, vermisseau de Jacob, faible reste d’Israël; je viens à ton secours, dit l’Eternel, et le Saint d’Israël est ton sauveur. Voici, je fais de toi un traîneau aigu, tout neuf, garni de pointes; tu écraseras, tu broieras les montagnes, et tu rendras les collines semblables à de la balle. Tu les vanneras, et le vent les emportera, et un tourbillon les dispersera. Mais toi, tu te réjouiras en l’Eternel, tu mettras ta gloire dans le Saint d’Israël. Les malheureux et les indigents cherchent de l’eau, et il n’y en a point; leur langue est desséchée par la soif. Moi, l’Eternel, je les exaucerai; moi, le Dieu d’Israël, je ne les abandonnerai pas. Je ferai jaillir des fleuves sur les collines, et des sources au milieu des vallées; je changerai le désert en étang, et la terre aride en courants d’eau; je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, le myrte et l’olivier; je mettrai dans les lieux stériles le cyprès, l’orme et le buis, tous ensemble; afin qu’ils voient, qu’ils sachent, qu’ils observent et considèrent que la main de l’Eternel a fait ces choses, que le Saint d’Israël en est l’auteur” (Esaïe 41: 8-20).

Nous finissons la journée à la cafétéria d’un centre commercial à Jérusalem, où nous faisons connaissance d’un beau-frère de David, lieutenant-colonel de Tsahal à la retraite, très connu en Israël, avec lequel j’engage une conversation très animée. Nous commençons par parler politique, puis la conversation s’engage rapidement sur des sujets religieux.

Je peux lui expliquer en Qui et en quoi je crois, ce qui suscite l’intérêt et les questions de mon interlocuteur. Nous devons, hélas, mettre trop rapidement un terme à cette conversation. Quand des hommes de bonne volonté se rencontrent, les échanges sont vite passionnants!

Au final, ces deux journées passées en compagnie de notre ami David ont été très enrichissantes. Nous avons établi des liens de sincère amitié, et nous ne l’oublierons certainement pas dans nos prières, lui et toute sa famille!

Nous avons eu aussi l’occasion d’avoir des conversations assez approfondies avec un Juif religieux rencontré au cours de notre séjour. Pour préserver son anonymat, nous l’appellerons Josué. Pour nous, et pour moi en particulier, ce fut une joie profonde de pouvoir échanger librement avec un Juif religieux, d’écouter ses convictions, et de lui faire part des miennes.

Nous avons parlé de beaucoup de choses avec Josué, ce qui m’a permis de mieux comprendre la mentalité et les croyances d’un Juif religieux. J’ai demandé à Josué s’il connaissait la doctrine chrétienne. Il admit qu’il l’ignorait, mais il a accepté que je la lui expose. Cela m’a permis d’écouter et de comprendre ses réactions.

Pour Josué, il est impossible que le Dieu d’Israël puisse S’incarner comme un homme. Il sait que l’Ange de l’Eternel a pu Se manifester dans le passé sous une forme humaine. Mais il rejette l’idée d’une incarnation de Dieu dans la chair.

Pourtant, une telle incarnation avait bien été annoncée par les prophètes:

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. Donner à l’empire de l’accroissement, et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et à toujours: voilà ce que fera le zèle de l’Eternel des armées” (Esaïe 9: 6-7).

Cette prophétie parle bien d’un Fils né dans la chair, qui est appelé “Dieu puissant, Père éternel, Prince de la Paix.”

J’ai expliqué à Josué que, pour nous Chrétiens, Jésus n’est pas simplement un homme comme nous. Mais Il est le Fils de Dieu, Dieu incarné dans la chair pour nous sauver, en expiant nos péchés à la croix.

Josué ne pouvait admettre non plus qu’un homme puisse être sacrifié pour expier le péché des autres. C’est une idée qui lui est complètement étrangère. Pour lui, chaque homme est responsable de ses propres péchés, mais Dieu peut faire grâce à un pécheur qui se repent.

Pourtant, la Thora déclare bien que le sang a été donné pour faire l’expiation des péchés. Le sang des sacrifices ne faisait qu’annoncer et préfigurer le sang du sacrifice suprême qui devait être offert par le Messie, comme l’annonce clairement Esaïe 53: 4-5:

Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié.Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.”

Josué a du mal d’accepter ce texte d’une manière littérale. Il insiste sur le fait que, pour comprendre exactement la Bible, il faut d’abord bien connaître l’Hébreu, mais aussi être guidé par un sage, pour recevoir la véritable interprétation du texte.

Si Dieu accepte la repentance du pécheur, cela ne peut être que grâce au sacrifice qui a été accompli par Jésus-Christ, afin que la justice de Dieu soit pleinement satisfaite.

Josué m’explique aussi quelle est, pour les Juifs religieux, leur conception du Messie d’Israël. Ce Messie, me dit-il, sera un homme ordinaire, qui aurait pu apparaître à n’importe quelle génération, si les conditions avaient été réunies. Ce sera donc un homme énergique et puissant, un meneur d’hommes charismatique parfaitement versé dans la Thora, qui ramènera le peuple d’Israël tout entier à l’obéissance de la Parole de Dieu, et grâce auquel Sion redeviendra la lumière de toutes les nations.

Sur ces trois points qui sont au coeur du Christianisme, c’est-à-dire l’incarnation du Fils de Dieu, l’expiation de nos péchés par Son sacrifice sur la croix, et la venue du Messie souffrant, précédant le retour sur la terre du Messie glorieux, nous ne pouvons que constater le gouffre qui nous sépare.

Le vrai miracle, pour nous, c’est qu’un Juif religieux comme Josué, et des Chrétiens engagés comme nous, aient pu librement parler de sujets profonds dans des sentiments de sincère amitié, et dans un respect mutuel total. Lui comme nous, nous n’avons pas caché notre foi, ni ce que nous croyons. Mais, comme je l’ai dit à Josué, je sais que le Dieu de Vérité ne manquera pas de révéler la Vérité à ceux qui l’aiment et qui la recherchent!

Un autre point que nous avons constaté, au cours de nos discussions, c’est la très grande admiration que les Juifs religieux vouent à leurs “sages.” Pour Josué, la compréhension complète de la Parole de Dieu ne peut que passer par l’intermédiaire des lumières divines reçues par ces sages.

Nous croyons en revanche que nous pouvons avoir avec Dieu une relation directe, sans autre intermédiaire que Jésus-Christ, et que l’Esprit de Dieu qui demeure en nous est Celui qui est chargé de nous conduire dans toute la Vérité.

Josué nous a montré certains livres épais de commentaires rabbiniques: sous un seul verset de la Bible, s’alignent souvent des pages de commentaires faits par divers sages. Et ces commentaires ont apparemment autant d’autorité que la Bible elle-même.

Nous constatons, là encore, une différence fondamentale avec nous, Chrétiens: nous croyons que notre foi en Jésus-Christ nous a non seulement acquis le plein pardon de nos péchés, mais nous a aussi permis de passer par une nouvelle naissance spirituelle.

En acceptant Jésus-Christ comme notre Sauveur et Seigneur, Il nous a non seulement pardonné tous nos péchés, mais Il nous a littéralement re-créés à Son image. Notre esprit est renouvelé et uni à l’Esprit de Dieu. Nous sommes devenus, en Christ, justice même de Dieu, par la grâce du Seigneur.

Par cette nouvelle naissance, il faut insister sur ce point, nous devenons des hommes et des femmes littéralement recréés à l’image du Seigneur Lui-même, et Dieu peut alors nous remplir de Son Esprit.

Nous devenons alors le tabernacle vivant de Dieu, comme l’avaient annoncé les prophètes:

Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont violée, quoique je fusse leur maître, dit l’Eternel. Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit l’Eternel: je mettrai ma loi au dedans d’eux, je l’écrirai dans leur coeur; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Celui-ci n’enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant: connaissez l’Eternel! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Eternel; car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché” (Jérémie 31: 31-34).

Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois” (Ezéchiel 36: 25-27).

Nous croyons donc que cette “nouvelle alliance” est celle qui a été conclue par le sang de Jésus, ce qui Lui a permis de nous donner ce coeur nouveau, dans lequel vient demeurer l’Esprit même de Dieu, pour nous guider dans toute Sa volonté.

Il nous est donc possible d’avoir avec le Seigneur notre Dieu une relation directe, personnelle, et vivante, que les Juifs pieux ne peuvent même pas imaginer, me semble-t-il. Pour eux, la présence vivante de Dieu ne pourra réellement se manifester que dans le Lieu Très Saint du Temple de Jérusalem reconstruit. Tandis que, pour nous, dans cette nouvelle alliance, Dieu ne Se manifeste plus dans un Temple fait de mains d’hommes. Mais Il vient résider dans le temple vivant de notre esprit régénéré.

Je veux offrir à Josué le petit Nouveau Testament que j’avais toujours avec moi. Il me répond qu’il n’est pas autorisé à en prendre connaissance. Je lui fais alors remarquer qu’un Juif religieux ouvert devrait avoir la liberté de s’intéresser aux textes fondateurs d’un mouvement qui s’enracine en Israël, et qui a conservé tout le Tanach (la Bible Juive, que nous appelons “Ancien Testament”) dans ses textes inspirés.

Je comprends que les Juifs, ayant été violemment persécutés, au cours des siècles, par des hommes qui se prétendaient Chrétiens, aient fini par vouloir se fermer à toute influence chrétienne, ou, du moins, à s’en méfier profondément. Mais la recherche de la Vérité devrait être la plus forte.

Il me semble donc que tout Juif versé dans les Ecritures devrait chercher à comprendre quel est le coeur de la doctrine chrétienne, et qui est Celui qui a été reconnu comme le Messie d’Israël et le Sauveur du monde par tant de Chrétiens dans le monde.

Pour notre ami Josué, Jésus n’est qu’un Juif qui a créé une secte déviante, un Messie qui n’est pas le véritable Messie d’Israël, comme il y en a tellement eu au cours de l’Histoire. Il est étonné que je lui dise que je connais plus de quarante prophéties du Tanach qui se sont accomplies littéralement dans la personne et l’oeuvre de Jésus-Christ.

Il doute que l’interprétation chrétienne de ces prophéties soit la bonne, et s’en remet encore à l’interprétation des sages.

Finalement, Josué accepte le Nouveau Testament que je lui offre, mais me dit qu’il devra demander à son rabbin s’il peut, pour certaines raisons personnelles, lire certains textes du Nouveau Testament.

Plus tard, il m’informera que son rabbin lui avait accordé cette permission, et j’ai pu lui conseiller quelques lectures fondamentales.

Josué sait déjà que l’on ne peut pas mettre tous les Chrétiens dans le même sac, et qu’il existe des Chrétiens dits “évangéliques” qui n’ont pas, envers Israël et les Juifs, la même attitude que les Chrétiens qui appartiennent aux anciennes dénominations historiques.

On peut même affirmer que les seuls vrais amis d’Israël, aujourd’hui dans le monde, sont les Chrétiens évangéliques.

Il existe trois religions qui se réclament d’Abraham: le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. Toutefois, nous croyons que le Christianisme n’est pas une religion nouvelle, mais que c’est une Vie nouvelle, vécue en communion avec Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

Je dis ainsi à Josué que j’ai été moi-même conduit à lire le Coran, non pas pour y trouver la Vérité, puisque je l’avais déjà trouvée en Jésus-Christ, mais pour savoir sur quoi pouvait s’appuyer la foi des Musulmans, qui se réclament du même Abraham que celui que nous considérons comme le “père de la foi.”

C’est ainsi que j’ai pu découvrir, par exemple, qu’Allah, dans le Coran, déclare à plusieurs reprises qu’il a bien accordé la terre d’Israël aux Juifs, ce que les Musulmans se gardent bien de rappeler! Il y est aussi écrit que les textes fondamentaux du Judaïsme et du Christianisme ont été falsifiés, et que Mahomet est venu pour rétablir la vérité.

Or, un tel argument ne peut être soutenu. Car, si les textes originaux du Judaïsme et du Christianisme avaient été falsifiés, on aurait toutefois dû pouvoir conserver au moins la trace de quelques écrits originaux authentiques.

Or, tous les manuscrits juifs et chrétiens recensés depuis des siècles, et admis dans le Canon officiel, disent tous la même chose, à quelques exceptions mineures près.

En outre, nous savons que Dieu veille Lui-même sur Sa Parole. Quand on voit avec quel soin minutieux les Juifs, à qui Dieu a révélé Sa Parole, ont veillé à conserver scrupuleusement cette Parole dans toute sa pureté, au iota près, cela ne peut être dû qu’à un miracle divin.

La Bible et le Coran ne peuvent donc pas être tous deux la Parole de Dieu, compte tenu des contradictions fondamentales qui existent entre ces deux textes. Pour ne prendre qu’un seul exemple, Jésus, dans le Coran, n’est pas mort sur la croix. Il a été remplacé au dernier moment par quelqu’un d’autre.

Or, si Jésus n’était pas mort sur la croix, Il n’aurait jamais pu expier nos péchés par Sa mort, et Il n’aurait jamais été Le Ressuscité, Le grand Vainqueur de la mort! Si Jésus n’était pas mort et ressuscité, nous ne serions pas sauvés, et nous devrions tous mourir dans nos péchés!

Soit la Bible est la Vérité, soit c’est le Coran qui l’est, mais ces deux livres ne peuvent être en même temps la Vérité! Je suis encore une fois convaincu que tous ceux qui veulent connaître la Vérité seront conduits dans toute la Vérité par le Dieu de Vérité!

Les Juifs religieux, quant à eux, en s’interdisant de lire les textes fondamentaux chrétiens, évitent ainsi de se remettre en question. Pourtant, s’il est vrai que Jésus-Christ est le Messie d’Israël, comme les Chrétiens le croient, le fait d’ignorer ou de refuser cette vérité entraîne nécessairement des conséquences d’une extrême gravité.

La meilleure attitude serait donc, pour les Juifs religieux, de lire les Ecritures chrétiennes, dans un esprit de recherche de la Vérité, et d’interroger sincèrement le Dieu d’Israël, pour savoir si Jésus-Christ est réellement leur Messie. On peut, encore une fois, être certain que Dieu, qui est la Vérité, révélera toujours la Vérité à ceux qui la recherchent sincèrement.

Notre dernière journée en Israël a été consacrée à une visite à Jéricho. Cette ville a été confiée par Israël au contrôle de l’Autorité Palestinienne. Elle est peuplée d’Arabes, pour la plupart Musulmans, avec une petite minorité d’Arabes Catholiques, Orthodoxes ou Coptes.

Il y a longtemps que nous voulions visiter cette vaste et magnifique palmeraie, dont les murailles s’étaient écroulées devant Josué, et dont les eaux avaient été assainies par Elisée le prophète. C’est aussi à Jéricho que Jésus avait logé chez Zachée le publicain, et avait guéri l’aveugle Bar-Timée.

Il y a toujours, à l’entrée de Jéricho, un majestueux sycomore, qui aurait, selon les experts, plus de 600 ans. Il ne peut donc s’agir du sycomore où était monté Zachée pour apercevoir Jésus. A moins que le Seigneur, qui a par ailleurs maudit un figuier, ait béni ce sycomore, afin de le conserver en vie jusqu’à ce jour!

A l’entrée de Jéricho, nous sommes contrôlés par un groupe de soldats Palestiniens. Constatant que nous sommes Français, ils nous laissent passer en souriant, et en nous disant: “Bienvenue en Palestine!”

Je suis ému par ce désir d’indépendance du peuple Palestinien. Ils attendent un Etat indépendant, mais ils ne savent pas que c’est la volonté du Dieu d’Israël qui s’accomplira finalement.

Je sais toutefois qu’il y a aussi un plan de bénédiction divine pour les enfants d’Ismaël. Voici ce que le Seigneur a dit à Abraham, concernant Ismaël:

A l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation” (Genèse 17: 20).

Voici ce que déclare également le prophète Esaïe:

“En ce même temps, il y aura une route d’Egypte en Assyrie: Les Assyriens iront en Egypte, et les Egyptiens en Assyrie, et les Egyptiens avec les Assyriens serviront l’Eternel. En ce même temps, Israël sera, lui troisième, uni à l’Egypte et à l’Assyrie, et ces pays seront l’objet d’une bénédiction. L’Eternel des armées les bénira, en disant: bénis soient l’Egypte, mon peuple, et l’Assyrie, oeuvre de mes mains, et Israël, mon héritage!” (Esaïe 19: 23-25).

Il viendra donc un temps où les ennemis d’aujourd’hui seront réconciliés! L’empire Assyrien s’étendait de l’Irak actuel à la Syrie, au Liban, à la Jordanie, au nord de l’Arabie, ainsi qu’à une partie de la Turquie et de l’Egypte, tous ces pays étant aujourd’hui peuplés de Musulmans.

Un jour, tous ces peuples serviront l’Eternel, et seront unis à Israël! Quelle perspective magnifique et encourageante, quand on voit les conflits actuels! Cette prophétie ne s’accomplira sans doute que lors du règne du Seigneur Jésus sur la terre du Millenium.

Dieu bénira donc les enfants d’Ismaël, mais Il ne permettra pas qu’ils s’emparent du pays qu’Il a donné aux enfants d’Israël.

Nous devions rencontrer à Jéricho une chère Soeur en Christ, que nous avions bien connue en France, et qui avait ressenti un appel pour aller travailler au sein de l’organisation Seeds of Hope (Semences d’Espoir). Cette organisation a pour objectif de promouvoir l’éducation, le développement économique, l’aide humanitaire, et les échanges culturels, au sein des populations Arabes, dans les territoires contrôlés par l’Autorité Palestinienne, et particulièrement à Jéricho. L’essentiel du financement est actuellement assurée par des Chrétiens américains.

Le fondateur de Seeds of Hope est Tass Saada, dont le témoignage autobiographique s’intitule “J’ai combattu avec le Fatah.” Il y raconte de quelle manière le féroce combattant Palestinien qu’il était, ancien chauffeur et compagnon de Yasser Arafat, s’est converti à Christ, après avoir bien souvent échappé à la mort.

Tass et son équipe gèrent en particulier une école maternelle très appréciée par la population locale. Cette école accueille une centaine d’enfants, dont s’occupent une dizaine de jeunes femmes Musulmanes ou Chrétiennes.

Une autre équipe s’occupe d’une garderie qui reçoit une quinzaine de tout petits.

Tass et son épouse Karen, qui sont très souvent en voyage, étaient justement présents, et nous avons pu passer quelques heures très agréables avec eux et leur équipe.

Leur travail au milieu d’une population en grande partie Musulmane n’est pas toujours facile. Mais ils peuvent établir avec les Musulmans des rapports amicaux, et susciter de leur part des interrogations et des questions. Les autorités locales savent que cette oeuvre est financée et gérée par des Chrétiens, mais elles acceptent leur présence et leur action, en raison des bienfaits qu’en retire la population locale.

Nous sommes particulièrement heureux, au cours de ce bref séjour, d’avoir pu rencontrer, comme nous le souhaitions, des Chrétiens Arabes, des Juifs Messianiques, et des Juifs religieux. Nous les avons écoutés et interrogés, dans le désir de mieux connaître leurs problèmes et leurs aspirations.

En regardant vivre ces Arabes et ces Juifs, nous avons la certitude que la plupart d’entre eux désirent ardemment la paix, mais que des obstacles apparemment insurmontables viennent contrarier ce désir. Une minorité d’extrémistes, des deux côtés, restent campés sur leurs positions irréconciliables. La paix semble à la fois si proche et si lointaine!

Nous savons qu’une paix véritable ne sera possible qu’après le retour sur terre du Seigneur Jésus. Mais nous savons aussi, hélas, qu’avant ce règne messianique tant attendu, de grandes tragédies doivent encore se produire dans ce Moyen-Orient si agité. Notre coeur se serre en voyant les souffrances que tant d’hommes et de femmes ont endurées, et devront encore endurer.

Prions pour que le Seigneur touche les coeurs d’une multitude de Musulmans et de Juifs, et les conduise à cette nouvelle naissance en Christ, qui seule pourra faire d’eux des frères enfin réconciliés.

Je repense au Juif Arthur Katz, qui avait reconnu en Jésus son Messie, et que nous avions reçu chez nous en Cévennes, accompagné d’un Palestinien également converti à Christ. Quelle joie cela avait été pour nous de voir l’amour fraternel sincère que ces deux hommes se portaient! Partout où Jésus règne en Vérité, Son Amour règne aussi!

Ce n’est qu’en Christ que toutes les barrières de séparation tombent. En nous réconciliant avec Dieu, le Seigneur Jésus nous a aussi réconciliés les uns avec les autres, et nous pouvons alors nous aimer de l’amour véritable de Dieu.

Oui, Seigneur Jésus, que ton règne vienne, et que Ta volonté soit faite sur la terre comme elle est faite au Ciel!

B182-Accomplir les oeuvres de Jésus.

décembre 6, 2011

Article de Henri Viaud-Murat.

Le Seigneur nous appelle à ouvrir les yeux sur le projet grandiose qu’Il a conçu pour nous, à partir du moment où nous faisons partie de Sa nouvelle création.

Le projet du Seigneur, pour l’humanité perdue, ne s’arrête pas au rachat de celle-ci, pour que ses péchés soient pardonnés. Ce rachat a été accompli par le sacrifice substitutif du Seigneur Jésus, qui a versé Son sang pur sur la croix, pour expier nos péchés. Il est “l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.”

Le Seigneur nous a ainsi ouvert la porte, pour nous permettre de pénétrer dans Son Royaume, mais aussi pour accomplir sur cette terre les oeuvres qu’Il a Lui-même préparées pour nous, afin que nous les accomplissions.

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions” (Ephésiens 2: 8-10).

Dans le Royaume de Dieu, tout doit être reçu de Lui par la foi, pour que ce soit par grâce.

“C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous” (Romains 4: 16).

“Accomplir les oeuvres de Jésus” ne signifie donc pas que nous devons nous efforcer d’accomplir des bonnes oeuvres pour Dieu. Mais cela signifie que nous devons entrer par la foi dans les oeuvres que Dieu a préparées d’avance pour nous. Ces oeuvres suivent nécessairement notre foi.

Ce que nous devons donc savoir, sans l’ombre d’un doute, c’est que Dieu, par notre nouvelle naissance, et la présence du Seigneur en nous, nous a déjà rendus capables d’accomplir par la foi toutes les oeuvres qu’Il a préparées pour nous. Et c’est Sa volonté que nous les accomplissions.

“En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père” (Jean 14: 12).

Dieu n’aurait jamais préparé pour nous des oeuvres à accomplir, s’Il n’avait pas pris soin, en tout premier lieu, de nous transformer à Son image, pour nous rendre capables d’accomplir ces oeuvres.

Vous rendez-vous compte à quel point nous devons renouveler nos pensées et notre mentalité, afin de prendre la mentalité de Dieu, qui vit en permanence dans le surnaturel?

Nous ne sommes plus des pécheurs par nature! Nous ne sommes plus au bénéfice d’une ancienne alliance! Nous sommes au bénéfice de la nouvelle alliance annoncée par les prophètes, nouvelle alliance infiniment meilleure que l’ancienne, parce qu’elle a été conclue par le sang de Jésus!

En effet, sous cette nouvelle alliance conclue par le sang de Jésus, nous sommes devenus, en Christ, une nouvelle création qui est justice même de Dieu. Nous formons un seul esprit avec Christ. Christ demeure en nous, et nous demeurons en Christ. Nous sommes le tabernacle vivant de Dieu! En fait, le Père, le Fils et le Saint-Esprit demeurent en nous en permanence, dans le lieu très saint de notre esprit régénéré!

Réalisez-vous que le Saint-Esprit, qui a ressuscité Jésus d’entre les morts, et qui a accompli tous les puissants miracles qui ont été faits par le Seigneur, est ce même Saint-Esprit qui demeure en nous?

C’est le Saint-Esprit qui veut aussi nous introduire dans les oeuvres de Christ! Mais, pour cela, nous devons mourir entièrement à ce que nous étions auparavant, afin que Christ puisse Se manifester au travers de nous, et accomplir Ses oeuvres.

Nous devons changer complètement de mentalité, apprendre à connaître qui nous sommes en Christ, quelle est notre position céleste en Christ, et quelle est la grandeur de l’héritage que nous avons reçu en Christ.

Les plus grands obstacles que rencontre le Seigneur, pour nous introduire dans Ses oeuvres, résident au niveau de nos pensées et de nos mentalités. Nous devons donc commencer par purifier nos pensées de tout ce qui n’est pas en accord avec la pensée de Dieu. Notre mentalité ne doit plus être celle des hommes et du monde. Notre mentalité doit devenir celle du Seigneur Jésus!

Quelles sont donc les oeuvres que Dieu a préparées d’avance pour nous? Ce sont les mêmes oeuvres que celles que le Seigneur Jésus accomplissait quand Il était sur la terre.

Le Seigneur Jésus a accompli deux sortes d’oeuvres: des oeuvres de puissance, et des oeuvres qui dénotaient Son caractère divin.

Les oeuvres de puissance, en ce qui nous concerne, correspondent aux dons du Saint-Esprit, dont certains sont énumérés dans les passages suivants:

“Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit; à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit; à un autre, le don d’opérer des miracles; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre, la diversité des langues; à un autre, l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut” (1 Cor. 12: 7-11).

“Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris” (Marc 16: 17-18).

Les oeuvres qui dénotent le caractère divin de Jésus correspondent, pour nous, au fruit du Saint-Esprit et à l’amour de Dieu manifesté dans notre vie:

“Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance” (Galates 5: 22-23).

“La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n’est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout” (1 Cor. 13: 4-7).

Nous n’avons pas à choisir entre les dons OU le fruit de l’Esprit. Mais nous devons produire à la fois les dons ET le fruit de l’Esprit. Ce n’est qu’en produisant à la fois les dons et le fruit de l’Esprit que nous accomplirons pleinement toutes les oeuvres de Christ.

Certes, le plus important, c’est le fruit. Nous savons que beaucoup accompliront des oeuvres de puissance, alors qu’ils n’étaient même pas nés de nouveau! Ils avaient la puissance, mais sans produire le fruit.

“Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité” (Matthieu 7: 21-23).

Le Seigneur ne conteste pas le fait que ces gens aient produit de grandes oeuvres de puissance en Son Nom. Il ne dit même pas que ces oeuvres étaient des oeuvres de Satan. Mais Il dit qu’Il n’a jamais connus ceux qui ont accompli ces oeuvres, parce qu’ils commettaient l’iniquité, ou le péché.

Tous ceux qui sont nés de nouveau ont le désir ardent, dans leur coeur, de rejeter de leur vie toute iniquité, et de vivre dans la sainteté de leur Dieu.

Mais ce désir ne doit pas devenir une excuse pour ne pas produire les oeuvres de puissance que le Seigneur Jésus a produites! Ce n’est pas parce que le fruit de l’Esprit est le plus important, que nous devons négliger les oeuvres de puissance et les dons de l’Esprit! Car Dieu nous a rendus capables, en Christ, de les accomplir!

Tout est une question de foi! Si nous croyons réellement que Dieu, en Christ, nous a déjà rendus capables d’accomplir toutes les oeuvres de Christ, nous allons commencer à produire ces oeuvres, et nous les produirons de plus en plus, à mesure que notre intelligence sera renouvelée.

Je voudrais, dans ce court article, mettre un accent particulier sur une oeuvre de puissance que le Seigneur Jésus a continuellement accomplie dans Son ministère, et qu’Il veut donc que nous accomplissions aussi. Il s’agit de la guérison des malades.

Je suis convaincu que Satan ne veut surtout pas que les Chrétiens commencent à pratiquer la guérison des malades. Etant l’auteur de la maladie, il occupe, dans la vie de trop de Chrétiens, un terrain qu’il ne veut surtout pas abandonner. Il a réussi à leur faire croire une foule de mensonges pour les garder malades, et pour que la foi de l’Eglise, pour la guérison des malades, soit réduite à son plus bas niveau possible!

Bien-aimés, nous devons reconquérir, et bien au-delà, tout le terrain perdu, afin que le Seigneur Se réjouisse et soit glorifié, en nous voyant pratiquer les oeuvres de Son Fils!

Il nous suffit de lire les Evangiles pour nous rendre compte que la guérison des malades occupait une place privilégiée dans le ministère du Seigneur Jésus. Le Seigneur a toujours guéri tous les malades qui se sont approchés de Lui pour être guéris, et Il a même guéri des malades qui ne Lui avaient rien demandé.

Pourquoi le Seigneur Jésus a-t-il guéri tous les malades? Essentiellement pour deux raisons:

Première raison: Jésus a payé le prix pour notre guérison, en Se chargeant sur la croix de toutes nos maladies et de toutes nos infirmités.

“Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs (maladies) qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris” (Esaïe 53: 4-5).

“Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies” (Matthieu 8: 16-17).

“Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris” (1 Pierre 2: 24).

La guérison de nos maladies est donc parfaitement comprise dans l’oeuvre du Calvaire, tout autant que le pardon de nos péchés. Maladie et mort sont la conséquence du péché. Guérison, pardon des péchés et vie éternelle sont la conséquence du rachat déjà accompli par Christ sur la croix pour nous, si nous croyons!

Cette première raison serait parfaitement suffisante pour expliquer toutes les guérisons accomplies par le Seigneur Jésus. Mais il y a une autre raison pour laquelle le Seigneur a guéri tous les malades.

Deuxième raison: En guérissant tous les malades, le Seigneur Jésus a voulu prouver qu’Il avait, sur la terre, le pouvoir de pardonner nos péchés.

Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d’eux: Cet homme blasphème. Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos coeurs? Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison” (Matthieu 9: 2-6).

Comprenez-vous bien l’importance de la guérison des malades dans la pensée de Dieu et dans le ministère de Jésus? Pour le Seigneur, il est nécessaire que tous les malades soient guéris, non seulement parce qu’Il S’est chargé de leurs maladies, mais aussi pour prouver au monde entier qu’Il possède sur la terre le pouvoir de pardonner tous les péchés!

Quand nous désirons guérir un malade au Nom de Jésus, nous devons donc savoir que nous aurons toujours Dieu avec nous, car Lui aussi désire confirmer Sa Parole, par amour pour un monde perdu et souffrant, et pour glorifier l’oeuvre accomplie par Son Fils Jésus-Christ.

Nous devons vouloir tout ce que Dieu veut! Or Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1 Tim. 2: 4). Et le mot “sauvé”, en grec, inclut non seulement le pardon des péchés et la nouvelle naissance, mais la délivrance de tout lien démoniaque, et la guérison de toute maladie et de toute infirmité.

Le Seigneur Jésus ne S’est pas contenté de guérir Lui-même tous les malades. Mais Il a aussi donné ce même pouvoir à tous Ses disciples qu’Il a envoyés prêcher Sa Parole, en leur ordonnant de guérir eux-mêmes tous les malades, en Son Nom.

Pour nous, disciples du Seigneur, guérir les malades n’est donc pas une option, mais c’est une obligation solennelle! Voici ce que le Seigneur a ordonné à Ses disciples:

Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité” (Matthieu 9: 35 – 10: 1)

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement” (Matthieu 10: 5-8).

Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris” (Marc 16: 15-18).

Dans quelque ville que vous entriez, et où l’on vous recevra, mangez ce qui vous sera présenté, guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur: Le royaume de Dieu s’est approché de vous. Mais dans quelque ville que vous entriez, et où l’on ne vous recevra pas, allez dans ses rues, et dites: Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s’est attachée à nos pieds; sachez cependant que le royaume de Dieu s’est approché” (Luc 10: 8-11).

En donnant à Ses disciples le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité, le Seigneur Jésus S’attendait à ce qu’ils exercent ce pouvoir par la foi. Il voulait que le monde entier comprenne que le Royaume de Dieu s’était approché de lui. Pour cela, il fallait que les malades soient guéris, que les démons soient chassés, et que les morts ressuscitent.

Les disciples devaient donc exercer ce pouvoir de guérison de la même manière que le Seigneur Jésus l’avait exercé. Ils devaient, en entrant dans une ville, commencer par guérir tous les malades qui s’y trouvaient! Que ces malades croient ou pas, qu’ils se convertissent ou pas, qu’ils se repentent de leurs péchés ou pas, ils devaient tous être guéris!

Cela peut sembler révolutionnaire à certains qui lisent cela pour la première fois. Mais c’est pourtant la vérité! C’est bien ce que Jésus a dit à Ses disciples: “Dans quelque ville que vous entriez, et où l’on vous recevra… guérissez les malades qui s’y trouveront.”

Si Jésus vous avait donné le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité, en vous ordonnant de guérir les malades, dans toute ville où vous vous rendrez, que feriez-vous? Resteriez-vous tranquillement chez vous, en attendant que les malades arrivent? Ou prendriez-vous aussitôt l’initiative, en allant dans la ville de votre choix, pour y guérir les malades qui s’y trouvent?

La guérison des malades serait alors un signe que le Royaume de Dieu s’est approché de cette ville, et tous pourraient alors savoir que Jésus possède aussi, sur cette terre, le pouvoir de pardonner les péchés!

Bien-aimés, nous devons changer notre mentalité concernant la guérison des malades, et nous débarrasser de tous les faux enseignements que nous avons reçus dans ce domaine!

Le péché d’un malade ne vous empêchera jamais de le guérir, au Nom de Jésus, si vous croyez que le Seigneur vous a donné le pouvoir de le guérir, sans aucune autre condition que votre foi en la Parole du Seigneur!

Bien au contraire, la guérison d’un pécheur malade doit le pousser à la repentance, et à comprendre que le Seigneur Jésus veut pardonner aussi ses péchés, et lui apprendre à ne plus pécher!

Lorsque nous savons que la guérison de nos maladies a déjà été accomplie par le sacrifice substitutif du Seigneur Jésus sur la croix, nous devons aussi savoir que nous n’avons plus besoin de prier, pour convaincre Dieu qu’Il nous guérisse! Mais nous devons simplement remplir les conditions qui nous sont demandées, c’est-à-dire reconnaître que la guérison est un privilège qui nous a été accordé par grâce, et le saisir par la foi pour nous l’approprier.

Si vous étudiez de quelle manière le Seigneur Jésus a guéri les malades, vous constaterez qu’Il n’a jamais prié Dieu Son Père pour qu’Il guérisse les malades. Mais Il a ordonné à la maladie de partir, en prononçant une parole, en chassant un esprit d’infirmité, ou en touchant simplement le malade.

Jésus a exercé le pouvoir qu’Il avait reçu de Son Père, sans Se poser constamment des questions sur la volonté de Dieu de guérir tel ou tel malade: Il les a tous guéris, parce qu’Il savait que c’était la volonté de Son Père de les guérir tous!

De même, les disciples de Jésus devaient guérir tous les malades comme Il les aurait Lui-même guéris, parce qu’ils savaient que c’était la volonté de leur Maître de les guérir!

Quand les disciples ne sont pas parvenus à guérir un malade, le Seigneur Jésus leur a simplement reproché leur incrédulité. Non pas l’incrédulité du malade, mais l’incrédulité de celui qui a prié pour le malade!

En matière de guérison des malades, si nous voulons reconquérir le terrain perdu, le terrain que nous avons cédé à Satan, par ignorance ou par incrédulité, nous devons nous préparer à affronter un féroce combat de la part de notre ennemi.

Le malin ne cèdera pas volontiers le moindre pouce du terrain qu’il occupe illégalement! Bien souvent, il faudra l’expulser “manu militari”! Et il nous faudra persévérer dans une résistance ferme à l’ennemi, en utilisant toutes les armes que le Seigneur nous a données, jusqu’à ce que Satan s’enfuie loin de nous!

C’est cet esprit de résistance et de persévérance qui manque à beaucoup. Ils abandonnent le combat dès qu’ils sentent de la résistance, ou que la manifestation de la guérison tarde. Or, la foi véritable est celle qui n’abandonne jamais, et qui persévère jusqu’au bout, parce qu’elle sait qu’elle s’appuie sur la Parole du Seigneur, et que le Seigneur Lui-même veille sur Sa Parole pour l’accomplir.

Il est clair que nous n’obtiendrons sans doute pas des résultats parfaits et immédiats, comme ceux du Seigneur Jésus, quand nous commencerons à vouloir guérir les malades en Son Nom. Pour une raison simple, c’est que notre foi ne sera pas immédiatement au même niveau que la foi du Seigneur Jésus.

Nous devrons donc apprendre à ne pas regarder aux circonstances, et à ne jamais douter dans notre coeur. Nous devrons apprendre à ne jamais nous décourager en cas d’échec, mais à nous rapprocher constamment du Seigneur Jésus, l’auteur et le consommateur de notre foi, Celui qui la crée et qui l’amène à la perfection (Hébreux 12: 2).

N’hésitons donc jamais à imposer les mains aux malades que nous rencontrons, au Nom du Seigneur Jésus, et à continuer à le faire jusqu’à ce que leur guérison se manifeste! Ordonnons à la maladie de quitter les corps, au nom de Jésus! Ordonnons à ces corps malades d’être en pleine santé, au Nom de Jésus! Résistons vigoureusement au diable, au Nom de Jésus, avec une foi ferme, et il s’enfuira loin de nous!

Sachons qu’en agissant ainsi, Dieu Se réjouira de nous voir mettre Sa Parole en pratique, et de vouloir transmettre à tous ceux qui en ont besoin la bénédiction qu’Il veut leur donner! Dieu sera alors avec nous, nous verrons de plus en plus de confirmations de Sa volonté, et le Seigneur Jésus en sera toujours plus glorifié!

En double démarche d’apostasie d’avec l’Eglise catholique et les Témoins de Jéhovah : l’Evêché de Lille plus rapide que les Témoins de Jéhovah du Nord.

avril 5, 2010

Auteur en 2003 d’une thèse sur les Témoins de Jéhovah soutenue en Sorbonne, Philippe Barbey affirmait, à la page 127 du livre qu’il en a tiré,  » qu’on est toujours considéré comme Témoin de Jéhovah même lorsqu’on est excommunié. La preuve en est, précisait-il, que lorsque la personne est réintégrée, elle n’est pas rebaptisée 1″. Interrogée là-dessus, Madame D. exclue semble sceptique.  » Quand on est exclu, on est coupé de tout lien avec le groupe, on n’est plus considéré comme un membre à part entière. On est vouvoyé dès l’instant qu’on est exclu même si on fait appel, une procédure qu’on m’a indiquée. Il faut expédier un bref exposé des raisons pour lesquelles on conteste la décision. On n’est pas censé non plus nous délivrer de copie d’un registre de baptême qui n’existe que depuis 1999 2. Tout au plus est-on compté dans le rapport mondial comme sympathisant peut être. Mais considéré comme Témoin de Jéhovah lorsqu’on est exclue ça se saurait !

Un comportement choisi pour se faire exclure

« C’est vrai qu’on est vite pointé de l’index chez les Témoins de Jéhovah dès qu’on déroge visiblement aux normes du groupe. C’est parfois bien pratique « pour se faire mettre dehors » comme me l’ont confessé des ados et même des adultes en rupture de conformisme. Dans les faits, on est moins à l’aise cependant pour couper tout lien symbolique et définitif avec l’organisation. Alors qu’il suffit d’exhiber la cigarette ou de se faire une réputation de vagabondage sexuel par exemple et de continuer jusqu’à qu’on soit convoqué pour se faire exclure comme le disent les candidats à l’exclusion, il ne leur semble pas évident et facile pour autant d’expédier une lettre de retrait. Ça n’a pas bonne presse quand on se dissocie de l’organisation : si on a la  » honte d’être TJ » et qu’on veut se faire virer par sa conduite, ce n’est pas pour ça qu’on veut être apostat. A moins qu’on veuille avoir la paix définitivement. L’apostat c’est celui qui rentre en lutte contre l’organisation ou qui mine la foi des autres. On le reconnaît à ses doutes naissants. C’est au détour d’études universitaires dit-on qu’il commence à se poser des questions auxquelles les anciens ne lui apportent pas de réponses fondées. Il a du mal à se faire réintégrer s’il rédige une lettre pour revenir : il doit refréquenter les réunions où il entendra ânonner les mêmes réponses aux toujours mêmes questions, il devra se soumettre en fait et être assidu aux cinq réunions y compris à l’étude de livre mais pas dans un cercle privé. Il devra s’y rendre à la Salle. En fait il est déjà plus mal vu que quelqu’un qui a été exclu pour adultère car ce dernier est censé avoir succombé sans méchanceté. »

Revenir à ma tâche originelle

« Pour en venir à ma débaptisation chez les catholiques, tout est parti d’un site dédié à la question. J’ai voulu expérimenter la même démarche auparavant parmi les Témoins de Jéhovah. J’en ai profité pour demander au responsable de la congrégation qu’il me communique ma fiche d’activité et qu’il m’envoie photocopie de l’endroit où je figurais dans son registre. Il m’a répondu carrément à côté de la question quelques temps plus tard sur un vulgaire papier quadrillé. C’est pas clair ce que j’y ai vu. Sur la ligne du fameux registre où je figure, mon nom est barré, mais il est lisible. En mention à côté de celles de ma date de naissance, de baptême et de fonction, on a indiqué « renvoi ». J’ai demandé à une ex-Témoin qui avait aussi une photocopie du registre de son baptême si son nom était barré aussi. Non a-t-elle dit. Elle était en possession d’un courrier du Béthel très poli émanant du secrétaire de l’Association nationale JC PONS qui lui donnait de la considération chrétienne et lui souhaitait que les ministres religieux locaux fassent rapidement le nécessaire. J’émets deux hypothèses par conséquent pour m’expliquer cette différence de traitement : le surveillant-président qui m’a envoyé une attestation manuscrite de radiation, a fait soit un lapsus écrit en ce cas, il m’a rayée de sa liste pour en rajouter un peu plus. Là ce monsieur m’a « tuer » comme dans l’affaire d’Omar! C’est le cas de le dire. C’est comme si sur une liste de victimes du tsunami on avait barré les noms de ceux qui étaient morts, comme s’il ne fallait pas lire leur nom ! A moins qu’il m’est signifié que j’étais débaptisée pour me refaire venir à la tâche originelle du bon temps des cathos d’où il me renvoie ! Dans le premier cas au moins il y a des conséquences juridiques : j’avais demandé les traces de mon rapport d’activité de prédication et une trace d’enregistrement de mon appartenance, rien d’autre. On m’avait répondu écrit avec une patte de chat toujours sur du papier à deux sous quadrillé que ma fiche de proclamateur avait été détruite après mon exclusion et que je ne pouvais dès lors invoquer la loi Informatique et Liberté pour m’identifier comme « tiers » alors en droit de se faire communiquer des données nominatives. Cela dit, je le répète, je n’avais pas demandé ma débaptisation. On m’a donc débaptisée contre mon gré. Tant pis pour eux et tant mieux pour moi ! »

Mes étapes pour me débaptiser deux fois : le lièvre et la tortue

« Avec l’Eglise catholique il n’y a pas eu de temps mort ! Le 1 septembre 2004 j’envoyais cette lettre-type : «Ayant été baptisée en l’église de…, le.., sous le nom de ., je vous serais reconnaissante de bien vouloir porter sur le registre des baptêmes et en regard de mon nom la mention suivante: « a renié son baptême par lettre datée du …En effet, mes convictions philosophiques ne correspondent plus à celles des personnes, qui de bonne foi, ont estimé devoir me faire baptiser. Ainsi, vos scrupules de vérité, et les miens seront apaisés, et vos registres purs de toute ambiguïté. 3». La confirmation écrite m’est parvenue par retour de courrier de l’Evêché de Lille le 3 septembre ! J’ai reçu alors accusé de réception m’indiquant effectivement que baptisée le 6 avril 1958, Madame D.  » a fait acte d’apostasie et s’exclut par cet acte de l’Eglise Catholique.  » La pièce officielle frappée du sceau de l’Evêché de Lille me précise qu’il ne sera pas fourni de duplicata par la suite pour cet acte qui prend effet au 1er septembre 2004.

Ça n’a pas été le même son de cloche du côté des Témoin de Jéhovah. Par comparaison, partie le 3 juillet 2004, sur un papier de brouillon quadrillé, ledit ministre du culte des Témoins de Jéhovah atteste de son écriture manuscrite que Madame D. a bien été rayée du registre des baptêmes de sa congrégation et ce, en date de son excommunication. Certifiée conforme par lui-même. Mais pas de photocopie du registre de baptêmes de la congrégation locale des Témoins de Jéhovah. Sur ma relance, celle-ci me parviendra enfin le 20 décembre 2004 accompagnée d’un petit mot toujours de papier brouillon quadrillé de monsieur et de sa femme me priant de trouver photocopies des seuls éléments me concernant sur leur registre de baptêmes !

C’est vrai « personne n’est tenu de rester chez nous » avaient clamé les Témoins de Jéhovah en 1995 pour répondre aux accusations d’embrigadement portées contre eux. Pour dédramatiser le climat, les Témoins, de leur siège à Louviers, avaient, en effet, codifié la réponse à fournir sous forme d’un sketch mettant aux prises un maire et un proclamateur : « chez nous, il suffit de faire une lettre par laquelle on notifie son retrait. Ce n’est pas aussi simple de se faire radier des registres de l’Eglise catholique.4  » Messieurs les TJ partez les premiers ! »

1 Barbey P. Les Témoins de Jéhovah. Pour un christianisme original. L’Harmattan. Paris. 2003, p. 127.
2 Ce document sera destiné alors aux autorités de police pour contrôler la diffusion par voie publique des 12 millions de tracts Français on vous trompe . Sur leur lancée, les stratèges de leur organisation allaient pousser leurs fidèles de base vers une forme nouvelle de prosélytisme par colportage de publications dans les rues et sur les voies publiques. Le récépissé de colportage au nom de l’Association Cultuelle Les Témoins de Jéhovah de France signée par Jean Marie Bockaert fait référence à la loi de 1881.

3 Vivre Au Présent. B.P. 9223 Antigone Cédex Montpellier 34000 France http://www.chez.com/vap/info/debapt/letdebap.htm
4 Réunion de service semaine du 13 mars 1995. Démonstration

Réunions de service dans le milieu des années 90 en direction des congrégations de France sous le feux des critiques anti sectes

février 18, 2010

Les Témoins de Jéhovah face à la controverse et à la lutte anti-sectes au début des années 90. La consolidation de leur image de groupe non sectaire en leur sein

« Sourire amusé ou moqueur, sentiment d’irritation, mépris plus ou moins prononcé et plus rarement admiration discrète, c’est là ce que suscite en France le nom de Témoins de Jéhovah.[1] » ainsi s’exprimait au début des années 90, l’organisation des Témoins de Jéhovah de France désireuse, dans un document expliquant « leurs différences », de rétablir auprès de la représentation citoyenne leur image écornée par la rumeur qui se chargeait d’y ajouter l’étiquette de « secte » et la litanie de dangers qui s’y rattachent communément.

Après la mort en 1978 de 914 adeptes du Temple du Peuple, dont 260 enfants, au Guyana, de 72 adeptes davidiens en 1993, et après la macabre découverte en octobre 1994 de 53 adeptes de l’Ordre du Temple solaire suicidés ou assassinés en Suisse, le phénomène des sectes affola l’opinion publique. En France, les mouvements anti-sectes perçurent dans les non-conformismes religieux minoritaires un énorme danger pour les individus et la société qu’ils cherchèrent à protéger en diffusant des informations sur ces groupements et en portant plainte en justice au besoin. La forte médiatisation du phénomène sectaire a pu, certes, conduire à des amalgames entre des organisations aux aspirations pourtant très différentes. Partant, tous les mouvements issus des années 1970 et des mouvements plus anciens de type fondamentaliste, comme les Témoins de Jéhovah, revendiquèrent qu’il n’y a aucune définition juridique de la secte. Par conséquent, tous réclamèrent l’intervention de l’Etat pour protéger le respect de leurs croyances et des libertés publiques. Celui-ci pris à partie entre les mouvements sectaires, l’opinion et les mouvements de défense de l’individu n’intervient jamais a priori officiellement dans le paysage cultuel tant qu’il n’y a pas troubles à l’ordre public. Par ailleurs, du fait de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, il ne reconnaît aucune religion tout au plus connaît-il implicitement que des religions et leurs associations cultuelles habilitées à l’entretien et à l’exercice exclusif de leur culte.

Des universitaires et sociologues de la religion se sont engagés dans le débat et tentent à la fois de dégager les éléments objectifs d’une emprise totalisante d’une organisation de type sectaire d’une simple régulation de comportements par l’appareil de pouvoir du groupe comme le pratiqueraient les grandes Eglises traditionnelles. Certains parlant de discrimination à l’égard de certains groupes se sont résolument engagés à les étudier objectivement voire les défendre contre la stigmatisation sociale et l’amplification de la déviance dont ils seraient l’objet mais se sont gardés de considérer objectivement leurs victimes [2]. Or, toute recherche scientifique sur la connaissance et le fonctionnement de groupes sectaires ne peut se faire que par l’analyse croisée du discours de leurs membres repentis avec celui de leurs membres épanouis [3].

Massimo Introvigne en dernier ressort en appelait, en 1996, « à une alternative à l’approche anti-sectes où il serait utile que tous les joueurs de ce jeu –Eglises majoritaires, universitaires, mouvements anti-sectes et même pouvoirs publics – se rendent compte que leur activité n’est pas vraiment décisive pour le futur des nouveaux mouvements religieux. Au mieux – ou au pire – on pourra prévenir certaines tragédies individuelles ou déranger certains groupes plus petits. (…) Mais tout cela changera très peu au cadre général de la postmodernité et de la crise de la raison scientifique moderne, qui produira sans cesse des déplacements de l’imaginaire religieux, la consolidation de certains mouvements religieux plus grands, la naissance de générations ultérieures de nouveaux mouvements religieux. [1]»

En butte à une forte opposition et à force critiques répandues sur leurs comptes dès les années 90, les Témoins de Jéhovah se livrèrent à des actions de communication stratégiques en direction de la représentation nationale, puis en relayèrent l’effet à travers l’édition d’ouvrages rédigées par deux auteurs Témoins de Jéhovah, ouvrages qui pouvaient présenter un intérêt ponctuel pour défendre leur communauté puis en fournissant en 1995 aux membres Témoins de Jéhovah de chaque congrégation de France des éléments élaborés de réponse aux accusations régulièrement tenues contre eux. Que valaient ceux-ci face aux faits dans le milieu des années 90 ? Le lecteur appréciera l’intégralité des arguments que façonna le Béthel en direction de ses membres de base.

[1] Introvigne Massimo. Les mouvements anti-sectes aux Etats-Unis et en France : parallèles et différences. CESNUR France. p. 20.

[1] Les Témoins de Jéhovah en France..Ed. Association les Témoins de Jéhovah. 1991. p.1.Brochure luxueuse d’une trentaine de pages.

[2] G.E.M.P.I. Sectes: la pseudo-neutralité des sociologues. http://www.gemppi.org/index.php?option=com_content&task=view&id=59&Itemid=1

[3] Olivier-Louis Séguy. La tentative d’instauration d’un droit de persécution par la mouvance anti-sectes. Colloque du 17 septembre 1996. CESNUR France. p. 17. « En réalité, pour respecter les règles qui régissent le fonctionnement démocratique de notre société ainsi que les principes qu’elle s’est fixés, la problématique sera respectée lorsque sera instituée un double équilibre : – vertical entre les informations provenant des membres repentis, d’un côté, et des membres épanouis, de l’autre, puis – horizontal entre les sources fournies par les spécialistes, d’une part, et, celles de la mouvance anti-sectes, de l’autre. Les pouvoirs publics bénéficieront alors d’une source limpide d’informations débattues, vérifiées et fiables. »

Massimo Introvigne. Les mouvements anti-sectes aux Etats-Unis et en France : parallèles et différences. CESNUR France. p.16. Lors du même colloque du CESNUR, Massimo Introvigne regrettait que les milieux anti-sectes refusaient alors la méthodologie mise au point en trente ans de recherches sur les nouveaux mouvements religieux qui ont produit des milliers de titres. Cette méthodologie partait presque toujours de l’observation participante des groupes et de la recherche de terrain, et sans « les exclure, contrairement à ce qu’affirmait parfois les associations anti-sectes, ne donne qu’une importance secondaire aux récits des anciens membres et des « apostats ». L’information des mouvements anti-sectes sur les mouvements religieux semble souvent aux universitaires plus théorique que pratique, en tant que filtré par le discours des anciens membres, source à ne pas négliger mais à situer dans la dynamique de la construction d’un récit qui doit justifier un passé et qui ne peut qu’être apprécié qu’en le comparant au discours des membres qui font toujours partie du mouvement (discours que, à son tour, il ne faut bien entendu pas prendre pour argent comptant).

[4] Introvigne Massimo. Les mouvements anti-sectes aux Etats-Unis et en France : parallèles et différences. CESNUR France. p. 20.